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amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی
نوه ی مرحوم دکتر عباس سعیدی رضوانی هستم و به یاد استاد وبلاگی ساختم برای ترویج فرهنگ تشیع و احیای یاد استاد....Petit-fils de la fin des années médecin Abbas Rezvani Saïdi et je Je me souviens fait un blog pour promouvoir la culture de l'Islam et la relance de l'apprentissage
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Place de la Sorbonne un doctorat, le Dr Abbas Saeedi Rezvani
نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

Iran

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جمهوری اسلامی ایران (fa)
Jomhuriye Eslāmiye Irān (fa)
République islamique d'Iran (fr)
Drapeau de l'Iran Emblème d'Iran
(Drapeau de l'Iran) (Emblème d'Iran)
Devise nationale :
Esteghlāl, Āzādi, Jomhuri-e Eslāmi
(« Indépendance, Liberté, République islamique ! »)
carte
Langue officielle persan
Capitale Téhéran
35°40′29″N 51°25′20″E / 35.67472, 51.42222
Plus grande ville Téhéran
Forme de l’État République islamique
 - Guide suprême
- Président
Ali Khamenei
Mahmoud Ahmadinejad
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 18e
1 648 195 km2
0,7 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 18e
77 891 220[1] hab.
40 hab./km2
Gentilé Iranien, enne
PIB (PPA) (2010) $863.5 milliards[2] (17e)
PIB (nominal) (2010) $337,9 milliards[3] (29e)
IDH (2007) en augmentation 0,782 [4] (moyen) (88e)
Monnaie Rial (IRR)
Fuseau horaire UTC +3:30
Hymne national Soroud-e Melli-e Jomhouri-e Eslami-e Iran
Code ISO 3166-1 IRN, IR
Domaine internet .ir
Indicatif
téléphonique
+98


L’Iran (en persan : ایران, IrānPrononciation du titre dans sa version originale), en forme longue la République islamique d'Iran (en persan : جمهوری اسلامی ایراﻥ, Jomhuriye Eslāmiye IrānPrononciation du titre dans sa version originale), est un pays d’Asie occidentale (ou centrale). Sa capitale est Téhéran (ou Tehrān) et sa population était estimée à 77.891.220 millions d'habitants en 2011 [5]. La langue officielle est le persan et sa monnaie le rial. Le calendrier officiel est le calendrier persan. L'Iran était aussi connu par le nom de Perse internationalement jusqu'en 1935. Le nom Iran signifie royaume des aryens[6],[7].

Le pays a une superficie de 1 648 195 km2. L'Iran est la vingt-neuvième puissance économique mondiale par PIB nominal et la dix-septième par PIB à parité de pouvoir d'achat. Son PIB par habitant s’élève à 11 200 $ en 2011.[8]L'Iran est le 4e producteur de pétrole au monde et le 2e exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)[9]. Il dispose aussi de la 2e plus grande réserve en gaz naturel[10], après la Russie, et en est le 6e producteur[11].

Sommaire

[masquer]
  • 1 Toponymie
  • 2 Géographie
    • 2.1 Géographie physique
    • 2.2 Faune, flore et environnement
    • 2.3 Géographie administrative
  • 3 Histoire
    • 3.1 Préhistoire et Antiquité
      • 3.1.1 Achéménides
      • 3.1.2 Séleucides
      • 3.1.3 Sassanides
    • 3.2 Période islamique
    • 3.3 Mise en place de l’État iranien moderne
    • 3.4 Révolution constitutionnelle et modernisation de l’Iran
    • 3.5 Révolution iranienne et république islamique
  • 4 Le peuple et sa culture
    • 4.1 Démographie
      • 4.1.1 Migration
      • 4.1.2 Groupes ethniques
    • 4.2 Religions
      • 4.2.1 Mythologie
      • 4.2.2 Religions actuelles
    • 4.3 Société
      • 4.3.1 Fêtes et jours fériés
      • 4.3.2 Célébrations Iranienne
      • 4.3.3 Système éducatif
      • 4.3.4 Protection sociale
      • 4.3.5 Science
      • 4.3.6 Le phénomène des stupéfiants en Iran
    • 4.4 Arts et artisanat
      • 4.4.1 Littérature
      • 4.4.2 Cinéma
      • 4.4.3 Musique
      • 4.4.4 Danse
      • 4.4.5 Miniatures
      • 4.4.6 Tapis
      • 4.4.7 Cuisine
    • 4.5 Sport
  • 5 État et politique
    • 5.1 Répartition des pouvoirs
      • 5.1.1 Pouvoir exécutif
      • 5.1.2 Pouvoir législatif
      • 5.1.3 Pouvoir judiciaire
      • 5.1.4 Pouvoirs locaux : conseils de villes et de villages
    • 5.2 Politique intérieure
      • 5.2.1 Politique générale
        • 5.2.1.1 Situation des droits humains en Iran
        • 5.2.1.2 Situation des femmes en Iran
      • 5.2.2 Médias
    • 5.3 Politique étrangère
      • 5.3.1 Exportation de la révolution
      • 5.3.2 Programme nucléaire iranien
    • 5.4 Puissance militaire
  • 6 Économie
    • 6.1 La richesse et la population
    • 6.2 Les différents secteurs d’activité
    • 6.3 Le dirigisme étatique
    • 6.4 Relations extérieures et perspectives économiques
  • 7 Codes
  • 8 Notes et références
  • 9 Voir aussi
    • 9.1 Bibliographie
    • 9.2 Articles connexes
    • 9.3 Liens externes

Toponymie[modifier]

Pendant la dynastie des Achéménides (550-330 av. J.-C.), les Iraniens appelaient leurs territoires Parsa du nom de l'empire de Cyrus le Grand, qui appartenait à la tribu perse, et qu’on retrouve encore aujourd’hui sous la forme de Fars ou Pars, correspondant au nom de cette province d’Iran. Cependant, la totalité de l’État était alors appelée Aryanam. Ce mot est apparenté au terme Aryen, qui signifie noble[12]. À l’époque Parthe (248 av. J.-C. - 224 apr. J.-C.) Aryanam a été modifié en Aryan pour évoluer vers Iranshar et Iran à l’époque sassanide.

Les Grecs utilisaient les termes Aryana et Persis pour désigner la région qui est aujourd’hui connue comme le plateau iranien[13]. Le terme est passé au latin pour devenir Persia, puis en français Perse, terme qui est encore utilisé dans les pays occidentaux et qui peut provoquer une confusion avec la province du Fars.

Au XXe siècle, une dispute entre intellectuels éclate pour savoir quel devrait être le nom correct du pays. Le 21 mars 1935, jour de Noruz, Reza Shah Pahlavi publie un décret demandant à toutes les relations étrangères du pays de le désigner sous le nom d'Iran dans leur correspondance officielle, en accord avec le fait que Perse est un terme utilisé pour un pays appelé Iran en persan[13].

En 1979, la révolution iranienne a abouti à la création de la République islamique d’Iran, mais les termes Perse et Iran sont toujours largement utilisés.

Géographie[modifier]

Article détaillé : Géographie de l'Iran.

Géographie physique[modifier]

Carte de l’Iran

L'Iran est un pays montagneux et partiellement désertique d'une superficie de 1 648 195 km²[14]. Au nord, il a des frontières communes avec l’Arménie (35 km), l’Azerbaïdjan (611 km) et le Turkménistan (992 km), et a 740 km de côtes sur la mer Caspienne. Les frontières occidentales sont partagées avec la Turquie au nord-ouest et l’Irak au sud -ouest, finissant au Chatt-el-Arab (en persan : Arvand Rud). Le golfe Persique et le golfe d’Oman forment l’intégralité de sa limite méridionale de 1 770 km. L’Iran a un contentieux avec les Émirats arabes unis depuis les années 1970 portant sur les îles Tunbs et Abu Moussa, occupées militairement par l’Iran. À l’est se trouvent l’Afghanistan au nord et le Pakistan au sud. La distance entre l’Azerbaïdjan au nord-ouest et le Sistan et Baloutchistan au sud-est est approximativement de 2 330 km.

Le paysage iranien est dominé par plusieurs chaînes de montagnes qui séparent divers bassins et plateaux les uns des autres. La partie occidentale — la plus peuplée — est la plus montagneuse, avec des chaînes telles celles du Zagros et de l’Alborz (Elbourz) ; c’est dans cette dernière que se trouve le sommet le plus haut de l’Iran, le Damāvand qui culmine à 5 671 m. Le plateau iranien est la zone située entre les chaînes de montagnes localisées à l’est et à l’ouest du pays. La moitié orientale consiste essentiellement en une série de bassins désertiques inhabités (comme le Dasht-e Kavir) parsemés de rares lacs salés.

Paysage dans la province du Ispahan.

Les montagnes entourent plusieurs larges bassins, ou plateaux, sur lesquels sont situés des centres agricoles et urbains majeurs tels qu'Ispahan ou Shiraz. Jusqu’au XXe siècle, lorsque furent construites les principales autoroutes et chemins de fer à travers les chaînes montagneuses, ces bassins avaient tendance à être relativement isolés les uns des autres. Typiquement, une grande ville dominait un bassin, et il existait des relations économiques complexes entre la ville et les centaines de villages à sa périphérie. Dans les hauteurs des chaînes montagneuses délimitant les bassins, des groupes organisés de manière tribale pratiquaient la transhumance, déplaçant leurs troupeaux de moutons et de chèvres entre leurs pâturages traditionnels d’été et d’hiver.

Biotopes d’Iran :      Forêts et zones arborées      Steppes arborées      Steppes      Plaines désertiques      Zones semi désertiques      Marais saumâtres alluviaux

Il n’y a pas de système fluvial d’importance dans le pays, et historiquement, le transport se faisait au moyen de caravanes qui suivaient les routes traversant les cols des chaînes montagneuses. Celles-ci empêchaient aussi l’accès au golfe Persique et à la mer Caspienne. Toutefois, on peut citer comme cours d'eau le Rud-e Kârun, le plus long d'Iran, qui se jette dans le Chatt-el Arab, et le Safid qui se termine dans la mer Caspienne. Celui-ci porte son nom depuis le confluent du Qezil Owzen (ou Kizil Ouzen) (Rudkhaneh-ye Qezil Owzen) et du Shahrud (Rudkhaneh-ye Shahrud).

Le climat de l’Iran est principalement aride ou semi-aride. La plaine côtière caspienne fait exception avec un climat subtropical : les températures y tombent rarement en dessous de 0 °C en hiver et le climat reste humide toute l’année. Les températures estivales montent rarement au-dessus des 29 °C, et les précipitations annuelles sont de 680 mm à l’est et de 1 700 mm à l’ouest. Dans l’ouest du pays, les régions habitées dans les vallées des monts Zagros connaissent des températures moins clémentes, des températures moyennes en dessous de 0 °C et de fortes chutes de neige. Les bassins orientaux et centraux sont très arides, avec moins de 200 mm de précipitations annuelles et des températures estivales dépassant les 38 °C. Les plaines côtières du golfe Persique ont des hivers tempérés, et des étés très chauds et très humides. Les précipitations y varient entre 135 et 355 mm.

L’Iran est dans une zone du globe sismiquement très instable et est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Le 26 décembre 2003, un important tremblement de terre a frappé la région de Bam, dans le sud du pays, détruisant ainsi les vestiges de l’Arg-é Bam (citadelle et ville antique) et faisant plus de 26 000 morts. Le relief accidenté de l'Iran a surgi de la dernière grande collision tectonique des continents. En s'éloignant de l'Afrique, le nord de la péninsule Arabique a heurté l'Eurasie, il y a 25 ou 30 millions d'années, peu après la création de l'Himalaya lors de la poussée de l'Inde. L'impact a soulevé pratiquement toutes les chaînes de montagnes de l'Iran, ainsi que le plateau central, qui passe de 2 000 m d'altitude dans le Nord-Ouest à moins de 500 m dans les bassins désertiques de l'Est. La collision, toujours à l'œuvre, est responsable des nombreux tremblements de terre[15],[16].

Article détaillé : Liste des îles d'Iran.

Faune, flore et environnement[modifier]

Articles détaillés : Faune d'Iran, Flore d'Iran et Environnement en Iran.
Lynx d'Eurasie

La faune et la flore d’Iran, étant donnée la grande quantité de biomes et de biotopes, accueille de nombreuses espèces animales et végétales. Les zones semi-désertiques accueillent des félins et des gazelles tels le lynx d’Eurasie, le chat de Pallas, la gazelle indienne, la gazelle à goitre ou encore l’onagre du désert. Certaines sont menacées d’extinction, comme le Guépard d’Iran (Acinonyx jubatus venaticus), dont il ne reste que 50 à 60 individus.

D’autres animaux sont endémiques aux régions iraniennes, comme le Tétraogalle de Perse ou le daim de Perse, qui sont aujourd’hui très rares ; une espèce de poisson de la famille des cichlidae (Iranocichla hormuzensis, endémique de l'Hormozgan et possédant un genre mono-typique — ne comprenant qu'une seule espèce).

Les espèces d’oiseaux sont également très nombreuses en Iran : buse féroce, faucon crécerelle, aigle royal, gypaète barbu, ganga unibande dans les steppes, outarde houbara d’Asie dans les déserts. Dans les forêts de montagne se trouvent des sangliers, des ours, des cerfs et des bouquetins.

La préservation de l’environnement en Iran a commencé à être prise en compte par l’État dans les années 1950, à la suite des dégradations environnementales et de la surexploitation des ressources naturelles. L’Iran s’est d’abord doté d’une association iranienne de la vie sauvage en 1956, puis d’une organisation de la chasse et de la pêche en 1967 et enfin d’un ministère de l’environnement en 1971. Le but de ces organisations était la protection de l’environnement.

Depuis le début du XXIe siècle, les principaux problèmes environnementaux sont les suivants :

  • La pollution de l’air, particulièrement dans les zones urbaines. Cette pollution a des causes anthropiques et est liée aux émissions des véhicules, aux opérations de raffinerie et aux effluves industrielles ;
  • La déforestation ;
  • La désertification ;
  • La diminution de la surface des marais à cause de la sécheresse ;
  • La pollution par le pétrole dans le golfe Persique (due aux opérations d’extraction et de dégazage) ;
  • La pollution de l’eau, causée par les rejets industriels et les rejets non contrôlés d’eau usée.

Le plus préoccupant de ces problèmes est peut-être celui de la qualité de l’air, plus particulièrement dans la capitale à Téhéran. Le monoxyde de carbone représente une partie importante des 1,5 million de tonnes de produits polluants rejetés à Téhéran en 2002.

Géographie administrative[modifier]

Article détaillé : Provinces d'Iran.

L’Iran est subdivisé en 30 provinces :

  1. Téhéran
  2. Qom
  3. Markazi
  4. Qazvin
  5. Gilan
  6. Ardabil
  7. Zanjan
  8. Azerbaijan-e-sharghi (de l’est)
  9. Azerbaijan-e-gharbi (de l’ouest)
  10. Kurdistan
  11. Hamedan
  12. Kermanshah
  13. Ilam
  14. Lorestan
  15. Khuzestan
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
  9. Esfahan
  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
  13. Khorasan-e-shomali (du Nord)
  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud)
Carte des 30 provinces d'Iran découpée par numéro

Les provinces (en persan : استان, Ostān) sont gouvernées depuis une ville centrale, généralement la plus grande ville de la province. Le gouverneur de province (en persan : استاندار, Ostāndār) est nommé par le ministre de l’Intérieur.

Depuis 2004, la province du Khorassan est divisée en trois provinces, augmentant le nombre des provinces de 28 à 30.

Chaque province (Ostān) est divisée en départements (Shahrestān), eux-mêmes divisés en cantons (Bakhsh), qui regroupent une dizaine de villes (Shahr). Les villages (dehestān) sont la plus petite unité administrative ; ils sont rattachés aux villes. La structure administrative de l’Iran change très régulièrement. En 2005, l’Iran comptait 324 départements, 865 cantons, 982 villes et 2 378 villages[17].

Histoire[modifier]

Article détaillé : Histoire de l'Iran.

L’Iran possède l’une des civilisations continues les plus anciennes du monde. L’histoire de l’Iran couvre des milliers d’années, depuis les civilisations antiques du plateau iranien, la civilisation des Mannéens en Azerbaïdjan, de Shahr-i Sokhteh (« Ville brûlée ») dans le Sistan, et l’ancienne civilisation de Jiroft, suivie du royaume d’Élam, de l’empire Achéménide, des Parthes, des Sassanides jusqu’à l’actuelle République islamique d’Iran.


Préhistoire et Antiquité[modifier]

Des vestiges d’occupation humaine remontant au Paléolithique inférieur y ont été retrouvés au Baloutchistan, dont certains — parmi les plus anciens — ont un âge estimé à 800 000 ans. Au nord-ouest du pays, dans la région de la mer Caspienne, des vestiges datant du Xe millénaire av. J.-C. attestent de l’apparition d’une économie de production de biens au Mésolithique. Des sites néolithiques attestent que la pratique de l’agriculture remonte à 6 et 7 000 ans dans la vallée de Gorgan, à Tureng Tepe, Yarim Tepe, et au centre du pays à Sialk II (près de Kashan)[18].

Des objets de cuivre et des céramiques peintes remontant à l’âge du cuivre (il y a 4 000 ans), ont été retrouvés en Susiane (province du Khuzestan) et à Sialk. Des recherches archéologiques commencent à peine à faire connaître des civilisations très anciennes comme la civilisation de Jiroft qui bâtit des villes 3 000 ans av. J.C. soit bien avant les civilisations égyptienne et grecque.

Le début du IIIe millénaire av. J.-C. voit apparaître une forme d’écriture, probablement dérivée du système sumérien, à Suse. L’Empire Élamite (précédé par la civilisation proto-élamite) établit un nouveau pouvoir régional dans le sud-ouest de l’Iran, et concurrence les empires voisins de Babylonie et d’Assyrie. C’est au cours du second millénaire avant notre ère qu’arrivent sur le plateau iranien divers peuples iraniens, provenant d’Asie centrale. Au milieu du VIIe siècle av. J.-C., les Mèdes, groupes de tribus établis au nord et au nord-ouest du pays, établissent leur pouvoir sur la région. À la fin de ce même siècle, les Mèdes et les Babyloniens se libèrent définitivement du joug assyrien en prenant Ninive en 612 av. J.-C.. C’est à la même période qu’apparaissent les premières sources mentionnant Cyrus Ier, roi d’Anshan, petit-fils d’Achéménès, fondateur du premier Empire Perse, celui des Achéménides[19].

Les ruines des palais des Achéménides, Persépolis

Achéménides[modifier]

Article détaillé : Achéménides.

Despotes éclairés, les Achéménides construisent un immense empire s’étendant de l’Inde à l’Égypte, organisé en satrapies reliées entre elles par un immense réseau routier. Le cylindre de Cyrus est la première trace écrite d’une déclaration des Droits de l’Homme, datant de Cyrus II[20]. La dynastie achéménide établit des capitales à Pasargades, Persépolis, Suse et Ecbatane. Leur règne est marqué par les Guerres médiques les opposant aux Grecs. L’empire perse décline après le règne de Xerxès Ier et chute en 330 av. J.-C., conquis par Alexandre le Grand, sous Darius III.

Séleucides[modifier]

Article détaillé : Séleucides.

Les généraux d’Alexandre établissent la dynastie des Séleucides, qui s’effondre à son tour en 60 av. J.-C., le dernier reliquat de l’empire, en Syrie étant transformé en province romaine par Pompée. L’empire Parthe (aussi appelé Arsacide), fondé par Arsace et Tiridate en 250 av. J.-C., leur succède jusqu’en 224, quand le roi Artaban IV est défait par un de ses vassaux perses. Une nouvelle dynastie naît : les Sassanides, qui donnent naissance au second empire perse (226 - 651).

Sassanides[modifier]

Article détaillé : Sassanides.

Les Sassanides furent les premiers à appeler leur empire Iranshahr ou Eranshahr (en persan : ایرانشهر, Terre des Aryens). Il s’agit d’une des périodes les plus importantes de l’histoire de l’Iran : la civilisation perse s’accomplit dans de nombreux domaines, et influence considérablement le monde romain, les deux empires étant perpétuellement en guerre[21]. L’influence culturelle atteint l’Europe occidentale, l’Afrique, la Chine et l’Inde, et continue durant la période islamique[22],[23].

Période islamique[modifier]

Article détaillé : Conquête islamique de la Perse.

La conquête de l’Iran commence en 637, avec 'Umar. Après avoir occupé Ctésiphon, capitale de l’empire, les musulmans battent l’armée sassanide à Nahavand en 641-642. L’Iran est ensuite rapidement conquis. La conversion à l’islam est progressive jusqu’au IXe siècle. L’Iran a été islamisé, mais n’a jamais été arabisé, contrairement aux autres régions conquises par le califat[24]. Les persans ont même réussi à se distinguer au sein de l’islam, et l’apport culturel, politique et même religieux des iraniens à cette religion est d’une importance fondamentale[24].

Carte de l’Iran vers l’an 1000.

Au VIIIe siècle, le Khorassan se rallie à la doctrine dissidente du chiisme et s’émancipe de la domination arabe. Une révolte renverse la dynastie Omeyyade, installant les Abbassides à Bagdad en 748[25]. Le pouvoir des califes diminue progressivement, et plusieurs dynasties régionales émergent en Iran entre 820 et 1005, dont les Samanides. Ces derniers rivalisent avec Bagdad, et créent d’importants foyers de vie intellectuelle. Outre la culture arabe classique, ils favorisent l’éclosion de la littérature persane et accordent leur protection à des penseurs. En 962, la dynastie Ghaznévides s’installe à Ghazna et régne du Khorasan au Panjâb. C’est sous le patronage de Mahmûd de Ghaznî que Ferdowsi écrit en persan le Shâh Nâmâ (signifiant « Le livre des Rois »), poème épique qui recueille les histoires de la mythologie perse[26].

Un groupe turc, les Seldjoukides, arrive dans la région au XIe siècle[12]. Les Ghaznévides, puis les Samanides, sont défaits. L’Iran connaît une renaissance culturelle et scientifique. L’observatoire d’Esfahan est créé, où Omar Khayyam met au point un nouveau calendrier qui introduit l’année bissextile : le calendrier persan, encore utilisé aujourd’hui. Cette époque voit aussi une production artistique très riche : l’Art des Saljukides d’Iran.

Après les Seldjoukides, l’Iran est encore dirigé par des petites dynasties locales avant d’être envahi par les Mongols de Gengis Khan en 1219. Le pays est dévasté et l’invasion est désastreuse pour la population[27]. La destruction de nombreux qanats (un système d’irrigation traditionnel performant) détruit le réseau d’habitat. Les villes sont détruites et remplacées par des oasis isolées, la démographie chute et le pays se tribalise. De petites dynasties locales se mettent en place après la fin de la première période mongole en 1335.

Mais rapidement, le pays est de nouveau envahi : Tamerlan (ou Timur, d’origine turque ou mongole), conquiert la totalité de l’Iran, et en devient l’empereur en 1381. L’empire Timouride dure jusqu’en 1507 : les Chaybanides prennent Samarcande tandis que les Safavides reconquièrent une bonne partie du territoire iranien à partir de l’Azerbaïdjan iranien.

Mise en place de l’État iranien moderne[modifier]

Articles détaillés : Safavides et Qajar.

L’Iran se convertit au chiisme duodécimain au XVIe siècle, sous l’impulsion d’Ismail Ier, premier souverain Safavide. Cette conversion résulte d’une volonté de s’affirmer face à la domination des Ottomans sunnites et de créer une identité iranienne spécifique. La conversion des sunnites est obligatoire, sous peine de mort[28].

Intérieur de la mosquée du Sheikh Lutfallah, Ispahan

L’apogée des Safavides est atteinte sous Shah Abbas Ier le Grand. Le pays est pacifié, son territoire étendu et son administration centralisée. Son règne est aussi un âge d’or pour le commerce et les arts (accueil de commerçants et d’artistes étrangers, développement de la production de tapis, construction d’Ispahan, etc.).

Une invasion de l’Iran par des tribus afghanes met un terme à la dynastie des Safavides. La suprématie afghane est assez brève. Tahmasp Quli, un chef de tribu Afshar, chasse les Afghans et prend le pouvoir en 1736 sous le nom de Nâdir Shâh. Tout le territoire iranien est repris, depuis la Géorgie et l’Arménie jusqu’à l’Afghanistan. Des campagnes militaires sont même menées jusqu’à Delhi en 1739. Nâdir Shâh est assassiné en 1747 par d’autres chefs Afshars.

Carte de l’État Safavide, XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles.

Le pays est ensuite la proie de luttes tribales pour la conquête du pouvoir : Afshar, Afghans, Qajars et Zands se battent. Karim Khan Zand réussit à réunifier presque tout le pays en 1750. Il refuse de prendre le titre de Shah et préfère se nommer Vakil ar-Ra’aayaa (« Le Régent des paysans »). Sa mort en 1779 est encore suivie de luttes. C’est finalement Agha Mohammad Shah Qajar qui prend le pouvoir en 1794, établissant une dynastie qui dure jusqu’en 1925.

Sous les règnes de Fath Ali Shah, Mohammad Shah, et Nasseredin Shah, le pays retrouve ordre, stabilité et unité. Les marchands (bāzāris) et les Oulémas (chefs religieux) deviennent des membres importants de la société iranienne. Cependant, l’autorité centrale est plutôt faible, la classe dirigeante relativement corrompue et le peuple exploité par ses dirigeants. Les puissances coloniales russe et britannique tirent parti de cette situation : grâce à leur supériorité militaire et technologique, elles dominent le commerce de l’Iran et interfèrent dans les affaires internes du pays.

Révolution constitutionnelle et modernisation de l’Iran[modifier]

Articles détaillés : Révolution constitutionnelle de l'Iran, Révolution blanche et Dynastie Pahlavi.
Groupe de révolutionnaires à Tabriz. Au centre : Sattar Khan et Bagher Khan.
Soldats entourant le bâtiment de la Majles à Téhéran le 19 août 1953.
Reza Khan Mir Panj, devenu Reza Shah Pahlavi.
Mohammad Reza Shah, dernier représentant de la monarchie.

Les premières tentatives iraniennes de modernisation commencent sous Nasseredin Shah. Le système fiscal est réformé, le contrôle central sur l’administration est renforcé, le commerce et l’industrie sont développés. L’influence du clergé chiite et des puissances étrangères se réduisent. La montée de la colère populaire et une demande de réforme mènent le pays à la révolution constitutionnelle de 1906. L’Iran devient le premier pays moyen-oriental à faire une révolution et à se doter d’une constitution.

La Première Guerre mondiale voit grandir l’influence des Britanniques, déjà intéressés par la découverte de pétrole dans le Khuzestan en 1908. Ils essaient d’imposer l’accord anglo-persan en 1919, qui est refusé par le parlement.

Peu de temps après, un coup d’État fait changer le pouvoir de main, au profit d’un officier, Reza Khan, qui devient quatre ans plus tard Reza Shah Pahlavi. Au moyen d’un gouvernement centralisé et fort, il modernise l’Iran : développement d’industries lourdes, projets majeurs d’infrastructures, construction d’un chemin de fer national, création d’un système public d’éducation nationale, réforme de la justice (jusque là contrôlée par le clergé chiite), création du code civil iranien, amélioration de l’hygiène et du système de santé. Les droits spéciaux accordés aux étrangers pendant l’époque Qajar sont annulés pour diminuer la dépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne et la Russie. Le 21 mars 1935, la communauté internationale est officiellement sommée de ne plus utiliser le nom Perse mais Iran (nom local depuis les Sassanides - le nom officiel de la monarchie est État impérial d'Iran). Interdiction du port du voile pour les femmes et obligation de porter un habit « à l’occidentale » pour les hommes sont décrétés la même année.

En 1941, Reza Shah commet l'erreur de vouloir rester neutre et refuse l'expulsion des ressortissants allemands, alors que la Grande-Bretagne a le contrôle de son pétrole. Les forces Britanniques et Russes envahissent le pays, et forcent Reza Shah à abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi. Il est alors envoyé en exil et meurt en 1944. L’occupation du pays est d'une importance stratégique majeure pour les Alliés. Ayant déclaré la guerre à l’Allemagne en 1943, l’Iran se rapproche des puissances occidentales. La même année, la conférence de Téhéran voit Churchill, Roosevelt et Staline réaffirmer leur engagement sur l’indépendance de l’Iran, qui devient rapidement membre des Nations Unies.

Pourtant, en décembre 1945, bénéficiant du soutien de l’Union soviétique, le Gouvernement du peuple d’Azerbaïdjan et la République de Mahabad déclarent leur indépendance dans les régions de l’Azerbaïdjan iranien et du Kurdistan iranien. Des parties du Khorasan, du Gorgan, du Mazandaran et du Gilan sont occupées par les troupes soviétiques : la crise irano-soviétique, première de la guerre froide, se termine en décembre 1946 avec l’effondrement des gouvernements républicains ayant perdu le soutien de l’URSS.

En 1951, le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalise le pétrole. Il est alors éloigné du pouvoir à la suite d’un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains, l'opération Ajax. Après sa chute, Mohammad Reza Shah Pahlavi met en place un régime autocratique et dictatorial fondé sur l’appui américain. En 1955, l’Iran appartient au pacte de Bagdad et se trouve alors dans le camp américain pendant la guerre froide. Mohammad Reza Shah modernise l’industrie et la société grâce aux revenus très importants du pétrole et à un programme de réformes nommé la Révolution blanche. L’Iran entre dans une période de prospérité fulgurante et de modernisation accélérée mais la société, bouleversée dans ses racines, souffre du manque de liberté.

Révolution iranienne et république islamique[modifier]

Articles détaillés : Révolution iranienne et Gouvernement provisoire de l'Iran.

En 1963, ont lieu les premières émeutes, au cours desquelles, se fait remarquer un jeune agitateur islamique du nom de Khomeyni. En 1971, le faste des cérémonies de célébration des 2 500 ans de Persépolis irritent les pauvres et les paysans. En 1976, le calendrier islamique est remplacé par un calendrier solaire impérial.

Après des mois de protestations populaires et de manifestations contre son régime, Mohammad Reza Pahlavi quitte l’Iran le 16 janvier 1979. Le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini revient en Iran après un exil de 15 ans. Après la proclamation de la neutralité des forces armées dans la révolution, Khomeini déclare la fin de la monarchie le 11 février et met en place un gouvernement provisoire. Il existait une grande jubilation en Iran autour de la destitution du Shah, mais il existait aussi beaucoup de désaccords sur le futur de l’Iran[29]. Alors que Khomeini était la figure politique la plus populaire, il existait des douzaines de groupes révolutionnaires, chacun ayant sa propre vue concernant le futur de l’Iran. Il y avait des factions libérales, marxistes, anarchistes et laïques, ainsi qu’un large panorama de groupes religieux cherchant à modeler le futur de l’Iran[13].

Les théologiens sont les premiers à rétablir l’ordre dans le pays, avec l’aide des comités locaux. Connus sous le nom de Gardiens de la Révolution à partir de mai 1979, ces groupes ont vite pris le pouvoir dans les gouvernements locaux dans tout l’Iran, et récupèrent ainsi la plupart des pouvoirs. Les tribunaux révolutionnaires mis en place permettent l’élimination de figures de l’ancien régime et des opposants de tous bords. Finalement, à l'issue d'un référendum organisé le 1er avril 1979, une république islamique est instaurée, à la tête de laquelle Khomeini devient le guide suprême.

Mohammad Khatami.

La crise iranienne des otages (occupation de l’ambassade des États-Unis à Téhéran entre le 4 novembre 1979 et le 20 janvier 1981 et prise en otage de ses personnels) pousse l’administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, puis à imposer des sanctions économiques le 7 avril 1980. Le 22 septembre 1980, profitant de la faiblesse des forces armées iraniennes qui subissent des purges du nouveau régime islamique[30], l’Irak envahit l’Iran. La politique officielle des États-Unis cherche à isoler l’Iran. Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein, qui a pour objectif de s’emparer des champs de pétrole du Khuzestan[31]. Ironiquement, des membres de l’administration Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l’Iran dans ce qui est connu sous le nom de affaire Iran-Contra. L’Iran accepte de respecter le cessez-le-feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l’ONU le 20 juillet 1987. Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : retour à un statu quo ante.

Après la mort de Khomeini le 3 juin 1989, l’assemblée des experts choisit le président sortant, Ali Khamenei comme Guide de la révolution. La constitution est modifiée suite à son arrivée au pouvoir.

Pendant la Guerre du Golfe en 1991, le pays reste neutre (il permet toutefois à l’aviation irakienne de se poser en Iran et aux réfugiés irakiens de pénétrer son territoire).

La révolution et la guerre avec l’Irak ont beaucoup pesé sur l’économie du pays, ce qui conduit des pragmatiques comme Hachemi Rafsandjani à devenir président en 1989 puis 1993. L’échec des politiques économiques et de la modernisation de l’état iranien voit l’élection de Mohammad Khatami, un religieux modéré, en 1997. Celui-ci doit diriger le pays en tenant compte des exigences d’une société demandeuse de réformes et de l'influence d’un clergé très conservateur, qui souhaite garder la mainmise sur le pouvoir. Ce décalage atteint son paroxysme en juillet 1999, où des protestations massives contre le gouvernement ont lieu dans les rues de Téhéran. Khatami est réélu en juin 2001 mais, aussitôt, les éléments conservateurs du gouvernement iranien œuvrent pour déstabiliser le mouvement réformateur, bannissant les journaux libéraux et disqualifiant les candidats aux élections parlementaire et présidentielle.

L’échec de Khatami à réformer le gouvernement cause une apathie grandissante parmi la jeunesse. Le maire ultra-conservateur de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad est élu président en 2005 (plus de 1000 candidatures sont invalidées par le Conseil des Gardiens). On observe alors un durcissement du discours nationaliste par le président, qui vise ainsi à asseoir la légitimité du programme nucléaire iranien et les décisions de politique étrangère malgré l’opposition américaine.

L'élection présidentielle iranienne de 2009 est marquée par la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, ce qui donne lieu à des manifestations[32] de masse d'opposition, probablement les plus importantes depuis la Révolution de 1979. Ces manifestations pacifiques sont réprimées avec violence par le pouvoir islamique : même si leur nombre exact est encore inconnu à ce jour, des centaines de manifestants auraient été tués[33] à l'instar de Neda Agha-Soltan par les milices pro-gouvernementales Bassiji ou les policiers antiémeutes faisant aussi de nombreux blessés, et plus de deux mille arrestations auraient été opérées selon Amnesty International.

Voir aussi : Liste des dirigeants de l’Iran

Le peuple et sa culture[modifier]

Démographie[modifier]

Article détaillé : Démographie de l'Iran.
Densité de population par province en Iran.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d’habitants.

La démographie iranienne a été complètement bouleversée au cours du XXe siècle. La population est à environ 76 923 300 en 2010, alors qu’elle était de 10 millions au début du siècle précédent. Cependant, il apparaît que l’Iran a récemment maîtrisé son très fort taux de fécondité grâce à un planning familial efficace, passant de 5 enfants par femme en âge de procréer à la fin des années 1970 à 1,89 aujourd’hui[34]. Toutefois, la population continue à croître à rythme élevé (1% par an)[35],[36] : en effet, de la faible proportion de personnes âgées — 5 % de la population a 65 ans et plus — résulte un faible taux de mortalité (5,5 ‰) ; la forte proportion de personnes en âge de procréer explique le taux de natalité soutenu (17 ‰)[14]. À terme, le vieillissement de la population devrait tendre à faire baisser la natalité, de sorte que la population se stabiliserait au-dessus de 100 millions d’habitants en 2050[37]. Le solde migratoire est faible (-0,5‰)[14].

La répartition géographique de la population a aussi connu un bouleversement : les urbains formaient environ 10 % de la population iranienne au début du XXe siècle, ils sont 70 % en 2010. L’urbanisation est continue : le taux de croissance démographique des villes est de 1,8 % par an tandis que les zones rurales perdent annuellement 0,7 % de leur population[38].

Le taux d’alphabétisation est de 80 % chez les plus de 15 ans[14]. La durée moyenne de scolarisation est de 12 ans[39].Le taux de fertilité est de 1,89 enfant née/femme ce qui place l'Iran au 148e rang mondial[40].

Migration[modifier]

Distribution ethno-religieuse en Iran

La position géographique de l'Iran, sa démographie et sa situation économique en font à la fois un pays d'origine, de transit et de destinations pour les migrants[41]. Bien que le pays accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, il est aussi un pays d'émigration.

L'Iran compte près d’un million de réfugiés, la plupart originaires d’Afghanistan et d’Irak. En 2001, le nombre de réfugiés afghans en Iran était de 3 809 600, et le nombre de réfugiés irakiens de 530 100[42]. Cet afflux de réfugiés a lieu depuis le tout début des années 1980, causé par les guerres qui ont eu lieu aux frontières de l'Iran (en Afghanistan à partir de 1980), ou par des décisions prises par les pays voisins (la décision de Saddam Hussein d'expulser des irakiens d'origine iranienne vers l'Iran entre 1980 et 1981)[43].

La politique officielle du gouvernement vise à rapatrier ces réfugiés et près de 2 millions l’ont été, pour une bonne part en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés[44],[45],[46],[47].

La diaspora iranienne est estimée à environ 2-3 millions de personnes qui ont émigré en Amérique du Nord, en Europe de l’Ouest, en Australie, dans les pays du Golfe Persique ou en Israël[48], la plupart après la révolution de 1979. Le solde migratoire actuel est négatif, et correspond au départ d’environ 40 000 personnes par an[14]. Les facteurs des migrations au départ de l'Iran peuvent être multiples : instabilité économique de l'Iran, instabilité de son régime politique, niveau d'éducation, attentes démocratiques, présence de famille dans le pays hôte, montant du salaire et taux de chômage[49]. Cependant, il faut signaler que les données précises sur les phénomènes de migration en Iran ne sont pas toutes disponibles[49], il est donc difficile d'apprécier l'étendue du phénomène.

Groupes ethniques[modifier]

L’Iran est une mosaïque de plus de 80 « ethnies » différentes. Les deux origines principales sont indo-européennes ou turques (Azéris). La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe iranien (persan, kurde, baloutchi…) et ils comprennent le persan, la langue officielle de l’Iran. Les principaux groupes ethniques sont :

  • parlant une langue iranienne : Persans (51 %), Gilakis/Mazandaranis (8 %), Kurdes (7 %), Baloutches (2 %), Lors (2 %)
  • parlant une langue turque : Azéris (24 %), Turkmènes (2 %), Qashqais
  • autres : Arabes (3 %), Arméniens, Juifs (0,014 %), Assyriens, Géorgiens, Circassiens, Tats et autres (1 %)[14].

Religions[modifier]

Article détaillé : Religion en Iran.
Une particularité du chiisme duodécimain en Iran : le Tazieh, un genre théâtral qui rejoue le massacre de l’imam Husayn. Palais du Golestan, Téhéran, fin du XIXe siècle.
Mausolée de la Esther biblique et de son oncle Mordekhaï à Hamedan, l’un des centres de pèlerinage juif les plus importants en Iran

Mythologie[modifier]

Article détaillé : Mythologie persane.

La mythologie perse est à la fois très voisine et profondément différente de la mythologie de l’hindouisme. Elle en est très voisine parce que les Iraniens sont, de tous les peuples indo-européens, celui dont la langue a le plus d’affinités avec le sanskrit et aussi celui qui est resté avec les Aryens de l’Inde en relations les plus fréquentes. Elle en est profondément différente, parce que la religion des anciens Perses acquiert de bonne heure un caractère beaucoup plus moral que mythologique.

Le nouvel an Iranien (Norouz) est célébré le 21 mars, premier jour du printemps. Norouz est reconnu en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2009[50],[51].

Religions actuelles[modifier]

Articles détaillés : chiisme duodécimain et minorités religieuses en Iran.

L’islam chiite duodécimain est la religion officielle d’Iran à laquelle 89 % de la population appartient. L’Iran est, avec l'Irak, l'Azerbaidjan et Bahreïn, un des pays du monde musulman à avoir plus de la moitié de sa population majoritairement chiite. L’Iran a sur son territoire deux sites saints du chiisme : Mashhad, où est enterré l’imam Reza et Qom, où est enterrée Fatimah Ma’sumeh, sœur de Reza. Qom est de plus un des centres théologiques chiites les plus influents du monde, rivalisant avec Nadjaf en Iraq[52]. Qom compte de nombreux séminaires chiites, comme le Howzeh ye Elmiyeh Qom et est aussi le siège de nombreuses associations cléricales. C’est à partir des séminaires et universités religieuses de Qom qu’a eu lieu la consolidation du pouvoir du clergé en Iran depuis l’ouverture du Howzeh ye Elmiye Qom en 1922[53].

Les sunnites (la branche majoritaire dans le reste du monde musulman) représente 9 % de la population iranienne. Les autres minorités incluent les juifs, les baha’is, les chrétiens, les zoroastriens, les sabéens (ou mandéens) ou d’autres. Trois « religions révélées » autres que l’islam sont considérées comme officiellement reconnues par la constitution et disposent de leurs représentants au Parlement (Majles) : les chrétiens, les juifs et les zoroastriens. Les musulmans sunnites, minoritaires en Iran, ne disposent pas de sièges réservés. La minorité sabéenne qui ne compte que quelques centaines de fidèles, et les plus de 300 000 baha’is, durement persécutés sous tous les régimes iraniens, n’ont jamais été reconnus comme minorités religieuses. Depuis l’avènement de la République islamique en 1979, les baha’is d’Iran, sont considérés comme des « infidèles non protégés, (...) des non-personnes, et n’ont ni droits, ni protection », indique la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) dans son rapport de 2003 sur les discriminations religieuses en Iran[54].

Selon l’article 14 de la constitution iranienne et conformément au Coran[55] « Dieu ne vous interdit pas de traiter avec bonté et droiture ceux qui n'ont pas lutté contre vous en raison de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos logements », le gouvernement se doit donc de respecter les droits humains des non-musulmans, tant qu’ils ne conspirent pas contre l’islam ou la République islamique d’Iran[56],[57]. Les représentants des minorités religieuses reconnues ont confirmé que l’enseignement de leur religion était assuré et respecté tant dans les écoles publiques que dans les écoles propres aux minorités[58]. Cependant, peu après la révolution iranienne, le gouvernement a créé un bureau des minorités (religieuses) afin de les surveiller (et de les contrôler). En 1993, le Majles (parlement) adopte une loi rendant obligatoire la mention de la religion sur les cartes d’identité, ce qui permet au gouvernement de contrôler plus facilement les minorités. Une des conséquences est l’éviction des Chrétiens des services publics, des écoles, de l’armée et d’autres institutions de l’État. D’après le rapport de Abdelfattah Amor, « Outre le non-accès aux postes gouvernementaux, il apparaît que les minorités ne peuvent accéder professionnellement à l'armée et à la justice et seraient limitées dans leur plan de carrière dans le reste de l'administration, sauf cas exceptionnels. »[58]

Société[modifier]

Fêtes et jours fériés[modifier]

Fêtes et jours fériés en 2007
Date Nom français Nom local Remarques
29 janvier et 30 janvier Achoura (mort de l'imam Hussein) Achoura peut durer deux jours
11 février Anniversaire de la révolution de 1979
10 mars Arba’in-e Hosseini (40e jour après l'Achoura) Arba’in-e Hosseini
18 mars Martyre de l'imam Reza
19 mars Commémoration de la mort et martyre de l'imam Hassan
20 mars Jour de la nationalisation du pétrole
21 mars au 23 mars Nouvel An persan Norouz d'origine zoroastrienne
1er avril Jour de la République islamique proclamation de la république islamique en 1979
2 avril Sizdah bedar 13e jour de la nouvelle année, fin des festivités de Norouz
4 juin Anniversaire de la mort de l'imam Khomeini 1989
5 juin Anniversaire du soulèvement contre le chah
18 juin Martyre de Fatima
28 juillet Anniversaire de l'imam Ali
11 août Ascension du prophète de l'islam Mahomet Isra
28 août Anniversaire de l'imam Mahdi
15 octobre Fin du ramadan Aïd el-Fitr
6 novembre Martyre de l'imam Sadeq
20 décembre Aïd el-Kebir Aïd-el Ghorban dure trois jours
Les dates des fêtes sont basées sur le calendrier persan (solaire), le calendrier musulman (lunaire) ou sur le calendrier zoroastrien ; la date exacte en calendrier grégorien peut varier d'une année sur l'autre.

Célébrations Iranienne[modifier]

  • Norouz
  • Sizdah bedar
  • Farvardinégan
  • Ordibéhéshégan
  • Khordadégan
  • Tirgan
  • Amordadégan
  • Shahrivarégan
  • Méhrégan
  • Abanégan
  • Azargan
  • Déugan
  • Bahmanégan
  • Sépandarmazgan
  • Shabé Yaldaa
  • Jashné Sadé
  • Chéharshanbé Souri
  • Kusé bar Néshin

Système éducatif[modifier]

Article détaillé : Éducation en Iran.
Faculté de littérature de l’Université de Téhéran

Un programme pré-primaire non obligatoire d’une durée d’un an est dispensé pour les enfants de cinq ans. L’éducation primaire (dabestan) commence à l’âge de six ans et dure cinq ans. L’éducation secondaire de base, également connue sous le nom de cycle d’orientation (dawra’i-rahnama’ii tahsili), englobe la sixième à la huitième année. Le cycle d’orientation sert à déterminer les aptitudes à suivre des études générales ou professionnelles/techniques au niveau de l’éducation secondaire supérieure (dabirestan), qui est constituée d’un cycle de trois ans et n’est ni obligatoire ni gratuite[59]. Les études secondaires supérieures sont subdivisées en trois filières : théorique, technique/professionnelle et pratique, elles-mêmes subdivisées en diverses spécialités.

L’éducation supérieure est assurée par les universités, les universités technologiques, les universités de médecine, les établissements d’enseignement professionnel, les collèges et les centres de formation des professeurs, et des établissements privés. Les conditions requises pour l’accès à l’éducation supérieure sont d’avoir achevé les études secondaires supérieures et le programme d’un an de préparation à l’université et de réussir l’examen national d’entrée à l’Université. Les études supérieures délivrent plusieurs diplômes : Fogh-Diplom ou Kardani (équivalent à un Grade de technicien supérieur) pour deux ans d’études supérieures, Karshenasi (également connu sous le nom de licence), sanctionnant 4 ans d’études supérieures. Deux ans après la licence, la Fogh Licence (maîtrise). Un examen d’entrée permet ensuite aux étudiants de commencer un programme doctoral[59].

En 1999, les étudiants avaient été aux premiers rangs de la contestation du régime islamique, violemment réprimée. En 2004, l’Iran comptait plus de 2,2 millions d’étudiants à l’université dont 60 % de filles[60],[61]. L’Iran a actuellement 54 universités d’État, et 42 écoles médicales d’État. Il existe également 289 universités privées[62]. 6 % environ des établissements d’éducation secondaire supérieure sont des établissements privés[59], qui suivent le même programme que les écoles publiques et doivent se conformer aux directives du ministère de l’éducation, même si leurs dépenses sont payées par les frais de scolarité des élèves. En 2009, l'Université de Téhéran a été au cœur de la contestation[63] après la proclamation de la réélection du président sortant, l'opposition dénoncant les raids des forces de sécurité dans des dortoirs universitaires où « le sang a coulé et des jeunes ont été battus »[64].

Protection sociale[modifier]

La première forme d'assurance sociale (en persan : , Bimeh-ye ejtekmāi) existant en Iran a été introduite en 1931 par le ministère des Routes pour les ouvriers travaillant à son service sous la forme d'un fonds de compensation ; deux années plus tard, le même type de fonds est introduit pour les ouvriers d'État des secteurs de l'industrie et des mines. Plusieurs fonds de compensation sont ensuite créés jusqu'à ce qu'une loi régulant la sécurité sociale des ouvriers soit votée en 1953 (Bimehā-ye ejtemāi-e kārgarān), par la suite étendue aux non-ouvriers en 1960, aux employés agricoles en 1963. En 1975, une loi est votée pour l'unification des statuts de sécurité sociale pour tous les travailleurs[65]. L'État a tout d'abord pris en compte l'assurance maladie et les pensions de retraite étaient d'abord réservées au secteur public, et la loi de 1975 a étendu la loi sur l'assurance sociale au secteur privé[66].

Après la révolution de 1979, plusieurs fondations sont créées pour aider les plus démunis (appelés mostaz'afin) et améliorer leurs conditions de vie sous formes d'aides financières ou de pensions. Le Comité de secours de l'Imam Khomeini (CSIK), la fondation des martyrs ou la fondation du 15 khordad sont des exemples de ces fondations qui disposent de moyens financiers importants (subventions de l'État, exemption de taxes et dons religieux)[67].

En 1986, la protection sociale est étendue aux travailleurs indépendants[68], qui doivent cotiser volontairement entre 12 et 18 % de leurs revenus selon la protection souhaitée.

La protection sociale couvre les employés entre 18 et 65 ans, et le financement est partagé entre l'employé (7 % du salaire), l'employeur (20 à 23 % de la masse salariale) et l'État (qui complète la contribution de l'employeur à hauteur de 3 % de la masse salariale).

La sécurité sociale permet d'assurer les employés contre le chômage, la maladie, la vieillesse (pension de retraite), les accidents professionnels. L'Organisation de la sécurité sociale, gérée par le Ministère la protection sociale, délivre aussi des allocations familiales et de maternité dans certaines conditions[68]. L'Iran n'a pas légiféré en faveur d'une protection sociale universelle, mais en 1996, le Centre des statistiques d'Iran estime que plus de 73 % de la population iranienne est couverte par une assurance sociale[67].

Science[modifier]

Article détaillé : Science et technologie en Iran.

L’histoire des sciences en Iran remonte à l’Antiquité, avec des exemples comme l’académie de Gundishapur, premier hôpital d’enseignement connu. Suivant la conquête islamique de la Perse, le savoir de la Grèce antique, de l’Inde et d’Alexandrie a été traduit en arabe par des scientifiques d’origine perse et arabe, créant ainsi un des plus grands trésor scientifique du Moyen Âge. Des scientifiques iraniens très importants ont, lors de la période islamique, posé les bases de nombreuses disciplines : algèbre et mathématiques avec al-Khuwarizmi, Nasir ad-Din at-Tusi ou Ghiasseddin Jamshidi Kashani ; médecine avec Avicenne ou Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi (dit Rhazes) ; chimie et physique avec Jabir Ibn Hayyan ou Alhazen, astronomie avec Al-Biruni ou Omar Khayyam.

Les sciences appliquées et les sciences fondamentales sont assez développées en Iran. Les physiciens et les chimistes sont régulièrement publiés dans des revues à fort facteur d’impact. Malgré les limites posées par les fonds, les installations et les collaborations internationales, les scientifiques iraniens ont été très productifs dans des domaines tels que la pharmacologie, la chimie pharmaceutique, et la chimie organique et analytique. Des scientifiques iraniens sont en train d’aider à la construction du Solénodïde compact Muon, un détecteur destiné au Large Hadron Collider du CERN, qui sera mis en opération en 2007. Des installations de RMN, de microcalorimétrie, de dichroïsme circulaire ou d’autres permettant d’étudier les protéines existent en Iran depuis des décennies. La recherche sur la réparation de Tissu biologique émerge à peine dans les départements de biophysique.

L’Iran est le bon exemple d’un pays qui a fait des avancées considérables en se concentrant sur l’éducation et la formation. Malgré les sanctions subies pendant les décennies passées, les scientifiques iraniens ont tout de même produit des recherches de très bonne qualité. Leur taux de publication dans les journaux internationaux a quadruplé durant la décennie passée. Bien que ce taux de publication soit toujours très bas par rapport aux pays développés, cela place l’Iran a la première place parmi les pays islamiques[69]. L’Iran a multiplié par dix ses publications entre 1996 et 2004 et a été classé premier en termes de taux de croissance, suivi par la Chine[70]

Le phénomène des stupéfiants en Iran[modifier]

L'Iran a été un pays producteur et consommateur d'opium pendant des siècles. Le contrôle des stupéfiants a été pris en compte depuis longtemps : les premières ordonnances visant à réguler leur usage ont été émises il y a quatre siècles, à l'époque safavide[71]. En 1920, le pays mettait environ 100 tonnes d'opium par an sur le marché intérieur et extérieur. En 1949, les consommateurs de stupéfiants représentaient 11 % de la population ; les consommateurs réguliers d'opium étaient 1,3 million, et 500 fumeries d'opium existaient alors dans la capitale, Téhéran[72].

Alors que la production en Iran a fortement baissé depuis 1979 (le nouveau régime met alors en place des politiques très restrictives vis-à-vis de la culture de plantes psychotropes), le caractère de « pays de transit » est devenu plus important. Cela est dû à la longue frontière commune avec l'Afghanistan, qui est devenu le premier producteur d'opium au monde. De plus, le transit relie les zones de production d'Asie Centrale aux zones de consommation que sont la Russie, le Golfe Persique, la Turquie ou l'Europe. Les saisies d'opium faites en Iran représentent ainsi 25 % des saisies mondiales. Les routes principales du trafic passent par le Khorassan et le Sistan et Balouchestan, des régions montagneuses et inhospitalières, avant de continuer vers Téhéran, puis vers la Turquie, d'où l'opium part pour l'Europe par la « route des Balkans »[73]. Il est généralement estimé que 40 % des stupéfiants qui transitent par l'Iran restent dans le pays pour servir la consommation locale[74]

Boire du café ou du thé à l'opium dans les cafés était une pratique culturelle tolérée dans les années 1950. Le nombre des consommateurs a baissé jusqu'aux années 1970, dans le cadre de programmes de sevrage ou maintenance de l'usage pour ceux souffrant de maladies chroniques[72]. Après la révolution iranienne, une campagne anti-stupéfiants est lancée, associée à une politique répressive. Cependant, l'effort de répression est surtout concentré sur l'alcool, et l'usage de stupéfiants connait une forte augmentation, accompagnée de l'évolution des modes de consommation.

D'après des sources du début du XXIe siècle, l'Iran compterait entre 200 000 et 300 000 usagers de stupéfiants [75] ; 1,2 million selon le gouvernement iranien[72] ou 3,3 millions selon les experts iraniens du SIDA[76].

La migration à l'intérieur du pays, l'urbanisation, la délinquance et les problèmes sociaux ont augmenté, laissant place au développement et à l'expansion des problèmes liés aux stupéfiants[71]. Les causes sont multiples : les stupéfiants sont largement disponibles (opium, héroïne, haschich, la cocaïne et d'autres drogues de synthèse ont fait leur apparition), la dépression est courante, le chômage toucherait 14 à 25 % de la population selon les estimations. D'autres personnes avancent encore d'autres causes. Samii rapporte les propos d'usagers de drogue iraniens : « Les jeunes sont en train de devenir des drogués. Nous n'avons pas de liberté, pas de travail, nulle part où aller pour s'amuser. Alors nous sommes drogués. »[74]

La politique répressive, dans un contexte où l'usage et la répression augmentent, met le système judiciaire iranien sous pression : en 2000, la police a procédé à 269 259 arrestations pour des infractions liées aux stupéfiants (+18 % par rapport à l'année précédente) et plus de 80 000 personnes ont été incarcérées pour crimes liés aux stupéfiants. Cependant, la politique de répression ayant ses limites, des politiques de réduction des risques ont été mis en place, et cela depuis le milieu des années 1990 : ouverture de quelques centres de traitement soutenus par le gouvernement, développement de groupes d'auto-support par des structures de type Narcotiques Anonymes, réouverture des cliniques non-résidentielles qui avaient été fermées dans les années 1970, traitements de substitutions, actions de prévention du VIH. Le chef du système judiciaire, l'Ayatollah Shahroudi a également émis une ordonnance en 2005 rappelant aux juges de ne pas entraver l'action du ministère de la Santé ou des autres organisations qui œuvrent pour proposer des traitements de substitution ou qui implémentent des programmes de prévention des MST[77].

Arts et artisanat[modifier]

Article détaillé : Culture de l'Iran.

L’Iran a une longue histoire artistique, musicale, poétique, philosophique, de traditions et d’idéologies. Beaucoup d’Iraniens pensent que leur culture est la seule et unique raison ayant permis à leur civilisation de survivre à des milliers d’années de perturbations.

La quête de justice sociale et d’équité est une partie importante des caractéristiques de la culture iranienne. Le respect des anciens et l’hospitalité aux étrangers est aussi partie intégrante de cette étiquette iranienne.

Littérature[modifier]

Farhang (« la culture ») a toujours été le point central de la civilisation iranienne. Beaucoup d’Iraniens se considèrent comme les fiers dépositaires d’une culture millénaire et sophistiquée.
Article détaillé : Littérature persane.

که ایران بهشت است یا بوستان
همی بوی مشک آید از دوستان « Que quelqu’un pense à l’Iran comme Eden ou comme Jardin,
L’odeur du musc de l’ami, du compagnon, abonde ici bas. »
—Firdawsi

همه عالم تن است و ایران دل
نیست گوینده زین قیاس خجل « L’Iran est le cœur et l’univers le corps,
De cette parole, le poète ne ressent humilité ni remords. »
— Nizami


Les travaux subsistants écrits en langues persanes (comme le vieux-persan ou le moyen-persan) remontent aussi loin qu’en 650 av. J.-C., date des inscriptions Achéménides les plus anciennes retrouvées. L’essentiel de la littérature persane, cependant, remonte à la période de la conquête de l'Iran par l'Islam aux environs de 650 de notre ère. Après que les Abbassides furent arrivés au pouvoir (750), les Persans sont devenus les scribes et les bureaucrates de l’empire Islamique et aussi, de plus en plus, ses écrivains et poètes. Les persans écrivaient à la fois en arabe et en persan ; le persan a ensuite prédominé dans les cercles littéraires successifs. Les poètes perses tels que Saadi, Hafez et Rûmi sont lus dans le monde entier et ont une eu grande influence sur la littérature dans de nombreux pays. La littérature persane contemporaine est peut-être moins connue.

La littérature persane est notamment renommée pour sa poésie, qui peut être épique, historique, philosophique, amoureuse…

Les principaux écrivains persans sont Ferdowsi, auteur du Shâh Nâmâ, la grande épopée iranienne, Nizami, auteur du Khamsa (ou « Cinq Poèmes »), Rûmi avec Mesvâni et le Chant des oiseaux, Sa’adi, Hafez, Omar Khayyam, Attar avec le Mémorial des Saints, la conférence des oiseaux et le livre des secrets…

Parmi les écrivains et les poètes contemporains, on peut citer aussi Sadegh Hedayat, Ahmad Shamlou, Ali Shariati, Fereydoun Moshiri, Furough Farrokhzad.

Cinéma[modifier]

Article détaillé : Cinéma iranien.

Le cinéma n’est âgé que de cinq ans quand il arrive en Perse au début du XXe siècle. Le premier réalisateur iranien fut sûrement Mirza Ebrahim Khan Akkas Bashi, le photographe officiel de Mozaffaredin Shah, le Shah d’Iran (1896-1907). Après une visite à Paris en juillet 1900, Akkas Bashi obtint une caméra et filma la visite du Shah en Belgique.

Le cinéma iranien d’après la révolution rencontre un important succès sur les forums internationaux pour son style distinct, ses thèmes, ses auteurs, son idée de nationalité et la manifestation de la culture. De nombreux réalisateurs iraniens de classe mondiale ont émergé, comme Abbas Kiarostami et Jafar Panahi. La présence régulière de films iraniens dans de prestigieux festivals internationaux comme le Festival de Cannes, la Mostra de Venise ou le Festival de Berlin ont attiré l’attention du monde entier sur des chefs-d’œuvre[78]. Les films iraniens ont été régulièrement sélectionnés ou ont gagné des prix prestigieux tels que le Lion d’Or de la Mostra de Venise, la Palme d’Or du Festival de Cannes ou l'Ours d’argent ou d’or de la Berlinale. En 2006, 6 films iraniens, de 6 styles différents, ont représenté le cinéma iranien au festival du film de Berlin. Cela a été considéré par les critiques comme un évènement remarquable pour le cinéma iranien[79],[80].

Musique[modifier]

Article détaillé : Musique d'Iran.

La musique d’Iran a une histoire plusieurs fois millénaire remontant au Néolithique, tels que peuvent l’attester les fouilles archéologiques à Élam, au sud-ouest de l’Iran. Il faut distinguer la science de la musique, ou musicologie (Elm-e Musiqi) qui, en tant que branche des mathématiques, a toujours été très bien considérée dans le pays, et la performance musicale (Tarab, Navakhteh, Tasneef, Taraneh ou plus récemment Muzik) qui a souvent eu une relation conflictuelle avec les autorités religieuses.

La musique classique iranienne (Musiqi Asil) est basée sur les théories acoustiques et esthétiques exposées par Farabi et Shirazi dans les premiers siècles de l’Islam. Ce genre musical préserve les formules mélodiques attribuées aux musiciens des Cours impériales de Khosro Parviz à la période Sassanide. Ces modes sont connus sous le nom de dastgah et représentent un répertoire (radif) dans lequel les autres genres musicaux iraniens puisent leurs idées et leur inspiration[81].

Musiciens jouant de la musique de chambre iranienne traditionnelle

La musique religieuse n’est pas un genre homogène. Les pièces de théâtre (tazieh) représentant la passion de l’imam Hussein ont leur origine dans la musique martiale. D'une manière similaire, la musique des confréries soufies, par l’utilisation d'instruments mystiques daf et tambur et la pratique de cérémonies rituelles (zikr et jam), possède une liberté de composition plus grande et est rythmiquement plus sophistiquée que la musique classique[82].

La musique populaire et folklorique joue un rôle important dans la vie quotidienne des iraniens ruraux, comme les chansons folkloriques du Kurdistan et du Khorasan, mais aussi des citadins car elle inspire la musique populaire et classique.

L’Iran a développé sa propre musique pop dans les années 1970, utilisant des formes et des instruments indigènes et ajoutant de la guitare électrique et d’autres caractéristiques importées ; le musicien le plus populaire de cette époque était une chanteuse, Gougoush. La musique pop a cependant été bannie après la révolution de 1979[83] qui a lancé une renaissance dans la musique classique perse permettant l'émergence de célébrités nationales et internationales comme Mohammad Reza Lotfi, Hossein Alizadeh, Shahram Nazeri et Mohammad Reza Shadjarian. Toutefois, beaucoup d’iraniens très conservateurs ne voyaient pas d’un bon œil même les mélodies et les paroles les plus simples. Ainsi fut-il interdit aux femmes de chanter en public ; elles peuvent toujours jouer d’un instrument[83].

Danse[modifier]

Article détaillé : Danse persane.

La danse en Iran possède une longue histoire et s’est développée depuis les temps datant de l’époque pré-achéménides. En effet, des fouilles durant ces 30 dernières années donnent accès à la preuve de son existence depuis l’apparition du culte de Mithra 2000 ans avant notre ère[84]. Pour cette nation ancienne, la danse peut être envisagée comme un phénomène important et social et/ou un rituel religieux. Cependant, des restrictions politiques aux danses iraniennes et traditionnelles ont eu lieu après la révolution de 1979, la danse et la musique ont un temps été mal vues, voire interdites pendant un temps, mais cette histoire millénaire se perpétue toujours, parfois dans un cadre plus privé.

La danse peut intervenir dans de nombreux contextes très différents : les événements sociaux, les rites de passage, les exorcismes et les cérémonies[84]. Ces contextes peuvent être associés à des événements traditionnels ou historiques (fêtes nationales, jours religieux festifs, fêtes pré-islamiques, migrations tribales…) ou avoir lieu de manière improvisée.

Miniatures[modifier]

Kelileh va Demneh, Manuscrit persan datant de 1429, provenant de Herat, l’illustration représente un chacal essayant de faire fuir un lion.
Article détaillé : Miniature persane.

Les thèmes de la miniature persane sont pour la plupart liés à la mythologie persane et à la poésie. Les artistes occidentaux ont découvert la miniature persane au début du XXe siècle. Les miniatures persanes utilisent de la géométrie pure et une palette de couleurs vives.

Il est difficile de tracer les origines de l’art de la miniature persane, qui a atteint son sommet pendant les périodes Mongoles et Timourides (XIIe ‑ XVIe siècles). Les dirigeants mongols de l’Iran ont répandu le culte de la peinture chinoise et l’ont amené avec eux, comme un certain nombre d’artisans chinois. Le papier lui-même, est arrivé en Perse depuis la Chine en 753. L’influence chinoise est donc très grande sur cet art.

La fonction la plus importante de la miniature était l’illustration. Elle donnait une image à un texte littéraire, le rendant plus agréable et facile à comprendre. La richesse poétique iranienne a permis l’émergence de nombreuses écoles importantes de la miniature, chacune possédant son style unique, et créant ainsi une grande diversité de peintures. C’est à travers ces écoles que la peinture miniature a atteint son apogée, à la fois en Iran et en Asie centrale. Les trois écoles ayant eu le plus d’influence sur la miniature étaient situées à Shiraz, Tabriz et Herat (actuel Afghanistan).

Un des peintres les plus connus et ayant eu le plus d’influence dans l’école d’Herat était Kamaleddin Behzad. Les œuvres de Behzad ont influencé le développement ultérieur de l’art de la miniature.

Le thème des miniatures est devenu plus limité au fur et à mesure que le temps passa. Au XVIIe siècle, les thèmes portaient principalement sur des scènes d’amour, des portraits et même des copies d’images européennes. Au XVIIIe siècle apparut un nouveau genre faisant apparaître des fleurs et des oiseaux.

Tapis[modifier]

Un tapis de Tabriz.
Article détaillé : Tapis persan.

Probablement né à l'âge du Bronze, le tapis persan est un élément essentiel de l’art et de la culture persane. Au XVIe siècle, les Safavides en ont développé la production et en ont élevé le tissage au rang d'art[85].

C'est aujourd'hui un mode d’expression artistique par la liberté qu’autorise notamment le choix des couleurs vives et des motifs employés. Les secrets de fabrication sont passés de génération en génération. Les artisans utilisaient les insectes, les plantes, les racines, les écorces et d’autres matières comme source d’inspiration.

Cuisine[modifier]

Dressage de table typique pour un plat iranien populaire, le Chelo Kabāb
Article détaillé : Cuisine iranienne.

La cuisine d’Iran est diverse, chaque province ayant ses propres plats aussi bien que ses styles et traditions culinaires, distinctes selon les régions. Elle n’est pas épicée. Les herbes sont beaucoup utilisées, de même que les fruits tels que prunes, grenades, raisins, coings ou autres. La plupart des plats iraniens sont une combinaison de riz avec de la viande (poulet, agneau) ou du poisson et beaucoup d’ail, d’oignon, de légumes, de noix et de fines herbes.

Dans son livre La nouvelle nourriture de la vie, Najmieh Batmanglij écrit que la « cuisine d’Iran a beaucoup en commun avec d'autres cuisines du Moyen-Orient, mais est souvent considérée comme la plus sophistiquée et la plus imaginative de toutes, aussi colorée et complexe qu'un tapis persan. »[86]

Sport[modifier]

Article détaillé : Sport en Iran.
Pahlevans s’entraînant à l’exercice dit Kabbadeh zadan dans une zurkhaneh de Shiraz

Le sport traditionnel iranien est le Varzesh-e Pahlavani (« sport des héros »), un art martial remontant à l’époque parthe ou sassanide. Ce sport consiste en une série de techniques de culturisme accompagnées de lutte. De plus, ce sport accorde une grande importance à l’esprit chevaleresque, à la courtoisie et à la bravoure. Le Varzesh-e Pahlavani est normalement pratiqué dans une Zurkhaneh où différents accessoires sont utilisés pour l’entraînement (par ex. Mīl, Kabbadeh, Sang et Takhteh Shena). Les pratiquants de ce sport sont appelés des Pahlavan (littéralement "athlète").

Gholamreza Takhti.

L’Iran gagne sa première médaille olympique avec la médaille d’argent en lutte obtenue à Helsinki en 1952 par Gholamreza Takhti. Il gagne par la suite une médaille d’or à Melbourne en 1956 puis l’argent de nouveau à Rome. Le pays se distingue régulièrement dans des compétitions internationales en lutte et en haltérophilie. Hossein Reza Zadeh est actuellement (2006) détenteur du record du monde d’haltérophilie dans la catégorie de plus de 105 kg, il est le premier iranien à avoir remporté deux médailles d’or olympiques. Nassim Hassanpour a représenté l’Iran en tir au pistolet à 10 m aux Jeux olympiques de Sydney en 2004. Elle était la plus jeune et la seule représentante féminine de la délégation iranienne.

Ali Daei.

L’équipe de football a participé à trois phases finales de Coupe du monde. Des joueurs comme Ali Daei, Vahid Hashemian, Ali Karimi, Andranik Teymourian et Javad Nekounam jouent ou ont joué à l’étranger dans des clubs de première division européens tels que le Bayern de Munich, VfL Bochum, Hambourg SV, Osasuna Pampelune ou au Bolton Wanderers FC.

Le ski est également un sport très prisé des classes aisées iraniennes, pratiqué dans nombre de stations de sports d’hiver comme Dizin, situé à proximité de Téhéran, ou Sepidan, dans le Fars.

En 2002, les sports les plus pratiqués sont le football, le culturisme, le volley-ball, les arts martiaux, la natation, les sports de montagne (alpinisme, ski, randonnée) et la lutte. Le tennis, le golf, le basket-ball, la gymnastique et le Varzesh-e Pahlavani sont pratiqués dans des proportions moindres[87].

État et politique[modifier]

Article détaillé : Politique de l'Iran.

Répartition des pouvoirs[modifier]

Institutions politiques de l’Iran.

L’Iran, depuis l’instauration de la République islamique, présente un système institutionnel très singulier. L’Iran est le seul État officiellement chiite et un des rares pays à être une théocratie ; c’est-à-dire que le pouvoir, censé émaner de Dieu, réside dans les mains du clergé. Cette théocratie découle du concept de velayat-e faqih, théorisé dans les années 1960 par l’ayatollah Rouhollah Khomeini, premier « Guide de la Révolution ». Le chef suprême de la religion a droit de veto sur tout. Quand le chef religieux contrôle le pays, il choisit ce qu’il est bon et pas bon en fonction de sa religion. Cependant, il existe aussi une dimension représentative dans ce système, puisque la souveraineté populaire est reconnue et qu’un processus électoral permet l’élection du président de la république, des députés et des membres de l’assemblée des experts. Ce système électoral s’inspire des démocraties populaires, le pluralisme politique n’existe pas ; les candidats appartiennent aux diverses factions islamistes[88].

Le système politique de la République islamique est basé sur la Constitution de 1979 appelée Qānun-e Asasi (« Loi Fondamentale »). Le système comprend plusieurs corps gouvernants intimement reliés, dont la plupart sont nommés par le guide (seuls le président, les membres du parlement, et les membres de l’assemblée des experts sont élus au suffrage universel). L’âge minimum requis pour voter est fixé à 15 ans.

Pouvoir exécutif[modifier]

Article détaillé : Rahbar.

Le Guide de la révolution (aussi appelé « Guide suprême ») est responsable de la supervision des « politiques générales de la République islamique d’Iran »[89]. Le guide de la révolution est élu par l’Assemblée des experts pour une durée indéterminée. Le guide de la révolution est commandant en chef des forces armées ; il contrôle le renseignement militaire et les opérations liées à la sécurité ; lui seul a le pouvoir de déclarer la guerre. C’est aussi la seule personne des institutions d’État obligatoirement religieuse. Il peut démettre le président de la république de ses fonctions, après que la cour suprême a reconnu ce dernier coupable de violation de ses devoirs constitutionnels, ou après un vote du Parlement témoignant de son incapacité sur la base du principe 89 de la constitution. L’assemblée des experts est responsable de la supervision du guide suprême dans le cadre de l’exécution de ses devoirs légaux. Le guide suprême actuel est l’ayatollah Ali Hossein Khamenei (désigné en 1989).

Article détaillé : Président de l'Iran.

La Constitution définit le président comme la plus haute autorité de l’État après le guide de la révolution[89]. Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Les candidats à la présidence doivent être autorisés à se présenter par le Conseil des gardiens. Le président est responsable de l’application de la constitution et de l’exercice des pouvoirs exécutifs, à l’exception de ceux directement liés au guide suprême. Le président nomme et supervise le Conseil des Ministres, coordonne les décisions du gouvernement et sélectionne les politiques du gouvernement avant qu’elles soient transmises au parlement. Dix vice-présidents assistent le président, ainsi qu’un cabinet de 22 ministres, dont la nomination doit être approuvée par le parlement[90]. Le Président de la République actuel est Mahmoud Ahmadinejad (élu en juin 2009).

Pouvoir législatif[modifier]

Article détaillé : Majlis d'Iran.

La Majles (maʤles), dont le nom complet est « Assemblée consultative islamique » (en persan : مجلس شورای اسلامى, Majles-e Shora-ye Eslami), est l’unique assemblée du système monocaméral iranien. Elle compte 290 membres élus pour un mandat de quatre ans. La Majles ébauche la législation, ratifie les traités internationaux et approuve le budget national. Tout candidat à la législature doit être autorisé à se présenter par le Conseil des gardiens. En 2006, 5 sièges sont réservés pour les minorités religieuses.

Article détaillé : Assemblée des experts.

L’Assemblée des experts, qui siège une semaine par an, compte 86 membres du clergé « vertueux et cultivés » élus au suffrage universel pour un mandat de huit ans. Comme pour les élections présidentielle et législatives, c’est le Conseil des Gardiens qui détermine l’éligibilité des candidats. L’assemblée élit le Guide suprême et a l’autorité constitutionnelle pour lui retirer le pouvoir à n’importe quel moment. On n’a cependant jamais vu de cas où cette assemblée s’opposait aux décisions du guide suprême.

Article détaillé : Conseil des Gardiens.

Le Conseil des Gardiens compte 12 juristes dont 6 sont nommés par le Guide suprême. L’autre moitié est recommandée par le dirigeant du pouvoir judiciaire (lui-même nommé par le Guide de la révolution) et officiellement nommés par le parlement. Le conseil interprète la constitution et peut user de son droit de veto à l’encontre de la Majles : s’il juge une loi incompatible avec la constitution ou les principes de l’islam, il la renvoie au parlement pour réexamen. Dans l’exercice controversé de son autorité, le conseil se réfère à une interprétation stricte de la constitution afin de mettre son veto aux candidats au parlement.

Article détaillé : Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime.

Le Conseil de discernement, composé de six membres religieux du Conseil des Gardiens de la Constitution, des chefs des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs, du ministre concerné par l’ordre du jour auxquels s’ajoute une dizaine d’autres personnalités. Il a l’autorité pour faire la médiation des problèmes entre le parlement et le conseil des gardiens, et sert de corps consultatif au guide suprême ; en faisant ainsi un des organes de pouvoir les plus puissants du pays.

Pouvoir judiciaire[modifier]

Article détaillé : Système judiciaire iranien.

Le guide de la révolution nomme le chef du pouvoir judiciaire (actuellement Mahmoud Hashemi Shahroudi), qui à son tour nomme le dirigeant de la cour suprême et le procureur en chef. Il existe différents types de tribunaux incluant les tribunaux publics qui sont en charge des cas civils et criminels, et les tribunaux révolutionnaires qui traitent différents cas, dont les crimes contre la sécurité nationale. Les décisions des tribunaux révolutionnaires sont finales et l’appel n’est pas possible. Le tribunal spécial clérical est en charge des crimes commis par les membres du clergé, bien qu’il se soit aussi chargé de cas impliquant de laïcs. Le tribunal spécial clérical fonctionne indépendamment du système judiciaire régulier et ne rend compte qu’au guide de la révolution. Les décisions de ce tribunal sont définitives et on ne peut y faire appel. Plusieurs religieux réformistes ont par exemple été jugés et condamnés sous des prétextes divers par le tribunal spécial du clergé[91], comme le montre l’exemple de l’Hojjat-ol-Eslam Abdollah Nouri, éditeur du journal Khordad. Ce religieux réformateur, critique de la répression, est accusé d’insultes à Khomeini et de publications d’articles religieux puis condamné à cinq ans d’emprisonnement[92]

Pouvoirs locaux : conseils de villes et de villages[modifier]

Article détaillé : Conseils de villes et villages en Iran.

Les conseils locaux sont élus par un vote public pour des mandats de quatre ans dans toutes les villes et villages d’Iran. D’après l’article 7 de la constitution iranienne, ces conseils locaux, avec le parlement, sont « les organes administratifs et de décision de l’État »[89]. Cette section de la constitution n’a pas été appliquée avant 1999, quand les premières élections de conseils locaux ont été tenues dans le pays. Les conseils ont différentes responsabilités comme élire les maires, superviser les activités des municipalités, étudier les besoins sociaux, sanitaires, économiques, culturels et éducatifs de leurs administrés. Ils planifient et coordonnent la participation nationale à l’implémentation des décisions sociales, économiques, culturelles, éducatives et autres.

Politique intérieure[modifier]

L'Iran est souvent considéré comme une dictature totalitaire[93],[94]. Selon certaines sources, la majorité du peuple iranien serait insatisfaite du régime[95],[96]. Même si le peuple élit ses représentants au suffrage universel, les personnes éligibles sont choisies par les instances islamiques[97]. Amnesty International classe l'Iran dans les deux pays avec le plus fort taux d'exécution. Selon les organismes internationaux de défense des droits de l'homme, la torture et le viol par les Gardiens de la Révolution islamique se produisent régulièrement[98]. Amnesty International affirme aussi qu'il n'existe pas de liberté d'expression[99].

Politique générale[modifier]

Peinture murale à Suse vantant le tchador. On peut lire en anglais ; 'Une femme modestement vêtue, comme une perle dans sa coquille.'
Partisans de Mostafa Mo’in, candidat à l’élection présidentielle en 2005, dont un des slogans était de se battre pour les Droits de l’Homme

L’État iranien, à part ces structures institutionnelles, possède d’autres particularités sur le plan politique. Il existe en effet des structures de dédoublement de l’appareil d’État. Ces structures, appelées structures révolutionnaires (nahadha ye enqelāb), dépendent directement du guide de la révolution et prennent en charge des activités généralement sous le contrôle du gouvernement. L’Armée iranienne est ainsi doublée par les Gardiens de la révolution et les tribunaux par des tribunaux révolutionnaires. Dans chaque ministère et chaque province est nommé un représentant du guide.

La politique est réservée aux factions[100] islamistes[101], puisque tous les autres partis traditionnels sont interdits[102]. Il existe deux tendances chez les islamistes : conservateurs et réformateurs. Tous deux veulent faire durer le système iranien, mais ils ne sont pas d’accord sur les moyens à employer. Les conservateurs s’opposent à tout changement, et sont pour la ligne dure en vigueur aux débuts de la révolution. Les réformateurs sont pour une certaine libéralisation politique. L’élection de Mohammad Khatami, un réformateur, en 1997, a montré la volonté de changement des Iraniens. Néanmoins, les difficultés créées par les conservateurs pour faire valider les lois des réformateurs ont empêché le moindre changement et ont permis aux conservateurs de revenir sur la scène politique. La perte de crédibilité a entraîné un fort taux d’abstention aux élections municipales en 2003, le retour de députés conservateurs au Majles en 2004, jusqu’à l’élection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2005. Ce dernier sera réélu en 2009 à l'issue d'un scrutin aux résultats très contestés par des millions d'Iraniens favorables à son principal concurrent réformateur l'ex-Premier Ministre, de la République Islamiste Iranienne, Mir-Hossein Mousavi de 1981 à 1989.

Les catégories de la population les plus sensibles pour les autorités politiques de la république d’Iran sont les jeunes, les femmes et les intellectuels[102]. La jeunesse iranienne vit une crise causée par les contraintes morales, le manque de perspectives d’avenir et le chômage[103]. Les jeunes n’abandonnent pas pour autant leur quête de liberté sociale : liberté de choix vestimentaires, de rencontre entre sexes opposés dans les lieux publics, d’accès à la production culturelle et artistique du monde entier[102]. Les revendications ayant trait à la condition de la femme en Iran n’ont rien perdu de leur vigueur[104]. Bien que leur statut juridique soit inférieur, comme le montrent notamment l’obligation du port du voile[105] et les mesures relatives à la mixité, les femmes participent à tous les aspects de la vie politique, sociale, économique, scientifique et artistique. Il existe aujourd’hui deux mouvements féministes en Iran : un courant féministe islamiste, se réclamant des valeurs religieuses et de la tradition, et un autre se réclamant de la laïcité[104]. Les intellectuels (roshanfekran) sont eux aussi divisés en religieux et laïques[106]. Ils ont changé leur vision entre les débuts de la république islamique et aujourd’hui, un quart de siècle après. Abdul Karim Soroush, un philosophe iranien tout d’abord partisan de la révolution, est aujourd’hui considéré comme un degarandishan (« ceux qui pensent autrement ») ; il a développé une approche critique de l’islam : il distingue une version de la religion qui n’a son mot à dire que dans la sphère du sacré et une autre qui a son mot à dire sur tout, y compris la vie sociale et politique[106]. De nombreux intellectuels pensent de manière similaire à Soroush et sont opposés à l’imbrication du politique et du religieux. Les laïques, bien que soumis à l’intimidation sont toujours actifs. Des débats réguliers ont lieu sur l’ouverture du système politique, le rôle de la société civile, la démocratie, l’espace public, etc[102].

Les jeunes, les femmes, les intellectuels et les classes moyennes forment une société civile qui n’est pas dotée de structures d’encadrement, car l’appareil d’État a infiltré les institutions civiles[107]. Des groupes existent néanmoins en dehors du contrôle de l’état, qui permettent d’organiser des manifestations, signer des pétitions[108],[102]. Des contacts ont aussi lieu avec la diaspora iranienne et l’extérieur du pays pour informer sur la situation nationale et internationale[102].

Situation des droits humains en Iran[modifier]
Partisans de Mostafa Mo’in, candidat à l’élection présidentielle en 2005, dont un des slogans était de se battre pour les Droits de l’Homme (il n’a obtenu que 13,83%)
Article détaillé : Droits de l'homme en Iran.

La situation des droits de l’homme est jugée très préoccupante en Iran[109].

Sous le règne du Shah, le non-respect des droits de l'homme avait été constaté et dénoncé par des ONG. Depuis l'instauration de la République islamique, la violation par le gouvernement iranien des droits civils et de la liberté d’expression politique est toujours dénoncée à travers le monde. L’Assemblée générale et la Commission des droits de l’homme de l’ONU se déclarent préoccupées par « le grand nombre d'exécutions capitales, de cas de torture et de traitements ou châtiments inhumains ou dégradants, les normes appliquées en ce qui concerne l'administration de la justice, l'absence de garanties d'une procédure régulière, le traitement discriminatoire de certains groupes de citoyens »[109].

Récemment, la réélection contestée par beaucoup d'iraniens du Président de la république sortant, Mahmoud Ahmadinejad, celui-ci étant soutenu par le Guide suprême de la révolution, et la répression des manifestations de protestation dont, parmi bien d'autres, Neda Agha-Soltan est la victime emblématique, accentue la situation critique des droits de l'homme dans le pays.

Articles détaillés : Droits gays et lesbiens en Iran et Transsexualité en Iran.

Depuis l’établissement de la république islamique en 1979, les lois iraniennes sont basées sur une interprétation particulière de la Charia. Toutes les relations sexuelles qui ont lieu en dehors du traditionnel mariage hétérosexuel sont illégales et aucune distinction légale n’est faite entre les relations consenties ou non consenties. Le rapport du HCR de 2001 dit que la chirurgie de changement de sexe est fréquemment et ouvertement menée en Iran, et que les homosexuels et les travestis sont en sécurité tant qu’ils gardent profil bas[110]. Le rapport déclare de plus qu’il n’est pas possible actuellement pour les individus transgenres de choisir de ne pas subir de chirurgie - si on leur accorde le droit de changer de sexe, il est attendu qu’ils le fassent immédiatement. Ceux qui ne veulent pas se faire opérer (ainsi que ceux qui se travestissent ou ne peuvent définir leur sexe) sont considérés comme étant de leur genre biologique, et, en tant que tels, peuvent être soumis à harcèlement pour le fait d’être homosexuels et sont donc sujets aux mêmes lois interdisant les actes homosexuels[111].

Depuis son élection en 2005, la présidence de Mahmoud Ahmadinejad est marquée par la priorité donnée à la politique internationale. Le pouvoir se préoccupe plus de la position géostratégique du pays que des problèmes intérieurs. L’efficacité de l’action internationale sur les Droits de l’Homme en est affectée. Le dialogue avec l’Union européenne, rompu en 2004, n’est pas repris malgré une tentative de relance en 2005. L’ACAT note toutefois que, malgré des déclarations contradictoires, la position de l’Iran pourrait évoluer sur la question de l’application de la peine capitale aux mineurs[112]. À l’opposé, Amnesty International craint que le nombre d’exécutions de mineurs depuis 2005 soit sous-évalué. L’association avait vu dans les promesses électorales de Mahmoud Ahmadinejad (amélioration des droits sociaux et économiques) une occasion de sensibiliser l’Iran au thème des droits humains. Elle note au contraire que « les mois ont passé et… répression, limitation du droit à l’expression et d’association, arrestations arbitraires, torture et pour agrémenter le tout, retour massif à la peine de mort, sont à nouveau à la carte »[113].

En 2003, Bernard Hourcade, iranologue au CNRS dressait un portrait optimiste de l’évolution politique et sociale de l’Iran. Il constatait une modernisation du pays dans les secteurs culturel, social, économique, politique, des relations internationales, et des échanges universitaires internationaux. De nombreux anciens pasdarans qui occupent aujourd’hui des postes clefs sont allés étudier à l’étranger. Il notait que les notions de république, de démocratie ou de libertés s’ancrent de plus en plus dans la société iranienne et créent les conditions d’un changement profond ; changement dans lequel l’islam politique a une nouvelle place. Selon lui, « malgré la répression, l’Iran est un pays où les gens débattent, parlent, s’expriment, protestent. Quels que soient leurs efforts, les autorités cléricales qui contrôlent la justice et la police ne sont plus en mesure de contrôler l’accès à l’information ni l’expression des revendications. Les actes de répression pour l’exemple, notamment contre les journalistes, sont d’autant plus violents et systématiques, mais dénoncés avec force et efficacité, même par des membres du gouvernement ». Si des oppositions bloquent encore les processus électoraux, ou la promulgation de lois, le pays a changé et a pris l’habitude de l’indépendance et de la liberté de parole, avant celle des actes[114].

Certains experts de la région. considèrent que le peuple est contre le régime et a adopté le principe de démocratie depuis longtemps, sans que le régime ne fasse quelconque effort pour l'écouter. D'ailleurs, la majorité des Iraniens ne penseraient pas qu'une « République Islamique réformée » puisse les satisfaire[115].

Amnesty International classe l'Iran comme ayant le plus fort taux d'exécution sommaires, de violation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en 2008 avec 317 exécutions sommaires. Selon les organismes internationaux de défense des droits de l'homme, la torture et le viol par les gardiens de la révolution se produiraient régulièrement[98]. Amnesty International constate aussi qu'il n'existe pas de liberté d'expression[99].

Situation des femmes en Iran[modifier]
Article détaillé : Femmes iraniennes.

Si les femmes en Iran bénéficient globalement de droits plus étendus que dans bon nombre d'États voisins du Moyen-Orient, un certain nombre de ces droits datant des années 1960 et 1970, ceux-ci ont été restreints depuis la révolution islamique et, singulièrement, depuis l'élection présidentielle de 2005 comme en atteste l'actualité en 2009[116].

Les femmes en Iran font face à une situation de discrimination vis-à-vis des hommes, comme le montre l'inégalité de leurs droits concernant le mariage. La loi islamique permet, en effet, aux hommes d'épouser quatre femmes à titre permanent et de prendre autant d'épouses « temporaires », par des contrats religieux qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs années. Les femmes qui contractent des mariages temporaires sont des veuves ou des divorcées. Les femmes, par contraste, doivent demander l'autorisation de leur mari pour travailler ou voyager à l'étranger et leurs droits au divorce ou à la garde des enfants est plus restreint[117].

Par ailleurs, le port du foulard islamique est obligatoire pour toutes les femmes, y compris les touristes, en Iran. Plus de 110 000 femmes « mal voilées » ont reçu des « avertissements » délivrés par la police pour non-respect du strict code vestimentaire en 2007.

Médias[modifier]

Article détaillé : Médias en Iran.

Les médias existent depuis l’apparition du premier journal papier en 1835[118]. Ils regroupent aujourd’hui plusieurs agences de presse officielles (dont l'Agence de presse de la République islamique ou IRNA), de très nombreux journaux et magazines, des chaînes de télévision officielles et libres (émettant depuis l’étranger), des stations de radio. L’explosion du phénomène des blogs s’observe aussi dans le pays, dans la mesure où ce média permet de s’exprimer librement et anonymement.

La constitution de l’Iran accorde la liberté de la presse aussi longtemps que sont respectés les principes islamiques. On exige de chaque publicateur de journal ou magazine d’avoir une licence de publication valide[119]. Toute publication perçue comme anti-islamique ne se voit pas attribuer cette licence. En pratique, le critère définissant le caractère anti-islamique englobe tous les supports qui présentent un sentiment anti-gouvernemental[119]. En 1987, tous les journaux et magazines en circulation soutenaient les institutions de la république islamique. Après l’élection de Mohammad Khatami en 1997 et la libéralisation relative qui a suivi dans le pays, les publications se sont beaucoup développées, dont certaines réussissent à être plus critiques envers le gouvernement.

Toutes les radios et télévisions émettant depuis l’Iran sont contrôlées par le gouvernement. C’est le guide de la révolution qui nomme les directeurs des chaînes de télévision et des radios nationales. Des chaînes de télévision et des stations de radio existent à Téhéran et dans la plupart des grandes villes provinciales. Les chaînes en Azerbaïdjan iranien et au Kurdistan iranien sont autorisées à émettre des programmes en azéri et en kurde. Plusieurs groupes d’opposition émettent depuis l’Irak ou les républiques du Caucase. RFI, la BBC, Voice of America ont des programmes d’actualité en persan émettant sur la bande FM en Iran.

La censure qui s'applique aussi bien à l'actualité qu'à des travaux de fiction est la règle en Iran. Tout éditeur doit soumettre les œuvres qu’il souhaite publier[119].

Quand le gouvernement a introduit Internet en Iran, les services étaient complètement ouverts. Cependant, le gouvernement a par la suite décidé de filtrer l’accès à Internet pour bloquer le contenu jugé inapproprié. Les sites pornographiques sont complètement filtrés, ainsi que la quasi-totalité des sites fournissant des outils permettant de contourner les filtrages. Certains blogs et sites d’information sont également bloqués, dans des proportions moindres[120]. Le blocage et la restriction d’Internet est rendu possible par la loi iranienne de la presse de 1986, qui définit les conditions de l’accès à l’information par le public. La loi requiert aujourd’hui que les FAI installent des mécanismes de filtrage. Les peines prévues pour les violations des lois sur l’accès et la diffusion de l’information peuvent être très sévères.

Après l’arrivée au pouvoir de Khatami en 1997 et l’émergence d’un mouvement réformateur (les réformistes, menés par Khatami, voulaient faciliter l’information du public), les conservateurs ont agi sur la presse et les mouvements se sont déplacés sur la toile. C’est à la même période qu’ont commencé à croître fortement le nombre de blogs en persan. En effet, les blogs représentent une fenêtre pour les jeunes qui veulent s’exprimer de manière plus libre que dans la société iranienne. Selon des statistiques non-officielles, il y en aurait plus de 100 000 régulièrement mis à jour en février 2005[121].

La censure persiste et s'est durcie avec le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad. En octobre 2006, celui-ci a fait passer un décret forçant les FAI à limiter les vitesses de téléchargement à 128Kbps pour tous les clients individuels et les cybercafés[122]. Par ailleurs, une lutte sans merci a été menée par le gouvernement islamique pour éliminer les antennes paraboliques (une saisie de plus de 125 000 antennes a été opérée, à Téhéran, en mars 2009[123]) qui avaient fleuries sur les toits ces dernières années afin de permettre à des millions d'iraniens de capter les chaînes de télévision étrangères par satellite.

Politique étrangère[modifier]

Article détaillé : Relations internationales de l'Iran.

En Iran, le régime révolutionnaire mis en place par l’ayatollah Khomeini a initié des changements radicaux dans la politique étrangère qui était menée par le Shah, particulièrement en inversant l’orientation du pays vis-à-vis de l’Occident. Après l’idéalisme post-révolutionnaire initial, une politique étrangère dure et la Guerre Iran-Irak, le pays a initié une politique étrangère plus rationnelle, basée sur des objectifs économiques[124]. Cependant, celle-ci est occasionnellement occultée par la rhétorique idéologique.

Darvāzeh-ye Bāgh-e Melli : les portes principales du ministère des Affaires étrangères à Téhéran

Dans les années récentes, l’Iran a fait de grands efforts pour améliorer ses relations avec ses voisins, particulièrement avec l’Arabie saoudite. Les buts régionaux de l’Iran sont d’essayer de ne pas être dominé en établissant leur rôle de leader dans la région, de circonscrire l’influence américaine et des autres puissances extérieures et de construire des relations commerciales de qualité. En termes généraux, la politique étrangère de l’Iran se base sur trois idées principales :

  1. Elle prend position contre les États-Unis et Israël[125].
    Voir aussi : Relations Iran-États-Unis et Relations Iran-Israël
  2. Elle veut éliminer l’influence extérieure dans la région. L’Iran se voit comme une puissance régionale, alors que des puissances mondiales telles que les États-Unis ou la Grande-Bretagne ne le souhaitent pas. Elle cherche donc à réduire leur présence dans le golfe Persique autant que possible.
    Voir aussi : Relations franco-iraniennes et Relations Iran-Allemagne
  3. Elle développe fortement les contacts diplomatiques avec les autres pays en voie de développement dans un effort pour construire des relations commerciales et des appuis politiques, maintenant que le pays a perdu son soutien américain d’avant la révolution.
    Voir aussi : Relations Iran-Inde, Relations Iran-Chine et Relations Iran-Russie

Malgré ses lignes directrices, les relations bilatérales sont fréquemment confuses et contradictoires, à cause de l’oscillation permanente de l’Iran entre des aspects pragmatiques et idéologiques.

Le pays envisagerait d’entrer dans l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale.

Exportation de la révolution[modifier]

Le concept de l'exportation de la révolution islamique dérive d’une façon particulière de voir le monde, qui perçoit la révolution islamique comme le combat politique à mener par les musulmans pour se libérer de l’oppression des « tyrans » ennemis de l'islam, lesquels ne serviraient en réalité que les intérêts de l’impérialisme international. Il en résulte la volonté de bâtir une sorte d'empire islamique régional, sinon mondial, dont l'Iran serait le cœur. L’article 11 de la constitution de la République islamique d'Iran affirme explicitement que « le gouvernement islamique a l’obligation de mener sa politique (étrangère) sur le principe de l’unité islamique et d’entreprendre une action suivie pour la réalisation de l’unité politique, économique et culturel du monde musulman. »[126] C'est en cela que, pour Ali Khamenei, « l’exportation de la révolution est une responsabilité constante de la République islamique. »[127]

Il existe plusieurs courants de pensée quant aux moyens à mettre en œuvre pour exporter la révolution islamique. En général, ceux qui sont pour l’exportation de la révolution seulement à travers l’éducation et l’exemple ont dominé le ministère des affaires étrangères, alors que ceux en faveur d’une assistance active aux groupes révolutionnaires n’ont pas servi à de tels postes. Néanmoins, parce que ces soutiens à l’approche activiste sont aussi des dirigeants politiques influents, ils ont pu influencer certains domaines des relations étrangères. Cela est particulièrement vrai au sujet de la politique envers le Liban[128]. En 1982, l’Iran déploie 1 500 gardiens de la Révolution à Baalbek au Liban, pour organiser, fournir et entraîner le Hezbollah[129]. L’Iran aurait diminué son aide au mouvement libanais, mais continue tout de même à armer le Hezbollah et l’encourage à maintenir une capacité militaire significative[124]. De plus, Téhéran soutient des mouvements chiites en Irak, à Bahreïn, en Arabie saoudite, en Afghanistan. L'Iran a aussi soutenu, encadré et financé les mouvements islamistes en Algérie au début des années 1990, aussi bien le FIS que, en secret, le GIA[127]. Enfin, après la première guerre du Golfe de 1991, l’Iran a tissé des liens de soutien en Palestine auprès du Hamas et du Jihad islamique ; ainsi qu'à d’autres mouvements sunnites auxquels ils ont octroyés des financements restreints, en profitant (plus encore sous George W. Bush depuis le 11 septembre 2001), du mécontentement croissant envers la politique étrangère des États-Unis[124] .

L’exportation de la révolution islamique ne cadrant pas avec le désir d’ouverture de l’Iran exprimé durant la période de pouvoir des réformateurs autour du président Mohammad Khatami, certains auteurs ont pu penser que le concept d’exportation de la révolution s’était évanoui dès les premières années du régime[130]. Mais, au lendemain de sa réélection contestée en 2009, Mahmoud Ahmadinejad, s'exprimant devant un cercle restreint de dignitaires religieux, a évoqué, sans aucune ambiguïté, une révolution destinée à l'islamisation du monde entier[131].

Programme nucléaire iranien[modifier]

Les ministres des affaires étrangères de France, d'Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, de Russie et de Chine pendant une réunion sur le programme nucléaire iranien en mars 2006.
Article détaillé : Programme nucléaire iranien.

Le programme nucléaire iranien est devenu une discussion politique à la fois en Iran et dans les pays occidentaux. Un fossé considérable émerge entre les vues politiques des iraniens et celles de l’Occident. Le public iranien voit la puissance nucléaire comme un moyen de diversifier les sources d’énergie et d’affirmer son rôle politique international[132]. Le public iranien, pratiquement tous les candidats politiques et le gouvernement actuel sont unis sur ce point : l’Iran devrait développer son industrie nucléaire civile, car ils ne peuvent accepter que d’autres pays, comme Israël, l’Inde ou le Pakistan soient dotés de l’énergie atomique en dehors du cadre du Traité de non-prolifération (TNP)[133]. Les gouvernements occidentaux pensent que le programme nucléaire civil possède des intentions cachées, dont celle de se doter d’armes nucléaires[132],[134].

L’Iran a ratifié le TNP en 1970, ce qui l’engage à ne pas fabriquer d’armes nucléaires et à ne pas essayer de s’en procurer. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime, depuis plusieurs années, que la non-coopération iranienne rend impossible la conduite d’inspections afin de s’assurer que la technologie n’est pas détournée pour un usage militaire, comme l'a déclaré un rapport de son directeur général le 31 août 2006[135].

Si Mohamed ElBaradei avait alors indiqué, le 19 octobre 2007, qu'aucune activité militaire n'était démontrée[136], des pourparlers étant même menés pour une inspection plus complète et permanente, il a depuis acquis une perception différente des visées géopolitiques iraniennes.

En effet, tandis que Téhéran prétend toujours que ce programme a une finalité strictement civile, Ali Khamenei a néanmoins déclaré le 14 mai 2009 que l’Iran « en se renforçant sur un plan scientifique, économique et technologique surmontera tous les complots de l'étranger et dans un avenir proche, atteindra un point tel qu’aucun ennemi n'osera plus même penser à une offensive militaire, politique ou économique contre l'Iran. »[126]

Enfin, le directeur de l'Agence internationale de l’énergie atomique a affirmé que, désormais, son « sentiment viscéral est que l'Iran veut assurément se doter de la technologie [...] qui lui permettrait de disposer d'armes nucléaires s'il le décidait » (17 juin 2009)[137].

Puissance militaire[modifier]

Article détaillé : Armée iranienne.
Un des trois sous-marins classe Kilo de la marine iranienne

Les forces armées iraniennes se sont modernisées et ont été organisées après la Première Guerre mondiale, surtout après la prise de pouvoir de Reza Shah en 1921. Sous le règne du dernier shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, l’armée iranienne a été entraînée et équipée par des armées étrangères. La mission militaire américaine en Iran était par exemple la plus importante du monde en 1978[138]. Les ventes d’armes américaines à l’Iran se sont élevées à 11,2 milliards de dollars entre 1950 et 1979[138]. Après la révolution iranienne et la prise de pouvoir du nouveau régime, l’armée iranienne a perdu plus de 60 % de ses effectifs (purges ou désertions)[139], alors que parallèlement, l’ayatollah Khomeini créait par décret le corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) le 5 mai 1979, avec pour objectif de défendre les intérêts de la révolution islamique.

Les forces armées iraniennes sont organisées de la façon suivante:

  • l’armée régulière, divisée en trois armes :
    • Armée de terre (artesh), comptant 550 000 hommes (dont 300 000 conscrits) en 2004[139]
    • Armée de l’air (Niru Havayi), comptant environ 180 000 hommes en 1997[140]
    • Marine (Niru Daryāi), comptant environ 18 000 hommes en 2001[141]
  • le Corps des gardiens de la révolution islamique (Sepah-e Pasdaran-e Enghelāb-e Islami), qui a repris l’organisation en trois armes de l’armée régulière et compte plus de 155 000 hommes[142].

Les forces armées iraniennes peuvent aussi compter sur le corps appelé Niruyeh Moghavemat Basij (littéralement « Force de Mobilisation de la résistance »), une force d’intervention populaire rapide composée de volontaires (comparable à une milice civile). Les Basij ont été initialement créés pour permettre l’envoi de forces sur le front lors de la guerre Iran-Irak ; aujourd’hui, leur rôle est de faire respecter les préceptes islamiques. Ils comptent également des unités spéciales anti-émeutes et une forte présence dans les universités et parmi les étudiants. Leur nombre est difficile à estimer, entre 11 millions selon leur commandant, et 400 000 à un million selon d’autres sources[143].

La constitution de l’Iran de 1979 désigne le guide de la révolution comme commandant suprême des forces armées[144].

La puissance militaire iranienne a été fortement amoindrie par la guerre Iran-Irak et par l’embargo auquel la république islamique est soumise (malgré des livraisons d’armes américaines grâce à des intermédiaires israéliens, européens ou latino-américains au début des années 1980[138]). À partir de 1988, les achats d’armes reprennent (notamment auprès de la Corée du Nord, de la Chine, de la Syrie, de la Russie, de la France, de l’Italie, et d’autres[138]) et le pays décide de se doter d’une industrie militaire nationale. En 2006, l’Iran produit donc des aéronefs (par ex. hélicoptère Shabaviz 2-75), des blindés (par ex. Zulfiqar), des missiles balistiques (par ex. Shahab-3). La réussite iranienne dans le domaine balistique est notable et confère à la république islamique un pouvoir de dissuasion vis-à-vis des autres pays de l’aire régionale[145]

D’après Rand corporation, le budget militaire de l’Iran est limité (environ 5 milliards de dollars en 2003[146]) et est limité à la défense plus qu’à l’offensive[147].

Économie[modifier]

Fichier:BorjeSefidTehran.jpg
Borj-e Sefid (« la tour blanche »), un centre commercial à Téhéran
Un vendeur de fruits secs du Bazar de Tajrish, Téhéran
Articles détaillés : Économie de l'Iran et Liste d'entreprises iraniennes.

L’Iran est un pays en développement marqué par une forte intervention de l’État et subissant des sanctions commerciales handicapantes, faisant écho à la marginalisation du pays au sein de la communauté internationale. Son économie est fortement marquée par la prédominance du secteur pétrolier et gazier, mais bénéficie aussi de certains atouts agricoles et maritimes.

Pendant du niveau de pauvreté, un taux de croissance de 6,5%[14] (2005) fait apparaître l’économie iranienne sous un jour dynamique. Cette croissance est toutefois accompagnée d’une inflation à deux chiffres, soit 25,6 en 2008[40], et n’empêche pas le niveau de vie iranien actuel d’être inférieur à celui des années 1970[148], du fait du doublement de la population

La richesse et la population[modifier]

En 2008, le produit intérieur brut (PIB) de l’Iran est estimé à 841,1 milliards de dollars américains à parité de pouvoir d’achat (ppa), 180 milliards selon les taux de change officiels. La part de l’agriculture dans la production nationale est relativement réduite pour un pays en voie de développement : elle n’y contribue qu’à hauteur d'un peu plus de 10,2 % ; l’industrie et les services contribuent, à parts semblables, pour les neuf dixièmes restant du revenu national[14]. En 2005, le secteur pétrolier a généré à lui seul 70 milliards de dollars et explique 80 % des exportations du pays[149]

Ces déséquilibres économiques se retrouvent aussi dans la répartition des richesses. Alors qu’elle ne contribue qu’au dixième de la production nationale, l’agriculture occupe 25 % de la population employée, contre 31 % à l’industrie et 45 % aux services[14]. Malgré un produit national brut (PNB) par habitant relativement correct de 12 800 dollars en ppa (contre 1390 à l’Égypte)[150], 18 % des Iraniens vivent en dessous du seuil de pauvreté[14]. En 2008, un peu plus de 12,5 %[14] d’une population active de 24,35 millions de personnes est au chômage, et 90 % de la population occupée est payée par l’État[148]. L’âge légal du travail est fixé à 15 ans, mais les principaux secteurs d’activité jouissent d’une exemption, rendant souvent légal le travail des enfants[151].

Les différents secteurs d’activité[modifier]

Le grand bazar de Téhéran

L’agriculture iranienne est relativement diversifiée grâce à la multiplicité des climats à l’intérieur d’un pays pouvant produire de nombreuses céréales, du riz, une grande variété de fruits, du coton… Sa productivité demeure relativement faible. Alors qu’un tiers du territoire iranien est arable, seul un dixième est exploité, et moins d’un tiers des terres cultivées profitent d’un système d’irrigation performant. La plupart des exploitations sont inférieures à dix hectares. L’opposition entre propriétaires et ouvriers agricoles à partir des années 1970 a longtemps découragé les investissements et donc freiné les gains de productivité. L’engagement du gouvernement dans l’agriculture a toutefois permis, durant les années 1990, de se rapprocher de l’objectif d’autosuffisance alimentaire en agrandissant la surface irriguée[151] et a réorienté certaines productions à l’exportation (dattes, fleurs, pistaches…). Le pays doit cependant compter avec des aléas climatiques comme la sécheresse, susceptible d’amoindrir les récoltes, comme entre 1999 et 2001[149]. L’Iran profite par ailleurs de la richesse de la mer, pêchant de nombreuses espèces de poisson et étant un important producteur de caviar[151].

La part de l’industrie pétrolière dans l’économie nationale s’est nettement réduite depuis les années 1970, en partie en raison des dégradations ou des destructions subies par l’appareil productif au cours des guerres[151]. Avec une production de 4 millions de barils par jour[14], soit la quatrième du monde, dont 2,6 millions sont exportés elle reste toutefois largement prépondérante et assure près de la moitié des revenus de l’État[149]. Elle profite actuellement de l’envolée du cours du pétrole et a permis au pays d’amasser d’importantes réserves de change[14], le manque de raffineries fait que le pays importe un tiers de son carburant[152] Dans ce domaine de l’énergie, la volonté de l’Iran de développer son industrie nucléaire civile se heurte aux suspicions de la communauté internationale quant à ses objectifs militaires.

Le reste de l’industrie connaît une croissance honnête d'environ 3 % par an. Elle est dominée par quelques secteurs comme le textile, les industries minières, les matériaux de construction, l'automobile, l'artisanat, l’agroalimentaire, et l’armement[14]. (Le budget militaire était de 6 milliards de dollar en 2010)[150].) Dans le cas du textile, la réputation des tapis persans tissés à la main en fait une des premières activités exportatrices du pays et contribue de façon substantielle aux revenus des familles rurales[151].

Le secteur tertiaire représente environ 40 % de la production nationale et occupe une part similaire de la population. L’activité touristique est largement handicapée par le régime politique[151]. En mai 2007, le gouvernement a annoncé le renforcement de la vigilance à l'égard du code vestimentaire, qui concerne également les touristes, rappelant l'obligation de porter un voile en public qui doit couvrir les cheveux et les épaules, ainsi que des jupes et robes longues masquant les chevilles. Selon le chef de la police de Téhéran, le général Hossein Sajedi-Nia, en cas de manquement à ces obligations, de sévères amendes sont prévues voire des peines de prison en cas de récidive[153].

Une partie de la population est engagée dans une économie informelle[154]. Depuis le début du XXIe siècle, le dynamisme réel de l’économie procède de plus en plus de sa dimension informelle (la contrebande et la fraude impliquent désormais l’ensemble des provinces)[155]. Le secteur subventionné du commerce d'organes pour transplant est en pleine expansion du fait de la pauvreté poussant des milliers de jeunes iraniens à vendre leurs organes (essentiellement des reins) à une des 137 agences gouvernementales spécialisées. Un rein se négocie environ 2400 €[156].

Le dirigisme étatique[modifier]

D’après la Constitution de l’Iran, l’économie est divisée en trois secteurs :

  • le secteur public, qui regroupe toutes les grandes industries de base, le commerce extérieur, les mines, la banque, les assurances, l’énergie, les barrages et les réseaux d’aqueducs, la radio et la télévision, les postes, télégraphe et téléphone, l’aviation, les lignes maritimes, les routes et les chemins de fer ;
  • le secteur coopératif, qui regroupe les sociétés et établissements coopératifs de production et de distribution créés conformément aux principes islamiques ;
  • le secteur privé, qui regroupe les activités de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie, du commerce et des services complémentaires aux deux autres secteurs.

Bien qu’à la suite de la révolution islamique, la question des nationalisations et de l’intervention étatique ait été l’objet d’un débat traditionnel gauche-droite où les conservateurs défendaient la propriété privée, la guerre contre l’Irak a suscité un dirigisme croissant. À terme, il a donné à l’État un contrôle quasi total de toutes les activités économiques. De fait, les grandes entreprises du pays sont dirigées par l’administration publique, ainsi que l’activité pétrolière via le Ministère du pétrole et la Compagnie pétrolière nationale iranienne. L’activité du secteur privé est généralement limitée aux petites structures, tels les ateliers artisanaux et les fermes agricoles[151]. Malgré des velléités de réforme et de privatisation ayant pris quelques formes concrètes dans les années récentes, l’État conserve son monopole sur l’essentiel de l’économie[150].

La législation d’inspiration islamique est, par ailleurs, extrêmement problématique pour les activités financières internationales. Aux termes de ces principes religieux, la rétribution d’intérêts en échange d’un prêt monétaire est illégale. Ces restrictions rendent virtuellement impossible la réalisation d’accords entre le pays et des institutions ou entreprises financières internationales, condamnant l’Iran à se satisfaire des sources internes de financement[151]. Les banques islamiques ont remplacé l’usure par différents modes de partage du profit. L’activité principale des banques consiste donc à obtenir des fonds du public et à les offrir aux hommes d’affaires sur la même base[157].

Un hameau d’éleveurs entre Maku et Chaldoran dans l’Azerbaïdjan iranien

Le secteur coopératif est constitué de fondations religieuses, ou bonyads. Mis en place juste après la révolution iranienne, parfois sur la base de fondations royales existant auparavant, les bonyads ont été utilisés pour redistribuer les revenus du pétrole aux pauvres et aux familles des martyrs (morts lors de la guerre Iran-Irak). Aujourd’hui, les bonyads sont des consortiums de compagnies qui sont exemptées de taxes et qui rendent compte directement au Guide de la révolution.

Malgré leur légalité, les syndicats sont absents en Iran. Les travailleurs sont généralement représentés par des institutions elles-mêmes dépendantes de l’État et qui ne s’opposent jamais à ses décisions. L’existence et la pratique du droit de grève n’empêche pas sa répression parfois violente par la police[151].

Étant donnée son emprise sur l’économie, le gouvernement iranien a une dette publique relativement faible (30 % du PIB), ce qui n’empêche pas l’existence d’une inflation importante (en moyenne autour de 15 %[14]).

Relations extérieures et perspectives économiques[modifier]

En conséquence de ses prises de positions sur la scène internationale, l’Iran subit de nombreuses sanctions économiques. Depuis 1996, les États-Unis ont imposé un embargo sur les importations de pétrole et d’autres produits iraniens, puis d’interdiction d’investissements des firmes américaines, et dans certains cas non-américaines (loi d’Amato-Kennedy), vers l’Iran.

Sous la présidence de Rafsandjani (1989 - 1997), le pays a dû entamer une nouvelle politique économique de privatisation et d’ouverture et d’encouragement des investissements étrangers en Iran. Pour financer ses projets, l’état iranien a même sollicité des emprunts de la part de ses partenaires étrangers ou des instances financières internationales. La baisse des subventions qui s’en est suivie, et la mauvaise gestion de l’économie, a entraîné la hausse des prix et du chômage[158]. Cependant, l’ouverture aux investissements extérieurs est parfois freinée par le nationalisme économique des députés du Majles[159].

Du fait de l’importance de l’industrie pétrolière et de la dépendance extérieure du pays pour de nombreux produits, le taux d’ouverture (importations plus exportations en pourcentage du PIB) de l’Iran est cependant relativement élevé (54 %, soit un taux comparable à celui de l’Allemagne). Ses principaux partenaires commerciaux sont l’Allemagne, les Émirats arabes unis et la Chine, suivis par des pays européens (la France est le troisième fournisseur de l’Iran[160]).

La situation de l’Iran vis-à-vis de l’extérieur est donc celle d’une dépendance à ses exportations de pétrole et d’un handicap provoqué par les sanctions internationales. À court terme, les tensions actuelles sur la question nucléaire peuvent, selon le jeu diplomatique, tout à la fois provoquer l’allègement ou l’aggravation de ces sanctions. En 2006, les revenus du gaz et du pétrole ont été le moteur principal de l’économie et de la stabilité sociale précaire du pays. L’économie iranienne ne se développe toujours pas, et les revenus pétroliers représentent une bouée de sauvetage pour un pays possédant une économie administrée et inefficace[161].

Codes[modifier]

L'Iran a pour codes :

  • EP, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
  • IR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
  • IR, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
  • IR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
  • IRI, selon la liste des codes pays du CIO,
  • IRN, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
  • IRN, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
  • OI, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports.
  • RV, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs, préfixe maintenant inusité,

Notes et références[modifier]

Cet article comprend des extraits des Country studies de la Bibliothèque du Congrès américain, qui sont dans le domaine public. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées et s’il ne contient pas de propos qui vont à l’encontre des règles de neutralité de Wikipédia.


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  153. ↑ Le Figaro du 7 mai 2007
  154. ↑ (en) Iran and the geopolitics of the Mideast [archive], Daniel Brumberg et Marvin Weinbaum, University of Colorado at Denver and Health Sciences Center, Institute for International Business and Center for International Business Education & Research, Global Executive Forum, décembre 2003
  155. ↑ (fr) Fariba Adelkhah et Jean-François Bayart, « Iran : les enjeux des élections législatives » [archive] in Critique internationale, 6, hiver 2000.
  156. ↑ Nima Sarvestani Reins à vendre [archive], documentaire ZDF 2007, diffusé le 17 août 2007 sur Arte
  157. ↑ (fr) Défis au système bancaire islamique [archive], Munawar Iqbal, Ausaf Ahmad et Tariqullah Khan, Institut islamique de recherches et de formation de la Banque islamique de développement, 1998. pp. 13 et
  158. ↑ (fr) « L’invasion culturelle occidentale : mythe ou réalité ? » [archive] , Azadeh Kian, Cahiers d’étude sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien, n° 20, juillet-décembre 1995
  159. ↑ (fr) « Les élections législatives en Iran » [archive], Faribah Abdelkah, Les études du CERI, n°18, juillet 1996
  160. ↑ (fr) Relations économiques [archive] sur le site du ministère français des affaires étrangères, 10/01/2006
  161. ↑ (fr) Actes de la journée d’étude du 17 mai 2006, Où va l’Iran [archive], Fondation pour la recherche stratégique

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimédia :

  • « Iran », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
  • « Iran », sur le Wiktionnaire (dictionnaire universel)
  • « Iran », sur Wikinews (actualités libres)

Bibliographie[modifier]

  • (fr) Pierre Briant, Histoire de l’empire Perse, Fayard, Paris, 2003, 1247 p. (ISBN 978-2-213-59667-9)
  • (fr) Yves Porter, Les Iraniens, Armand Colin, septembre 2006, (ISBN 978-2-200-26825-1).
  • (fr) Philip Huyse, La Perse antique, Éditions Les Belles Lettres, Paris, 2005, 298 p. (ISBN 978-2-251-41031-9)
  • (fr) Bernard Hourcade, L'Iran. Nouvelles identités d'une république. Paris, Belin, 2002, 223 p. (coll. Asie plurielle)
  • (en) J. A. Boyle, The Cambridge History of Iran, Cambridge University Press, 1968, 778 p. (ISBN 978-0-521-06936-6)
  • (en) Ferdowsi, Shah Nameh (traduit en anglais par Reuben Levy), Yassavoli, Téhéran, 2003, 212 p. (ISBN 978-964-306-208-8)
  • (fr) Farah Pahlavi, Mémoires, XO éditions, Paris, 2003, 428 p. (ISBN 978-2-84563-065-9)
  • (fr) Jean-Pierre Digard, Bernard Hourcade, Yann Richard, L'Iran au XXe siècle, Paris, Fayard 2007 (Édition revue et augmentée)
  • (fr) Ramine Kamrane, Iran, l’islamisme dans l’impasse, Buchet-Chastel, Paris, 2003, 159 p. (ISBN 978-2-283-01976-4)
  • (fr) Fariba Abdelkah, Être moderne en Iran, CERI - KARTHALA, Paris, 2006, (ISBN 978-2-84586-782-6)
  • (fr) Omar Khayyam, Cent et un quatrains de libre pensée (Robāiat), tr. et éd. par G. Lazard, Gallimard, Paris, 2002, éd. bilingue, 98 p. (ISBN 978-2-07-076720-5)
  • (fr) Mohammad-Reza Djalili, Géopolitique de l’Iran, Éditions Complexe, Bruxelles, 2005 (ISBN 978-2-8048-0040-6)
  • colonel David Smiley, Irregular regular, 1994, Chapitre 5 (traduction de Thierry Le Breton sous le titre Au cœur de l'action clandestine. Des Commandos au MI6, L'Esprit du Livre Éditions, 2008) sur à l'intervention britannique de 1941.
  • Voir aussi la bibliographie indicative du Portail:Iran.
  • (fr) Ramine Kamrane et Frédéric Tellier, « Iran: les coulisses d'un totalitarisme », Climats, 2007, (ISBN 978-2-08-120055-5)

Articles connexes[modifier]

  • Géographie de l'Iran, Faune d'Iran, Flore d'Iran, Environnement en Iran
  • Provinces d'Iran
  • Histoire de l'Iran
  • Démographie de l'Iran
  • Culture de l'Iran (dont Littérature persane, Cinéma iranien, Musique d'Iran, Danse persane, Miniature persane, Tapis persan, Cuisine iranienne)
  • Religion : chiisme duodécimain, minorités religieuses en Iran, Mythologie persane
  • Éducation en Iran, Science et technologie en Iran, Sport en Iran
  • Politique de l'Iran (dont Président de l'Iran, Élections en Iran, Système judiciaire iranien, Droits de l'homme en Iran, Médias en Iran)
  • Relations internationales de l'Iran
  • Programme nucléaire iranien, Armée iranienne
  • Économie de l'Iran, Liste d'entreprises iraniennes
  • Société iranienne, Femme iranienne, Persepolis (bande dessinée)
  • Ethnies : Persan, Kurde, Tajiks, Azeri, Arabe, Turkestan

Liens externes[modifier]

  • (fr) Vidéos. L'Institut de Relations Internationales et Stratégiques propose deux analyses sur le thème « Doit-on craindre l'Iran ? », une par François Géré, historien français spécialiste en géostratégie, et l'autre par Michel Taubmann, rédacteur en chef de la revue « Le meilleur des mondes » et auteur de « L’Iran, l’heure du choix de Reza Pahlavi » (Ed. Denoël) : [6] ; [7].
  • Catégorie Iran de l’annuaire dmoz
  • (fa) Site officiel du Parlement iranien
  • (en) L’Iran sur le World Factbook de la CIA
  • (fr) Vidéo: L'Iran, 30 ans de révolution islamique, archives de la Télévision suisse romande
  • (fr) Constitution iranienne de 1979 (traduction en français non officielle sur le site jurispolis.com)
  • (fr) Enquête sur les caractéristiques socio-économiques des ménages iraniens, Centre de Statistiques d’Iran (2003), étude traduite par le CNRS.


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      Iran Géographie
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Géographie de l'Iran

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      Géographie de l'Iran
      carte : Géographie de l'Iran
      Continent Asie
      Région Asie centrale
      Coordonnées 32°00′N 53°00′E / 32, 53
      Superficie
      • 18e rang mondial
      • 1 648 000 km2
      • Terres : 99,28 %
      • Eau : 0,72 %
      Frontières 5191 km
      Altitude maximale 5 607 m (Mont Damavand)
      Plus long cours d’eau Karoun (720 km)
      Plus importante étendue d’eau Lac d'Orumieh (5200 km²)

      L'Iran est situé en Asie, entre l'Irak, à l'ouest, et l'Afghanistan et le Pakistan, à l'est. Le pays dispose en outre de deux façades maritimes, sur la Mer Caspienne, au nord, et sur le golfe Persique et le golfe d'Oman, au sud.

      L'Iran est un des pays les plus montagneux du monde. Ses montagnes ont contribué à former à la fois l'histoire politique et économique du pays depuis des siècles. Les montagnes entourent plusieurs larges bassins, ou plateaux, sur lesquels sont situés des centres agricoles et urbains majeurs.

      Jusqu'au vingtième siècle, quand ont été construits les principales autoroutes et chemins de fer à travers les chaînes montagneuses, ces bassins avaient tendance à être relativement isolés les uns des autres. Typiquement, une grande ville dominait un bassin, et il existait des relations économiques complexes entre la ville et les centaines de villages à sa périphérie.

      Dans les hauteurs des chaines montagneuses délimitant les bassins, des groupes organisés de manière tribale pratiquaient la transhumance, déplaçant leurs troupeaux de moutons et de chèvres entre leurs pâturages traditionnels d'été et d'hiver.

      Il n'y a pas de système fluvial d'importance dans le pays, et historiquement, le transport se faisait au moyen de caravanes qui suivaient les routes traversant les cols des chaînes montagneuses. Celles-ci empêchaient aussi l'accès au golfe Persique et à la mer Caspienne.

      Avec une superficie de 1 648 000 km², l'Iran est classé 18e pays du monde par la superficie, qui équivaut à environ 3 fois celle de la France ou 1/6 de celle du Canada.

      Situé dans le sud-ouest de l'Asie, l'Iran a des frontières communes, au nord, avec l'Arménie, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Ces frontières s'étendent sur plus de 2 000 km, dont 650 le long de la côte sud de la mer Caspienne. Les frontières, à l'ouest, sont partagées avec la Turquie, au nord, et l'Irak, au sud, finissant au Chott el-Arab (que les Iraniens appellent Arvand Rud). Le golfe Persique et le golfe d'Oman forment l'intégralité de la façade méridionale du pays, sur 1 770 km. À l'est se trouvent l'Afghanistan, au nord et le Pakistan, au sud. La distance en diagonale entre l'Azerbaïdjan, au nord-ouest et le Sistan et Baloutchistan, au sud-est, est approximativement de 2 333 km.

      Coordonnées Géographiques 
      32°00′N 53°00′E / 32, 53

      Sommaire

      [masquer]
      • 1 Topographie
      • 2 Climat
      • 3 Faune et flore
      • 4 Surface et frontières
      • 5 Ressources naturelles et utilisation du territoire
      • 6 Questions environnementales
      • 7 Notes et références
      • 8 Sources
      • 9 Voir aussi
        • 9.1 Articles connexes

      Topographie[modifier]

      Le paysage iranien est majoritairement montagneux, en contraste avec de vertes oasis. (L'image a été prise dans la chaîne de l'Alborz)
      Fichier:Northern iran landscape.jpg
      Paysage rural des montagnes situées au nord de l'Iran

      L'Iran (Perse) est constituée de chaînes montagneuses découpées entourant de hauts bassins intérieurs. La chaine principale est les monts Zagros, une série de crêtes entrecoupées de plaines qui coupent le pays du nord-ouest au sud-est. De nombreux sommets des monts Zagros excèdent les 3 000 m au-dessus du niveau de la mer et, dans la région au sud du centre du pays, il y a au moins 5 sommets de plus de 4 000 m. En suivant les Zagros vers le sud du pays, l'altitude moyenne des sommets descend brusquement jusqu'en dessous de 1 500 m. Surplombant la mer Caspienne au nord, se trouve une autre chaîne montagneuse, plus étroite, les monts Elbourz. Le sommet volcanique du mont Damavand (5 600 m), situé au centre de l'Elbourz, n'est pas seulement le plus haut sommet d'Iran, mais aussi la plus haute montagne eurasiatique à l'ouest de l'Hindū-Kūsh.

      Le centre de l'Iran est constitué de plusieurs bassins fermés que l'on nomme collectivement Plateau central. L'altitude moyenne de ce plateau est d'environ 900 m, mais plusieurs sommets surplombant le plateau s'élèvent à plus de 3 000 m. La partie orientale du plateau est couverte par deux déserts salés, le Dasht-e Kavir et le Dasht-e Lut. En dehors de certaines oasis très dispersées, ces déserts sont inhabités.

      L'Iran n'a que deux étendues en plaine : la plaine du Khouzestan, au sud-ouest, et la plaine côtière de la mer Caspienne, au nord. La première est une plaine en forme de triangle grossier qui est une extension de la plaine de Mésopotamie et a une largeur moyenne de 160 km. Elle s'étend sur à peu près 120 km à l'intérieur des terres, s'élevant à peine plus de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, puis rencontre les premiers contreforts des monts Zagros. La plus grande partie de la plaine du Khouzestan est recouverte de marais. La plaine Caspienne est à la fois plus longue et plus étroite. Elle s'étend sur près de 640 km le long de la côte de la mer Caspienne mais sa plus grande largeur n'excède pas 50 km, alors qu'à certains endroits, seuls 2 km la séparent des contreforts des monts Elbourz. Sur la côte du golfe Persique, au sud du Khouzestan, ainsi que sur la côte du golfe d'Oman, il n'y a pas vraiment de plaine puisque la chaine des Zagros vient se terminer directement sur le littoral.

      Il n'y a pas de fleuves importants dans le pays. Parmi les « petites » rivières rencontrées, la seule qui soit navigable est le Rud-e Karun (890 km), que des bateaux à fond plats peuvent emprunter de Khorramshahr à Ahvaz sur une distance de 180 km. D'autres rivières permanentes se jettent dans le golfe Persique, et de nombreuses rivières qui ont leur source dans le nord-ouest des Zagros ou dans l'Elbourz se jettent dans la mer Caspienne. Sur le plateau central, de nombreuses rivières, dont le lit est asséché la plus grande partie de l'année, se forment de la fonte des neiges dans les montagnes lors du printemps et coulent à travers des lits permanents, se jetant éventuellement dans des lacs salés, qui ont eux aussi tendance à sécher pendant les mois d'été. Il y a aussi un lac salé, le lac d'Orumieh (son nom traditionnel, à près avoir été renommé lac de Rezaieh sous le règne de Mohamed Reza Shah), au nord-ouest, dont la salinité est trop élevée pour permettre aux poissons ou à d'autres formes de vie aquatique d'y vivre. Il y a aussi plusieurs lacs salés interconnectés le long de la frontière entre l'Iran et l'Afghanistan, dans la province du Sistan et Baloutchistan.

      Harry Bobek, en 1952, a proposé une classification verticale de la végétation en utilisant les termes persans[1] :

      • sarhadd, pour les régions élevées sub-tropicales avec des hivers très froids et des étés frais
      • sardsir, pour les régions moyennement élevées avec des hivers froids et des étés chauds
      • les hautes terres subtropicales, qui possèdent trois sous-types (hivers froids, étés chauds et fortes gelées ; hivers doux, étés chauds et courte période de gelée ; hivers doux, étés chauds et gelées rares)
      • garmsir, pour les terres basses aux hivers et étés chauds, sans gelées et sans neiges.

      L'autre facteur important définissant la diversité de la végétation est le sol. Quatre régions peuvent être distinguées, regroupant dix-neuf associations de sols[2]:

      • les sols des plaines et des vallées couvrent environ 300 000 km². Cette région présente :
        • des sols salins (Solontchak, Solonetz), typiques des régions des dasht (Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut)
        • des sols alluviaux fins
        • des bassins endoréiques
      • les plateaux recouvrent environ 470 000 km², avec différents types de sols :
        • des sols de désert gris et rouges
        • des sierozems (sols extrêmement calcaires)
        • des sols de steppe bruns
      • les sols des piémonts de la Caspienne couvrent environ 35 000 et sont la résultante du climat et de la flore de la région, ils contiennent beaucoup d'humus et sont très aérés.
        • sols de forêt bruns
        • Podzosols jaune-rouge

      De plus, à cause de la distribution des montagnes et de l'aridité, presque 50% de la surface du sol se compose de sols pierreux et peu épais sur un lit rocheux, sans profil défini, qui sont appelés lithosols. Ceci serait dû à l'érosion naturelle.

      Climat[modifier]

      Carte détaillée de l'Iran.

      L'Iran se situe entre les masses d'air anticycloniques de l'Asie centrale et de la Sibérie au nord, le régime des vents méditerranéen au centre (vents d'ouest et dépression amenant la pluie et la neige) et des influences, tropicales et sub-tropicales au sud et au sud-est du pays. Il existe donc différents types de climat en Iran, depuis les basses-terres subtropicales humides sur la côte sud de la mer Caspienne jusqu'aux déserts chauds et secs (Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut).

      Au nord-ouest, les hivers sont froids avec de fortes chutes de neige et des températures glaciales en décembre et en janvier. Le printemps et l'automne sont relativement doux, alors que les étés sont chauds et secs. Au sud, les hivers sont doux et les étés très chauds, avec des températures moyennes en juillet excédant les 38 °C. Sur la plaine du Khouzestan, la chaleur de l'été est accompagnée d'une forte humidité.

      En général, l'Iran a un climat aride dans lequel la plupart des précipitations, relativement faibles, tombent d'octobre à avril. Dans la plupart du pays, les précipitations annuelles sont de 25 cm ou moins. Les exceptions majeures sont les plus hautes vallées des monts Zagros et la plaine côtière de la Caspienne, ou les précipitations annuelles sont en moyenne de 50 cm. Dans la partie occidentale de la Caspienne, les chutes de pluie excédent les 100 cm par an et sont distribuées de manière relativement égale tout le long de l'année. Cette situation contraste avec celle des de certains bassins du Plateau Central, qui reçoivent 10 cm ou moins de précipitations annuelles.

      Les chaînes montagneuses de l'Alborz (Elbourz), des Zagros et le nord-ouest de l'Iran sont caractérisées par des surplus de précipitations ; ils sont donc humides pour une partie de l'année, voire toute l'année. Le reste du pays est caractérisé par des déficits : le manque de précipitation, des vents forts ou permanents et des températures élevées sont la cause d'une aridité extrême[3].

      Faune et flore[modifier]

      Biotopes d'Iran :      Steppes arborées      Forêts et zones arborées      Zones semi désertiques      Plaines désertiques      Steppes      Marais saumâtres alluviaux
      Articles détaillés : Faune d'Iran et Flore d'Iran.

      Étant donnée la grande taille du pays et les variétés climatiques dues à des facteurs divers les différences d'altitude, le niveau des précipitations et de l'évaporation, les types de sols etc. le territoire de l'Iran possède une grande quantité de biomes et de biotopes, ce qui revient à dire une importante variété dans la faune et la flore autochtone. Plus de 8 000 espèces (dont 450 endémiques) y sont répertoriées ; les trachéobiontes y sont plus nombreux qu'en Europe centrale[4].

       

      Surface et frontières[modifier]

      Superficie :

      • totale : 1 648 000 km²
      • terre : 1 636 000 km²
      • eau : 12 000 km²
      • Extension maximale : Est-Ouest = 1 700 km, Nord-Sud = 1 400 km

      Frontières terrestres :

      • totales : 5 440 km
      • pays limitrophes :
        • Afghanistan : 936 km,
        • Arménie : 35 km,
        • Azerbaïdjan : 432 km,
        • enclave de l'Azerbaïdjan-Naxcivan' : 179 km,
        • Irak : 1 458 km,
        • Pakistan : 909 km,
        • Turkménistan : 992 km

      Turquie : 499 km.

      Littoral : 2 440 km

      • golfe Persique et golfe d'Oman : environ 1 700 km,
      • mer Caspienne : 740 km.

      Revendications maritimes :

      • zone contigüe : 24 milles nautiques
      • zone maritime territoriale : 12 milles nautiques
      • problèmes avec les Émirats arabes unis sur les iles Abu Mussa et les petite et grande Tunb.

      Extrémités d'altitude :

      • point le plus bas : mer Caspienne -28 m,
      • point culminant : Qolleh-ye Damavand 5 604 m.

      Ressources naturelles et utilisation du territoire[modifier]

      Ressources naturelles : pétrole, gaz naturel, charbon, chrome, cuivre, minerai de fer, plomb, manganèse, zinc, soufre.

      Questions environnementales[modifier]

      Article détaillé : Environnement en Iran.


      Risques naturels : sécheresses périodiques, inondations, tempêtes de poussières, de sable, tremblements de terre le long de la frontière occidentale et dans le Nord-est.

      Problèmes environnementaux : pollution de l'air, particulièrement dans les zones urbaines à cause des émissions automobiles, des opérations de raffinage et des effluents industriels ; déforestation ; désertification ; pollution au pétrole dans le golfe Persique.

      Environnement - Accord internationaux : l'Iran est partie prenante aux accords sur : la biodiversité ; le changement climatique ; la désertification ; les déchets dangereux ; le dégazage ; le TNP ; la protection de la couche d'ozone ; les zones humides.

      Signé mais non ratifié : modification environnementale, loi de la mer, conservation de la vie marine.

      Notes et références[modifier]

      1. ↑ Harry Bobek, « Beiträge zur klima-ökologischen Gliederung Irans », Erdkunde 6, 1952, pp. 65-84
      2. ↑ L. Dewan and J. Famouri, « Soils », in Cambridge History of Iran I, pp. 250-63
      3. ↑ Eckart Ehlers, « Ecology », Encyclopædia Iranica
      4. ↑ (en) « 2004 Botanical Expedition to Iran » [archive], Fosiee Tahbaz, The Jepson Globe, septembre 2004

      Sources[modifier]

      • CIA World Fact Book

      Voir aussi[modifier]

      Sur les autres projets Wikimédia :

      • « Atlas sur l'Iran », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)

      Articles connexes[modifier]

      • Iran
      • Atlas de l'Iran sur Wikimedia Commons
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      GEOGRAPHIE
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Géographie

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      Carte de la Terre

      La géographie (du grec ancien γεωγραφία - geographia, composé de "η γη" (hê gê) la Terre et "γραφειν" (graphein) décrire) est l'étude de la planète, ses terres, ses caractéristiques, ses habitants, et ses phénomènes. Une traduction littérale serait «décrire ou à écrire sur la Terre". La première personne à utiliser le mot « géographie » était Eratosthène (276-194 avant J.-C.) pour un ouvrage aujourd'hui perdu. Pour les Grecs, c'est la description rationnelle de la Terre. Il s'agit d'une science qui répond à une curiosité nouvelle, et qui va déterminer la géopolitique en définissant les territoires à conquérir et à tenir. Pour Strabon, c'est la base de la formation de celui qui voulait décider.

      Quatre traditions historiques dans la recherche géographique sont l'analyse spatiale des phénomènes naturels et humains (la géographie comme une étude de la répartition des êtres vivants), des études territoriales (lieux et régions), l'étude des relations entre l'Homme et son environnement, et la recherche en sciences de la terre.

      Néanmoins, la géographie moderne est une discipline englobante qui cherche avant tout à mieux comprendre notre planète et toutes ses complexités humaines et naturelles, non seulement où les objets sont, mais comment ils ont changé et viennent à l'être. Longtemps les géographes ont perçu leur discipline comme une discipline carrefour (Jacqueline Bonnamour), "pont entre les sciences humaines et physiques". Une division de la géographie en deux branches principales s'est imposée à l'usage, la géographie humaine et la géographie physique.

      Sommaire

      [masquer]
      • 1 Introduction
      • 2 Les branches de la géographie
        • 2.1 Géographie physique
        • 2.2 Géographie humaine
        • 2.3 Géographie régionale
        • 2.4 Géographie mathématique
        • 2.5 Champs relatifs à la géographie
      • 3 Techniques géographiques
        • 3.1 Systèmes d'information géographique
        • 3.2 Télédétection
        • 3.3 Méthodes de géographie quantitative
        • 3.4 Méthodes de géographie qualitative
      • 4 Histoire de la géographie
      • 5 Géographes célèbres
      • 6 Institutions et sociétés géographiques
      • 7 Publications
        • 7.1 Presse
        • 7.2 Bases de données
      • 8 Notes et références
      • 9 Voir aussi
        • 9.1 Articles connexes
        • 9.2 Bibliographie
          • 9.2.1 Dictionnaires
          • 9.2.2 Histoire
          • 9.2.3 Epistémologie
        • 9.3 Liens externes

      Introduction[modifier]

      Longtemps les géographes se sont posé quatre questions majeures lorsqu'ils regardaient la Terre, s'inscrivant en cela dans une démarche descriptive et analytique :

      1. Qui : Les individus/les sociétés produisent leur espace avec leurs valeurs, leurs modes de vie.  ;
      2. Quoi : L'impact de ces hommes, qu'il soit économique, social, ou environnemental, produit de leurs institutions, de la recherche, des techniques, des échanges ou encore de l'exploitation des ressources naturelles ;
      3. Où : Le lieu de ces activités humaines ; plus généralement la raison des localisations ;
      4. Quand : La période historique où les individus ou les sociétés produisent des espaces qui s'ajoutent ou concurrencent les précédents.

      La géographie a beaucoup changé depuis le début du XXe siècle, à présent, c'est la science qui étudie avant tout les dimensions spatiales du social. Elle analyse donc la manière dont les sociétés jouent de l'espace pour s'organiser et se structurer.

      L'approche géographique d'un phénomène ne se limite pas uniquement à l'utilisation de la cartographie - l'étude des cartes. La grille de questionnement, associée à la cartographie, permet d'ajuster l'analyse de l'objet - l'espace - et d'expliquer pourquoi on trouve tel ou tel phénomène ici et pas ailleurs. La géographie s'applique donc à déterminer les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ; et lorsqu'ils observent des différences, leurs conséquences.

      La question fondamentale de la géographie contemporaine est la suivante : "Y a-t-il de la distance ?" Si, pour une problématique donnée (emploi, logement, accès aux ressources naturelles, tourisme…), la réponse est positive, alors cela signifie que l'approche géographique est à ce sujet pertinente. Dès lors, il convient de s'interroger dans cette perspective que la place faite aux grandes forces qui travaillent la société : l'individu, les communautés, les pouvoirs, la technique, la Nature. Des questions complexes se font alors jour, combinant les dimensions de la société sous l'angle géographique (pourquoi ? - Les objectifs des individus/des sociétés ; comment ? - Les relations du pouvoir dans l'espace ; Jusqu'où ? - Les limites, les discontinuités, les seuils...)

       

      Les branches de la géographie[modifier]

      Géographie physique[modifier]

      La géographie physique s'organise en plusieurs branches : la géomorphologie (structurale et dynamique), la climatologie, l'hydrologie et la biogéographie. Ces disciplines concourent à l'analyse du milieu naturel, on dit plus communément aujourd'hui, des paysages, qui est un géosystème : ensemble géographique doté d'une structure et d'un fonctionnement propres, qui s'inscrit dans l'espace et dans le temps (échelles spatio-temporelles). Le géosystème comporte des composants abiotiques, biotiques et anthropiques qui sont en interaction :

      • les composants abiotiques (« sans vie », les facteurs du milieu autres que ceux du vivant) relèvent :
        • de la lithosphère (les roches) ;
        • et de l'atmosphère, déterminant le climat. Le climat se manifeste dans le déplacement des masses d'air mais aussi au niveau des milieux rocheux via des agents météoriques qui participent au climat du sol, aux processus de météorisation (modifications intervenant dans les roches sous l'effet des phénomènes atmosphériques) ;
        • et enfin, de l'hydrosphère (les eaux) dont l'étude générale est le domaine de l'hydrologie qui se subdivise en hydrologie continentale et en hydrologie marine (ou océanographie). L'hydrographie concerne l'étude de la répartition des eaux (Cf. réseau hydrographique). Dans le milieu naturel, l'eau ne concerne pas seulement l'eau atmosphérique, les rivières, les lacs, les mers et océans et, les glaciers - l'eau doit être envisagée sous ses trois formes - mais aussi l'eau contenue dans la lithosphère.
      • les composants biotiques (bios, la vie) représentés par la biosphère (végétaux et animaux y compris la faune du sol, la pédofaune) ;
      • les composants anthropiques (anthrôpos, l'homme). L'étude actuelle des géosystèmes est caractérisée par une prise en compte plus grande de l'anthropisation, de même que l'accent est mis sur l'évolution dans le temps.

      Ainsi par exemple, la géomorphologie analyse l'une des composantes du milieu naturel, en relation étroite avec les autres disciplines de la géographie physique et des sciences de la Terre (géologie). On distingue une géomorphologie structurale qui correspond dans le relief à l’expression directe de la structure, d’une géomorphologie dynamique (voire climatique) dont les formes sont liées à l’action d’un climat particulier. Cette discipline s'associe également à l'analyse du milieu dans son ensemble dans le cadre de projets d'aménagements ou de conservation des milieux naturels

      La géographie physique a initialement pour objet principal le milieu. C'est la branche de la géographie qui a dominé jusque dans les années 1950-1970 par le biais de la géomorphologie, en particulier structurale, et donc l'ensemble de la discilipline. L'étude de géographie physique et du paysage était la base de l'étude de la géographie pour le père de la géographie française, Paul Vidal de la Blache. Pour comprendre l'organisation des sociétés humaines, il fallait analyser le milieu dans lequel vivait les hommes. L'historien Lucien Lefèvre a qualifié cette démarche possibiliste, "la nature distribue les cartes, l'homme joue la partie" (J.-P. Alix, L'Espace humain) (possibilisme). Les évolutions épistémologiques des années 1960 ont fortement affaibli la géographie physique, des géographes tel qu'Yves Lacoste ont fortement critiqué une emprise trop forte de la géographie physique comme élément explicatif de l'organisation des sociétés humaines (déterminisme).

      La géographie physique a aujourd'hui profondément changé. Elle s'intéresse de plus en plus au rôle de l'homme dans la transformation de son environnement physique. Parmi les concepts les plus utilisés, on trouve l'anthropisation (voir par exemple les atouts et les contraintes dans les travaux de J.-P. Marchand, université de Bretagne, sur le climat de l'Irlande).

      La place de la géographie physique fait débat au sein même de la géographie. Certains voient en la géographie physique une science de la nature, d'autres comme J.-P. Marchand affirme : "géographie physique, science sociale". L'unité de la discipline est souvent remise en question pour deux raisons. Certains géographes physiciens se sont fortement rapprochés des unités de recherches des sciences de l'environnement. Certains géographes humanistes rejettent au nom du déternimisme une explication physique de l'organisation des espaces humains.

      Certains géographes physiciens intègrent les concepts de la géographie humaine et des sciences sociales. Ils plaident pour un renouveau de la géographie physique parfois appelée, géographie de l'environnement. Les études en termes de développement durable en sont des exemples. Yvette Veyret en géomorphologie, Martine Tabaud en climatologie ou encore Paul Arnoud en biogéographie tentent de réconcilier géographie physique et géographie humaine en alliant études environnementales, prise en compte des acteurs géopolitiques et des aménagements.

      Géographie humaine[modifier]

      La géographie humaine est l'étude spatiale des activités humaines à la surface du globe, donc l'étude de l'écoumène, c'est-à-dire des régions habitées par l'homme. L'analyse de géographie humaine se fait à cette époque par le prisme de densités qui montre la capacité des hommes à s'adapter à leur milieu de vie. La géographie universitaire du début XX° insiste sur le poids de l'histoire. Dans cette approche, l'interaction entre les hommes et la nature au moyen de leurs connaissances et de leur histoire propre conduit à distinguer les sociétés et les régions en fonction de leur genre de vie.

      La géographie humaine était au début du XX° siècle le parent pauvre de la discipline. Comme la géographie physique, c'était avant tout une discipline très descriptive et peu analytique. Dans les années 1920-1930, une approche économique de la géographie humaine se développe autour d'Albert Demangeon proche de l'école des Annales. Mais, c'est toujours la géographie régionale qui domine lors de cette période.

      La géographie humaine est relancée à la fin des années 1970 par Yves Lacoste, créateur et fondateur de la revue Hérodote en 1976 (intitulée d'abord Stratégies géographies idéologies, puis en 1983 Revue de géographie et de géopolitique) et auteur de l'essai La Géographie, cela sert d'abord à faire la guerre. Il réhabilite alors une approche politique de la géographie.

      Une certaine partie des géographes rejettent entiérement la géographie physique en affirmant la géographie comme une science sociale, cette vision est notamment relayée dans la revue Espace-Temps fondée en 1975 par Jacques Lévy et Christian Grataloup

      Aujourd'hui, la géopolitique tend à analyser les conséquences de la mondialisation (géoéconomie) et la gestion des ressources naturelles (l'or ; l'or bleu - l'eau ; l'or noir - le pétrole ; l'or vert - la forêt)sont les objets les plus étudiés par la géographie humaine. La géographie humaine s'est aussi enrichie d'une approche culturelle (la géographie culturelle étudie les pratiques et les modes de vie des populations. La géographie du Genre héritière du postmodernisme et sous branche de la géographie culturelle se développe en France depuis la fin des années 1990. Elle souhaite nuancer la géographie « masculine » en intégrant la vision d'autres groupes appartenant à la société, comme les minorités sexuelles, mais aussi sociales et raciales[1]

      Géographie régionale[modifier]

      La géographie régionale est une véritable sous-discipline idiographique, axée sur la recherche de l'unique. Un territoire de prédilection : la région.

      Depuis les années 1970 et 1980, la géographie a vu se développer de nouvelles branches de sa discipline en accord avec une approche pluridisciplinaire (notamment l'utilisation des outils en provenance des disciplines économiques, mathématiques, sciences politiques, sociologiques, et informatiques), inspirée par les géographies scandinave, nord-américaine et anglaise, notamment à travers les approches variées de :

       

      Géographie mathématique[modifier]

      La géographie mathématique, se concentre sur la surface de la Terre, l'étude de sa représentation mathématique et sa relation à la lune et du soleil. La géographie mathématique comprend :

      • cartographie : La cartographie désigne la réalisation et l'étude des cartes. Le principe majeur de la cartographie est la représentation de données sur un support réduit représentant un espace réel.
      • photogrammétrie
      • topographie
      • géomatique : développée récemment, cette branche de la géographie se distingue des précédentes par le recours à l'outil l'informatique, pour analyser le territoire. Elle complète les systèmes d'information développés par ailleurs dans d'autres disciplines par une référence spatiale : la localisation géographique, couramment définie par un système de coordonnées géographiques (X, Y, Z). On distingue ainsi les systèmes d'information géographiques (SIG) et la télédétection satellite.
      • l'analyse spatiale recouvre un ensemble d'outils mais aussi de concepts permettant de modéliser les structures spatiales et d'analyser les dimensions spatiales de la vie en société.

      Champs relatifs à la géographie[modifier]

      L'économie spatiale est un domaine aux confins de la géographie économique et de la microéconomie qui étudie les questions de localisation économique, et les relations économiques entre le mondial (mondialisation) et le local (aménagement du territoire, pôle de compétence, délocalisation...)

      La notion d'échelle - ou approche multiscalaire - est essentielle en géographie : suivant que le géographe étudie toute la planète (petite échelle) ou seulement une partie de celle-ci (grande échelle), on parle de géographie générale ou de géographie régionale. De nos jours, on préfère toutefois parler de géographie thématique à la place de géographie générale et de géographie des territoires à la place de géographie régionale.

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      Techniques géographiques[modifier]

      La géographie nécessite d'être capable de situer les différentes parties de la Terre les unes par rapport aux autres. Pour ce faire, de nombreuses techniques ont été développées à travers l'histoire.

      Systèmes d'information géographique[modifier]

      Un système d'information géographique (SIG) est un système d'information capable d'organiser et de présenter des données alphanumériques spatialement référencées, ainsi que de produire des plans et des cartes. Ses usages couvrent les activités géomatiques de traitement et diffusion de l'information géographique. La représentation est généralement en deux dimensions, mais un rendu 3D ou une animation présentant des variations temporelles sur un territoire sont possibles.Incluant le matériel, l’immatériel et l’idéel, les acteurs, les objets et l’environnement, l’espace et la spatialité.

      L'usage courant du système d'information géographique est la représentation plus ou moins réaliste de l'environnement spatial en se basant sur des primitives géométriques : points, des vecteurs (arcs), des polygones ou des maillages (raster). À ces primitives sont associées des informations attributaires telles que la nature (route, voie ferrée, forêt, etc.) ou toute autre information contextuelle (nombre d'habitants, type ou superficie d'une commune par ex.).Le domaine d'appartenance de ce types de systèmes d'information est celui des sciences de l'information géographique.

      Télédétection[modifier]

      La télédétection désigne, dans son acception la plus large, la mesure ou l'acquisition d'informations sur un objet ou un phénomène, par l'intermédiaire d'un instrument de mesure n'ayant pas de contact avec l'objet étudié. C'est l'utilisation à distance de n'importe quel type d'instrument (par exemple, d'un avion, d'un engin spatial, d'un satellite ou encore d'un bateau) permettant l'acquisition d'informations sur l'environnement. On fait souvent appel à des instruments tels qu'appareils photographiques, lasers, radars, sonars, sismographes ou gravimètres. La télédétection moderne intègre normalement des traitements numériques mais peut tout aussi bien utiliser des méthodes non numériques.

      Méthodes de géographie quantitative[modifier]

      La géostatistique est une discipline à la frontière entre les mathématiques et les sciences de la Terre. Son principal domaine d'utilisation a historiquement été l'estimation des gisements miniers, mais son domaine d'application actuel est beaucoup plus large et tout phénomène spatialisé peut être étudié en utilisant la géostatistique.

      Méthodes de géographie qualitative[modifier]

      L’ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives »[2].

      Histoire de la géographie[modifier]

      Article détaillé : Histoire de la géographie.
      Diego Velázquez, Le Géographe (1627-1630)

      Les Grecs sont la première civilisation connue pour avoir étudié la géographie, à la fois comme science et comme philosophie. Thalès de Milet, Hérodote (auteur de la première chorographie), Ératosthène (première carte du monde connu – l'écoumène –, calcul de la circonférence terrestre), Hipparque, Aristote, Ptolémée ont apporté des contributions majeures à la discipline. Les Romains ont apporté de nouvelles techniques alors qu'ils cartographiaient de nouvelles régions.

      Ces premiers « géographes » développent quatre branches de la géographie qui vont perdurer jusqu'à la Renaissance :

      • découvrir et explorer les continents ;
      • mesurer l'espace terrestre (géodésie) ;
      • situer la Terre dans les systèmes astronomiques (cosmographie) ;
      • représenter l'espace terrestre (cartographie).

      Après la Renaissance et les grandes découvertes, la géographie s'impose comme une discipline à part entière dans le domaine scientifique.

      Entre le XIXe et le XXe siècle, plusieurs courants se développent tentant de démontrer l'interaction entre l'homme et la nature, avec plus ou moins de succès et de rigueur d'approche :

      • le courant déterministe, emmené par le géographe allemand Carl Ritter. Le déterminisme considère qu'une cause naturelle produit une conséquence sociale.
      • le courant environnementaliste, développé par le géographe allemand Friedrich Ratzel. Tout être vivant est le produit du milieu dans lequel il vit.
      • le courant possibiliste de Vidal de La Blache qui cherche à nuancer les approches précédentes. Il n'y a pas de déterminants géographiques, mais des possibilités que l'homme choisit, ou non, d'utiliser. La nature propose, l'homme dispose. L'École française de géographie, crée par Paul Vidal de La Blache, développe aussi une spécificité : la géographie régionale. Il s'agit de traiter de l'unique, de la région (« idiographie » ou travail sur les spécificités), évitant ainsi les dérives nomothétiques, mais tombant dans une connaissance encyclopédique.

      La nouvelle géographie se développe à partir des années 1960 aux États-Unis et gagne la France, la Suisse et surtout l'Allemagne dans les années 1970. Elle est directement influencée par les géographies anglo-saxonnes, plus précisément scandinaves et américaines. Inspirée par les mathématiques (statistiques) et les règles de l'économie, cette géographie tente d'établir des « lois » universelles (science nomothétique).

      Géographes célèbres[modifier]

      Vermeer, Le Géographe, 1669, conservé au Städelsches Kunstinstitut, à Francfort-sur-le-Main
      Article détaillé : Géographes célèbres.
      • Eratosthène (276-194 avant J.-C.)) : calcula la circonférence de la Terre.
      • Nicolas Copernic (1473, 1543)
      • Paul Vidal de la Blache (1845-1918) : fondateur de la géographie française.
      • Élisée Reclus: auteur d'une Encyclopédie (la Nouvelle Géographie universelle, en 19 tomes), son regard géographique fut influencé par ses convictions anarchistes

      Institutions et sociétés géographiques[modifier]

      Bâtiment d'administration de la National Geographic Society à Washington, D.C
      Article détaillé : Liste des sociétés de géographie.
      • American Geographical Society (États-Unis)
      • National Geographic Society (États-Unis)
      • Royal Canadian Geographical Society/Société géographique royale du Canada (Canada)
      • Royal Geographical Society (Royaume-Uni)
      • Société de géographie (France)
      • Société hongroise de Géographie (Hongrie)

      Publications[modifier]

      Une du Journal de géographie, décembre 1896.

      Presse[modifier]

      Si les revues géographiques ont parfois des origines anciennes, bon nombre d'entre elles publient maintenant des versions électroniques.

      • Annales de géographie
      • L'Espace géographique
      • The Geographical Journal
      • Hérodote
      • L'Information géographique
      • Journal de la société des océanistes
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      Bases de données[modifier]

      • Persée
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      Notes et références[modifier]

      1. ↑ http://www.geo.wvu.edu/~oberhauser/teaching/gender/links.htm#Gender%20Geography [archive]
      2. ↑ Le terme de « primitif » ne semble définitivement pas à l'abri des confusions impliquées par son étymologie et qui reflète un moment de la science et de l'histoire des idées dominé par un évolutionnisme périmé. Même s'il a été écrit qu'"Un peuple primitif n'est pas un peuple arriéré ou attardé (Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, 1958, p. 114), il est préférable (d'un point de vue éthique comme épistémologique) de reléguer le terme au musée. Aujourd’hui on parle parfois plus volontiers de « peuples premiers » (voir le nom initial du musée du Quai branly) en références aux populations autochtones (parfois majoritaires) qui ont vécu ou vivent encore aujourd’hui sur un territoire envahi à un moment de leur histoire, et éventuellement déplacées ou disséminées en diasporas qui en ont conservé la culture ou l’histoire. Cependant cette approche culturaliste est largement décriée par la communauté ethnologique aujourd'hui, car si elle peut servir d'un point de vue politique, elle est infondée scientifiquement et cette définition ne repose sur aucune réalité sociologique ou historique.

      Voir aussi[modifier]

      Sur les autres projets Wikimédia :

      • « Géographie », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
      • « Géographie », sur le Wiktionnaire (dictionnaire universel)
      • « Géographie », sur Wikiversity (communauté pédagogique libre)
      • « Géographie », sur Wikisource (bibliothèque universelle)
      • « Géographie », sur Wikiquote (recueil de citations)

      Articles connexes[modifier]

      • Système d'information géographique
      • Aménagement du territoire
      • Géostratégie
      • Géographie militaire
      • Continent
      • Démographie
      • Drapeau
      • Festival international de géographie
      • Géographes célèbres
      • Géographie des causes perdues
      • Géographie historique
      • Géographie physique
      • Géographie politique
      • Géoïde
      • National Geographic Society
      • Population

      Bibliographie[modifier]

      Dictionnaires[modifier]

      • Cédrick Allmang, Petites leçons de géographie, Presses universitaires de France, 2001, Paris, collection Major
      • Antoine Bailly, Robert Ferras, Denise Pumain (dir.), Encyclopédie de Géographie, Economica, Paris, 1992
      • Antoine Bailly & al., Les Concepts de la géographie, A. Colin, Paris, 1998
      • Roger Brunet & al., Les Mots de la géographie. Dictionnaire critique, 5e éd., Reclus-Doc. française, 2001 (ISBN 978-2-11-005943-7)
      • Jean-Paul Charvet & al., Dictionnaire de géographie humaine, Paris, Liris, 2000
      • Pierre George, Dictionnaire de géographie, Presses Universitaires de France, Paris, 1990
      • Jacques Lévy, Michel Lussault, Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés, Belin, 2003
      • Yves Lacoste, De la géopolitique aux paysages. Dictionnaire de la géographie, Collin, 2003
      • Antonio Da Cunha "Objet, démarches et méthodes: les paradigmes de la géographie", université de Lausanne, octobre 2006, avec la collaboration d'Olivier Schmid.

      Histoire[modifier]

      • Philippe Pinchemel, Marie-Claire Robic, Jean-Louis Tissier (sous la direction de), Deux siècles de géographie française, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1984, 380 p.
      • Paul Claval, Histoire de la géographie, Paris, PUF, Que-sais-je ? n°65, 1995, 126 p.
      • Marie-Claire Robic, Anne-Marie Briend, Mechtild Rössler (sous la direction de), Géographes face au monde. L’Union géographique internationale et les Congrès internationaux de géographie, Paris, L'Harmattan, 1996, 464 p.
      • Paul Claval, Histoire de la Géographie française de 1870 à nos jours, Paris, Fernand Nathan, 1998, 544 p.
      • Jean-François Deneux, Histoire de la pensée géographique, Belin, 2006. (ISBN 978-2-7011-3767-4)
      • Marie-Claire Robic (coordinatrice), Cyril Gosme, Didier Mendibil, Olivier Orain, Jean-Louis Tissier, Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française, Paris, ADPF (Association pour la diffusion de la pensée française) - Ministère des Affaires étrangères, 2006, 232 p.
      • Pierre Singaravélou (dir.), L'Empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation (XIXe-XXe s.), Paris, Belin, 2008

      Epistémologie[modifier]

      • Jacques Scheibling, Qu'est-ce que la géographie ?, Paris, Hachette, 1994, 200 p.
      • Anne-Marie Gérin-Grataloup, Précis de géographie, Paris, Fernand Nathan, 1995 (réédité).
      • Robert Marconis, Introduction à la géographie, Paris, Armand Colin, 1996, 222 p.
      • Paul Claval, Epistémologie de la géographie, Paris, Fernand Nathan, 2001, 266 p.
      • Jean-Jacques Bavoux, La géographie : Objets, méthodes, débats, Paris, Armand Colin, 2002, 240 p.
      • Armand Frémont, Aimez-vous la géographie ?, Paris, Flammarion, 2005, 358 p.

      Liens externes[modifier]

      Sites et revues scientifiques consacrés à la géographie de façon globale : http://www.hesperis.org

      • CNFG : Comité National Français de Géographie
      • Hypergéo : Encyclopédie en ligne consacrée à l’épistémologie de la géographie
      • Cybergeo, revue électronique de géographie (fondée en 1996)
      • Documentation photographique (Collection de la Documentation française fondée en 1949)
      • Festival international de la géographie - Saint-Dié-des-Vosges
      • Premier forum francophone sur la réflexion épistémologique en Géographie

      D'autres liens sur la Catégorie géographie de l’annuaire dmoz

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      Métro station Cluny - La Sorbonne
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      Facade de la Sorbonne donnant sur la place, ancienne chapelle Ste Ursule

      La Sorbonne est un bâtiment du Quartier latin, propriété de la ville de Paris. Il tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne, collège dédié à la théologie dont il définit ainsi le projet : 'Vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement'. Ce terme de Sorbonne est aussi utilisé par métonymie pour désigner l’ancienne Université de Paris, sous l'ancien régime et de 1896 à 1971, ainsi que les anciennes facultés des sciences et des lettres de Paris. La façade baroque est celle de la chapelle Sainte Ursule, achevée en 1642. Cette dernière, déconsacrée depuis la loi de séparation des Églises et de l'État, est désormais utilisée pour des réceptions ou des expositions.

      La Sorbonne est le siège du rectorat de l'académie de Paris et de la chancellerie des universités de Paris, elle abrite une partie des activités des universités Paris-I, Paris-III, Paris-IV et Paris-V, ainsi que celles de l'Ecole pratique des hautes études, et l'Ecole des chartes. La Bibliothèque de la Sorbonne est rattachée par convention à l’université Paris-I.

      La chapelle de la Sorbonne fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1887[1]. Le Grand Amphithéâtre (entre autres salles et salons) fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1975[2]. L'ensemble des bâtiments (façades et toitures) fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1975[2].

      Sommaire

      [masquer]
      • 1 De la fondation du collège de théologiens par Robert de Sorbon, à la reconstruction initiée par Richelieu
      • 2 Reconstruction des bâtiments sous le provisorat de Richelieu
      • 3 Les bâtiments sous la Révolution
      • 4 La Sorbonne au XIXe siège, siège des facultés des sciences, des lettres et de théologie de Paris
      • 5 La nouvelle Sorbonne de Paul Nénot
        • 5.1 Le Palais
        • 5.2 La Faculté des lettres
        • 5.3 La Faculté des Sciences
      • 6 La Sorbonne éclatée : l'après mai 68
      • 7 Un monument menacé ?
      • 8 Le nom « Sorbonne », héritage des universités de Paris
      • 9 Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne
      • 10 Bibliographie
      • 11 Notes
      • 12 Voir aussi
      • 13 Liens externes

      De la fondation du collège de théologiens par Robert de Sorbon, à la reconstruction initiée par Richelieu[modifier]

      Article connexe : Chapelle de la Sorbonne.
      Article détaillé : collège de Sorbonne.
      Le collège de Sorbonne au XVIe siècle

      À ses origines, la Sorbonne est un collège pour étudiants en théologie fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi saint Louis, ainsi nommé d'après son village de naissance, dans les Ardennes. Comme les autres collèges de l'université, il devait accueillir des pensionnaires pauvres qui y disposaient de bourses, ainsi que des étudiants non pensionnaires. Le collège est ainsi destiné à sa fondation à abriter une vingtaine de personnes. À cet effet, saint Louis donna quelques maisons de la rue coupe-gueule, face à l'hôtel de Cluny, pour y installer les étudiants. Robert de Sorbon, par l'intermédiaire de Guillaume de Chartres achète et échange rapidement l'ensemble des abords de cette rue; en 1260, la majorité du site actuel est aux mains du collège. Il s'agit alors d'un ensemble épars de bâtiments divers, maisons, granges, etc. disposés dans un jardin. Une grande simplicité du bâti est maintenue à dessein par le fondateur qui instaure une règle de vie pieuse et austère. En dépit des achats et constructions ultérieures, cette relative austérité reste une des caractéristiques du collège. Au début du XVIIe siècle, il se présentait encore comme un ensemble de bâtiments disparates édifiés le long de la rue Coupe-Gueule, désormais appelée rue de la Sorbonne, entre le cloître Saint-Benoît au nord et le collège de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe siècle dont la façade donnait sur la rue[3]. Le collège de Sorbonne devint le siège des assemblées de la faculté de théologie de l'université de Paris.

      Reconstruction des bâtiments sous le provisorat de Richelieu[modifier]

      Élévation de la chapelle de Richelieu.

      Le cardinal de Richelieu, qui avait été élève au collège de Sorbonne en 1606-1607, en devient le proviseur en 1622 après le décès du cardinal de Harley. Face à l'état de délabrement du bâtiment, il entreprit un ambitieux programme de rénovation du collège. Les bâtiments, particulièrement mal commodes, étaient devenus nettement insuffisants au cours des deux derniers siècles. Le rôle des collèges avait en effet alors évolué : d'un simple gîte à l'attention d'une vingtaine de pensionnaires, il était devenu le siège d'une importante bibliothèque et un lieu d'enseignement, tandis que l'acquisition de terres et de rentes avait permis d'accroître le nombre de pensionnaires. Des travaux étaient urgents pour le nouveau proviseur du collège. À cette effet, il y agrégea deux collèges voisins, ceux de Calvi et des Dix-Huit et fit reconstruire les bâtiments dans un style classique.

      Richelieu chargea donc son architecte, Jacques Lemercier, de reconstruire l'ensemble afin de répondre aux exigences et au goût de l'époque. Le premier projet consistait à raser les bâtiments gothiques du collège et de son voisin méridional, celui de Calvi, tout en conservant la chapelle. Celle-ci, modernisée et agrandie, aurait servi de séparation entre deux cours de taille égale. Les travaux de démolition étaient en cours depuis 1629 quand Richelieu, conforté dans sa situation de premier ministre après la journée des dupes, fit retravailler le projet dans un sens plus ambitieux.

      On abandonna le système des cours jumelles au profit d'une grande cour unique s'étendant au nord d'une nouvelle chapelle. Celle-ci prit rapidement des proportions monumentales, recouvrant tout l'espace jadis occupé par le collège de Calvi. Les travaux de reconstructions commencèrent en mai 1635 et le gros œuvre était presque terminé à la mort du cardinal en 1642. Seule la chapelle, aujourd'hui considérée comme le chef-d'œuvre de Lemercier et de l'architecture classique parisienne restait inachevée. La duchesse d'Aiguillon, héritière de Richelieu et exécutrice de son testament, dirigea la fin des travaux.

      Le nouveau collège doubla ainsi sa surface et se vit, en outre, doté d'une grande chapelle destinée à recevoir le tombeau du cardinal. En plus de ces aménagements, le cardinal léguait une partie de sa bibliothèque et de sa fortune à l'institution.

      Les bâtiments sous la Révolution[modifier]

      Sous la Révolution française, les bâtiments furent fermés aux étudiants en 1791 et la société sorbonnique fut dissoute en même temps que les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corps intermédiaires. En 1794, la chapelle fut transformée en temple de la déesse Raison. Napoléon Bonaparte transforma le site en ateliers d'artistes[4].

      La Sorbonne au XIXe siège, siège des facultés des sciences, des lettres et de théologie de Paris[modifier]

      La place de la Sorbonne au début du XIXe siècle.

      À partir de 1806, Napoléon réorganisa l'ensemble du système d'enseignement français en créant l'Université impériale. Elle regroupait tous les niveaux d'enseignement et comportait à ses niveaux les plus élevés les écoles spéciales et des facultés de cinq types : Faculté des sciences, Faculté des lettres, Faculté de théologie, Faculté de droit et Faculté de médecine. Les deux dernières retrouvèrent leurs locaux d'Ancien Régime, place du Panthéon et rue de l'école de Médecine, tandis que les trois autres s'installent dans les bâtiments de l'ancien collège du Plessis, puis en 1821 dans la Sorbonne de Richelieu. Le bâtiment devenait en outre le siège du rectorat de l'Académie de Paris.

      À la Restauration, le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, voulut honorer la mémoire du cardinal en rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il y fit construire un amphithéâtre de 1 200 places. Malgré ces aménagements, les vieux bâtiments du XVIIe siècle, abandonnés pendant les dix ans de la Révolution, s'étaient beaucoup dégradés. La concentration sur ce seul collège des étudiants en lettre, science et théologie de toute l'académie de Paris posa rapidement des problèmes d'exiguïté. La rénovation du complexe devenait une urgence qui traversa tout le XIXe siècle. Sous le Second Empire, on confia à Léon Vaudoyer le projet. Il conçut un palais avec une grande façade rue Saint-Jacques et une tour d'astronomie. La première pierre fut posée en 1855 mais le projet n'aboutit pas[5].

      La création de l'Ecole pratique des hautes études mit encore plus en évidence les problèmes d'exiguité des lieux. Les nouveaux laboratoires d'enseignement et de recherche de la faculté des sciences, financés par l'Ecole pratique, durent être installés dans des appartements de la rue Saint Jacques.

      La nouvelle Sorbonne de Paul Nénot[modifier]

      La nouvelle Sorbonne de Nénot
      Plan de la nouvelle Sorbonne, d'après Henri-Paul Nénot

      Un nouveau concours d'architecte, présidé par Charles Garnier, fut ouvert dans les années 1880 et remporté par l'élève de Charles Garnier, Henri-Paul Nénot. Il reprenait l'idée de Léon Vaudoyer de construire non plus un collège mais un véritable palais des sciences et des lettres. Refusant les tentations néogothiques qu'on voyait s'épanouir en Grande-Bretagne ou en Belgique pour les nouveaux collèges de Cambridge ou l'université de Gand, il livra un très bel exemple du classicisme haussmannien. Nénot déclara "l'université ne peut se passer de la tradition de l'architecture latine et a besoin de proportions et de règles dans ses bâtiments"[6].

      Malgré quelques protestations[7], la démolition des bâtiments, chapelle exceptée, dura dix ans, de 1884 et 1894, tandis que la première pierre du nouvel édifice était posée en 1885. Le président Sadi Carnot put inaugurer la première partie du complexe, au nord, en 1889, pour le centenaire de la Révolution française. L'ensemble des travaux ne fut achevé qu'en 1901.

      Le projet de Paul Nénot était à la fois simple et grandiose. La surface à lotir avait été étendue à un vaste îlot tout en longueur compris entre les rues Saint-Jacques, Cujas, des écoles et de la Sorbonne. Le terrain présentait une forte déclivité, s'élevant de façon importante au sud, suivant les pentes de la Montagne Sainte-Geneviève. La chapelle, devenue monument historique et occupant une surface importante au centre du site, devait être conservée. Ce n'était donc pas un ensemble facile à mettre en valeur. Nénot y délimita trois ensembles qui permettent véritablement de considérer son bâtiment comme un complexe regroupant plusieurs monuments, séparés par des rues intérieures transversales, les galeries Robert de Sorbon et Jean de Gerson :

      • au nord, sur la rue des écoles, il créa un vaste palais académique, destiné à recevoir l'administration du rectorat, la chancellerie de l'université et les secrétariats des deux facultés qui devaient occuper le site.
      • au sud, un ensemble d'ailes assez basses, organisées autour de cours nombreuses et aménageables, destiné à accueillir les laboratoires de la faculté des sciences. Chaque département y disposait de locaux spécialement adaptés à sa discipline.
      • entre les deux, un ensemble généraliste autour d'une cour d'honneur, regroupant de vastes salles, de grands amphithéâtres et une bibliothèque centrale, apte à accueillir toutes sortes d'enseignements, mais en particulier ceux de la faculté des lettres.

      Les espaces initialement prévus pour la faculté de théologie, supprimée en 1885, furent attribués à l'École nationale des chartes[8], qui devenait ainsi la deuxième école spéciale après l'Ecole pratique des hautes études à s'installer dans le complexe de la Sorbonne.

      En 1896, une loi regroupa les facultés de droit, lettres, médecine et sciences d'une même académie en une personne morale, l'université. La Sorbonne, déjà siège du rectorat de Paris, devenait par là le siège de la nouvelle Université de Paris. Le recteur de l'académie de Paris cumula dès lors sa charge avec celle de chancelier de l'université de Paris, augmentant notablement ses besoins en place et en personnel dans le bâtiment. De la même façon, l'augmentation rapide du nombre d'étudiants, imposa la construction d'annexes autour du bâtiment : (Institut de géographie, Institut d'Art et d'Archéologie)[9]. D'abord modestes, ces annexes devinrent après la Seconde Guerre mondiale, de gigantesques complexes rivalisant en taille avec la maison mère, à l'image du campus de Jussieu, de celui de Nanterre etc.[10].

      Le Palais[modifier]

      Le grand vestibule, sur la rue des Écoles
      L'escalier d'honneur vers le vestibule

      Chaque ensemble était construit selon un thème architectural. Le palais, au Nord, était ainsi la seule partie entièrement conçue dans des matériaux nobles, affichant sur les rues comme dans les cours un appareil de pierre de taille sommé de grands toits pentus d'ardoise. Sa façade principale, sur la rue des écoles, au nord, était édifiée dans un style néo-Renaissance des plus grandiloquents. Au premier étage, d'immenses fenêtres à meneaux de pierre marquaient ainsi cette inspiration. À l'intérieur, un grand vestibule de pierre claire décoré de reliefs et de statues s'ouvrait sur un monumental escalier à double révolution desservant un grand amphithéâtre plus proche d'une salle de spectacles que d'une salle de cours. Il était décoré dans des tons de vert, couleur traditionnellement attachée au savoir et très présente dans le bâtiment. Son mur de scène fut confié au peintre Puvis de Chavannes qui y figura le bois sacré de la connaissance. L'escalier menait à un palier à éclairage zénithal largement ouvert sur le rez-de-chaussée, faisant ainsi office de puits de lumière. Un vaste péristyle en dessinait les contours et soutenait une verrière dont le médaillon central figurait les armoiries de la ville de Paris en vitrail. Au dessus du vestibule, depuis le palier, on accédait à une enfilade de salons ouvrant sur la rue et destinés à accueillir les cérémonies de l'université et du rectorat. Cette partie, particulièrement prestigieuse regorgeait de peintures murales évoquant les grands moments de l'université de Paris, de la concession de Saint-Louis à l'inauguration de la nouvelle Sorbonne.

      Au rez-de-chaussée, le vestibule s'ouvrait à ses extrémités sur deux galeries, les amphithéâtres Michelet et Quinet à l'est et les bureaux du rectorat à l'ouest. Les deux galeries, bordées d'arcades de pierre de taille garnies de boiseries et de peintures figurant les principales villes de l'histoire universelles, longeaient le grand amphithéâtre et aboutissaient, après une volée de marches, à la galerie Robert de Sorbon. Elles étaient longées vers l'extérieur de l'îlot par deux cours éclairant les secrétariats des deux facultés résidentes. L'ensemble possédait une grande lisibilité puisque toute la partie ouest, rectorat excepté était dévolue à l'administration de la faculté des lettres, tandis qu'en symétrique, toute la partie est était dévolue à l'administration de la faculté des sciences. Au niveau de la galerie Robert de Sorbon, entre les galeries des sciences et des lettres, se trouvait la salle des autorités, communiquant avec la scène du grand amphi. Décorée d'allégories des sciences peintes dans les styles pointilliste et fauve, elle était le lieu de préparation et de repos des sommités appelées à intervenir dans le grand amphi et servait de coulisses pour les représentations qui s'y déroulaient.

      La Faculté des lettres[modifier]

      L'amphithéâtre Richelieu, au cœur de la nouvelle Sorbonne de Nénot

      Commençait ensuite la partie centrale du bâtiment. La cour d'honneur avait été conçue de manière à évoquer une architecture Louis XIII et à ne pas trancher avec la chapelle qui en occupait le bord méridional. Elle était bordée au nord par un auvent à colonnes ouvert dans le rez-de chaussé du bâtiment. Elle s'ouvrait sur la rue à l'ouest par une porte cochère et sur le hall des amphis à l'ouest. Celui-ci était une réplique plus modeste du grand vestibule du palais. Il s'ouvrait sur un escalier menant à la bibliothèque et sur cinq salles de cours : les amphithéâtres Descartes, Guizot, Turgot et Richelieu, ainsi que sur la salle Louis Liard, anciennement salle des doctorats. Les trois premiers étaient des salles rectangulaires à gradins, ornés de boiseries basses et d'une peinture au dessus de l'estrade. Derrière chaque estrade se trouvait un bureau pour que le professeur puisse recevoir ses étudiants. L'amphithéâtre Richelieu était de conception très différente, puisqu'il était rond. Là encore, boiseries et peinture en décoraient les murs. Autre spécificité, ces derniers étaient vert pomme et ornés sur toute leur hauteur de motifs floraux. La salle Louis Liard, enfin, était une salle prestigieuse destinée aux soutenances de doctorat et aux réunions académiques. Son décor était néo-rococo et un grand portrait du Cardinal de Richelieu trônait au dessus de l'estrade. À l'arrière, ici encore, on trouvait une petite salle destinée à la délibération des jurys de doctorat.

      Salle de lecture de la Bibliothèque

      À l'étage, sur toute la longueur de la cour, s'étendait la vaste bibliothèque de la Sorbonne Afin de ne pas réduire la luminosité en obstruant une partie des fenêtres avec des rayonnages, elle fut dès le début une bibliothèque avec peu de livres en libre accès. De part et d'autre de l'entrée, où se situaient le guichet et les catalogues, s'organisaient deux espaces de lecture : les lettres au nord et les sciences au sud. Le long vaisseau était décoré de deux scènes historiques à ses extrémités et les murs étaient recouverts de toiles marouflées aux grands motifs art nouveau dans des tons vert-d'eau. Un système de ventilation très novateur était ménagé dans les frises en fontes du plafond et permettait de chauffer la salle en hiver. Sur les cours intérieures, au dessus des amphithéâtres Turgot et Guizot, s'élevaient cinq puis huit étages de magasins. Des salles séparées, pour les professeurs et pour accueillir la bibliothèque de Victor Cousin, jouxtaient la grande salle. Au même niveau que la bibliothèque, sur la rue Saint-Jacques se situaient les deux musées de l'université, celui de minéralogie et celui de (aide bienvenue), qui complétaient ces archives du savoir.

      Cette partie du bâtiment était la plus récente et on pouvait y constater un changement dans le goût dominant : le décor y faisait une plus large part au bois et aux toiles peintes. L'influence du style art-nouveau était palpable. Les escaliers de cette partie centrale du bâtiment étaient ainsi décorés des mêmes toiles peintes aux délicats motifs vert-d'eau que la bibliothèque, bien qu'elles aient été par la suite recouvert d'un badigeon beige. Le contraste était donc saisissant avec la décoration du palais, juste à côté, décoré dans le style triomphant et propagandiste si cher aux débuts de la troisième république. Le long des rues extérieures, s'échelonnaient quatre étages de salles de cours. Sur la rue Saint-Jacques, se trouvait une tour à deux coupoles destinée à accueillir l'observatoire de la Sorbonne. Par souci d'économie, seules les façades sur les rues et la cour d'honneur furent ici réalisées en pierre de taille; les ailes donnant sur les cours intérieures étaient en brique.

      La Faculté des Sciences[modifier]

      Les bâtiments de la faculté des sciences, avec leur appareil de pierre et de brique, depuis l'école de droit de Paris

      Cet ensemble était traversé sur toute sa longueur par la galerie Richelieu, qui s'achevait au sud par une nouvelle volée de marches destinées à compenser la pente de la montagne. Au sud s'étendaient les bâtiments de la faculté des sciences, avec seulement deux à trois étages en moyenne et réalisés dans un style industriel mêlant appareil de briques et auvents métalliques. Cette section du bâtiment comportait surtout des laboratoires et des bureaux mais aussi quelques beaux amphithéâtres : ceux de chimie et de géologie, notamment au niveau de l'entrée. Il s'agissait de deux amphithéâtres ronds en boiseries, et dont le haut de l'estrade était peint de paysages dans un style néo-impressionniste. Ce sont actuellement les amphithéâtres Bachelard et Oury (dits de gestion).

      La Sorbonne éclatée : l'après mai 68[modifier]

      Rue Victor-Cousin, 11 mars 2006 au matin.

      En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque d'Occident. Il y a là toutes les tendances de l'extrême gauche : trotskystes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le recteur-président de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.

      L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire. En 1971, l'Université parisienne est éclatée en treize universités nouvelles. Tandis que les annexes sont partagées entre les différentes universités filles, le complexe de la Sorbonne, propriété de la ville de Paris, est placé dans un régime d'indivision géré par la Chancellerie des universités de Paris. Six établissements d'enseignement se maintiennent dans les locaux : les universités Paris I, Paris III, Paris IV et Paris V ainsi que l'ENC et l'EPHE. Cette multiplication d'acteurs a favorisé l'accumulation de difficultés et d'inégalités dans gestion du monument.

      Dans le même temps, un processus de fermeture du bâtiment déjà enclenché par le déménagement de la faculté des sciences s'accélère afin de neutraliser le site : les étudiants de premier cycle, plus nombreux et réputés plus remuants, sont délocalisés sur des sites périphériques comme le centre Pierre-Mendès-France, le centre Censier ou le centre Clignancourt, réduisant notablement le nombre d'étudiants dans le bâtiment. De même, la partie basse du complexe, le palais académique, est fermé aux étudiants, tandis que sous l'effet du plan vigipirate, devenu permanent à la suite des attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, fermée au public. Si l'on fait exception de quelques rares visites groupées organisées par la Chancellerie et des journées européennes du patrimoine, seuls les étudiants et le personnel des établissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la bibliothèque de la Sorbonne, peuvent y entrer.

      Malgré cela, le caractère symbolique du monument dans la contestation étudiante et la tentation de réitérer le mythe de mai 68 restent forts. C'est ainsi qu'en 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi dite « sur l'égalité de chances », ont occupé la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : « la prise de la Sorbonne ») avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

      Le quartier a été bouclé pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant passé inaperçu — voir un des rares documents sur le sujet, le court-métrage Sorbonne interdite[11]. Le bâtiment a été fermé aux étudiants et aux enseignants à la demande du rectorat désireux d'éviter toute nouvelle occupation et tout nouveau dégât. Elle a rouvert le 24 avril 2006. Au cours de cette période, les bâtiments du Panthéon, situé au 12 de la place du Panthéon, continuaient à recevoir étudiants et enseignants.

      Des étudiants ont immédiatement voté la réoccupation de l'université avant d'être à nouveau expulsés le soir même. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le déploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'université. Au-delà de la lutte contre le CPE, une partie des étudiants a cherché à imiter sans vrai discernement, semble-t-il, l'esprit de mai 68. Les dégâts causés par les manifestants se sont chiffrés à 800 000 euros, ce qui a contraint l'université à développer la location de ses locaux - déjà existante vu l'histoire du lieu, pour des tournages de films ou de téléfilms, afin de payer les travaux qui ont nécessité la fermeture du bâtiment et l'annulation de nombreux cours[12].

      Le 19 février 2009 suite à une manifestation la Sorbonne fut occupée par des étudiants pendant plusieurs heures avant d'être expulsés par la police[13].

      Un monument menacé ?[modifier]

      Si le complexe de Nénot put sembler lors de son inauguration aussi grandiloquent que surdimensionné, l'université de Paris ne comptant en 1914 que 17308 étudiants, il fallut bien vite l'adapter à un afflux d'étudiants toujours plus nombreux. Le plan de Nénot fut donc modifié peu à peu pendant tout le XXe siècle, au gré de l'évolution de la démographie. Dans le bâtiment lui-même, on chercha ainsi à gagner de l'espace d'enseignement en couvrant le rez-de chaussé des cours intérieures de l'ancienne faculté des sciences pour y créer des amphithéâtres. Ces structures de piètre qualité occupent à l'heure actuelle huit des onze cours du bâtiment et accueillent des services aux étudiants, des sanitaires et des salles de travail, alors que la vocation de ces espaces était de ménager des respirations dans un îlot de très grande taille. De même, leurs toits de graviers, installés sans se soucier de l'esthétique générale du monument, sont actuellement, faute d'entretien, envahis par des plantes parasites. La bibliothèque a été soumise au même problème et a dû trouver de nouveaux espaces de stockage quand ses cinq étages de magasins ont été pleins. On a d'abord commencé par construire trois nouveaux étages avant d'utiliser les caves[14]. À l'heure actuelle, seul le creusement d'un silo sous la cour d'honneur ou le stockage de livres hors de Paris permettraient d'accroître les collections[15].

      L'événement le plus important de ce siècle pour le monument a sans doute été le démembrement de l'université et la multiplication subséquente de ses occupants. Chaque institution a en effet sa propre politique concernant le bâtiment, en dépit de l'autorité théorique de la Mairie de Paris et de la Chancellerie des Universités sur la gestion du complexe. La chose est saisissante quand on arpente les couloirs : suivant l'occupant des murs, ceux-ci peuvent passer du blanc immaculé au jaune sale. L'installation non concertée de gaines techniques (électricité, téléphone, réseau local) par chacun des acteurs pose en outre des problèmes importants, à tel point que la réfection globale de ces réseaux fait partie des missions assignées par la mairie de Paris à la campagne de mise en sécurité de la Sorbonne[16].

      Une autre menace, qui ne pèse plus sur l'intégrité du monument, mais sur sa vocation[17], est dénoncée depuis plusieurs années par les étudiants[18],[19] du complexe: il s'agit de la mainmise toujours plus importante des services de la chancellerie sur le bâtiment. Le rapport Larrouturou[20] sur l'immobilier universitaire parisien s'en est également étonné, dans la mesure où la chancellerie possède de nombreux autres immeubles dans Paris. Il est vrai que, théoriquement, celle-ci attribue les espaces qui se libèrent dans le complexe au fil des départs, mais elle s'en est attribué plusieurs, notamment dans l'ancienne faculté des sciences, faisant craindre aux organisations étudiantes une politique de grignotage et d'expulsion des étudiants. Il n'est pas faux qu'un certain nombre de précédents existent, notamment en ce qui concerne le palais académique, qui abritait le rectorat et la chancellerie, mais aussi les secrétariats des facultés. Or ces derniers font aujourd'hui partie des espaces attribués à la chancellerie[21].

      Le nom « Sorbonne », héritage des universités de Paris[modifier]

      À la suite de la réforme des universités de 1970, le bâtiment de la Sorbonne fut placé dans un régime d'indivision entre différentes institutions. La Ville de Paris est propriétaire des lieux, avec obligation perpétuelle d'y maintenir le chef-lieu de l'académie de Paris; la chancellerie des universités de Paris, quant à elle gère le monument. D'autres institutions comme les Cours de civilisation française de la Sorbonne et la Bibliothèque de la Sorbonne y ont leur siège, de même que les écoles des Chartes et des Hautes Études. Ces dernières, néanmoins, devraient bientôt déménager sur la rive droite, notamment sur le futur Campus Condorcet. Quatre universités disposent de locaux dans la Sorbonne et utilise ainsi ce nom[22]:

      • Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.
      • Paris III (Sorbonne nouvelle)
      • Paris IV (Paris-Sorbonne)
      • Paris V, dont une composante est nommée « Unité de formation et de recherche de sciences humaines et sociales Sorbonne »

      Le nom "Sorbonne" est ainsi une marque disputée par différentes institutions. Il s'agit en effet d'un véritable enjeu de taille pour ces institutions, dans la mesure où le nom Sorbonne concentre en lui seul toute la réputation de l'ancienne université de Paris. On a ainsi vu au début de l'année 2010 les différents PRES de Paris se battre autour de ce nom, considéré comme une marque porteuse de prestige et attractive pour les étudiants étrangers [23]. Finalement, trois PRES utilisent ce nom :

      • Sorbonne Universités
      • Sorbonne Paris Cité
      • Hautes Études-Sorbonne-Arts et Métiers (Hésam)

       

      Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne[modifier]

      • Nérée Boubée[24], (1806-1862), naturaliste, entomologiste, géologue, auteur, professeur à l'Université de Paris, membre de la Société Entomologique de France (SEF).
      • Michel Aflaq, fondateur du parti Baas
      • Alexandre Alekhine, champion du monde d'échecs de 1927 à 1935
      • Alexandre V, antipape
      • Carlos Alvarado Larroucau, écrivain francophone d'Argentine
      • Jean-Jacques Ampère, physicien
      • Dimitrij Andrusov (de), géologue des Carpates
      • Theo Angelopoulos, cinéaste
      • Antoine Arnauld, écrivain
      • Raymond Aron, philosophe
      • Alphonse Aulard, historien
      • Joaquín Balaguer Ricardo, politicien
      • Georges Bataille, écrivain
      • Benoît XVI, pape
      • Honoré de Balzac, écrivain
      • Simone de Beauvoir, écrivain
      • Henri Bergson, philosophe
      • Claude Bernard, biologiste
      • Francine Bloch, femme de lettres
      • Adeline Blondieau, actrice
      • Boileau, poète
      • Habib Bourguiba, 1er président de la République tunisienne
      • Ferdinand Buisson, prix Nobel de la paix, fondateur de la LDH
      • Jean Calvin, théologien
      • Roch Carrier, romancier et dramaturge
      • André Chamson, écrivain et essayiste
      • André Chastel, historien
      • Adrienne Clarkson, ancienne gouverneure générale du Canada
      • Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques modernes
      • Victor Cousin, philosophe
      • Vincent Cronin, biographe et historien
      • Marie Curie, physicienne, chimiste prix Nobel professeur
      • Pierre Curie physicien prix Nobel professeur
      • Jean-Philibert Damiron, philosophe
      • Bénédicte Delmas, actrice
      • Raymond Duchamp-Villon, sculpteur français
      • Érasme, théologien
      • Claude Fauriel, historien
      • Jacques Derrida, philosophe
      • Jean Favier, historien, ancien président de la Bibliothèque Nationale de France.
      • Moshe Feldenkrais, physicien
      • Lawrence Ferlinghetti, poète
      • Stanislas Fradet, homme politique
      • Gautier de Châtillon, poète
      • Nicolas Eugène Géruzez, historien
      • Jean-Luc Godard, cinéaste
      • Petar Guberina, linguiste croate
      • Fernando Henrique Cardoso, politicien brésilien
      • Pierre Guérin de Tencin, cardinal et ministre d'État, proviseur de la Sorbonne.
      • François Guizot, historien
      • René Gutman, Grand-Rabbin
      • Gabriel Hanotaux, historien, politicien
      • John F. Hasey,
      • Jacqueline Kennedy, née Bouvier, étudiante en 1949-1950, puis First lady.
      • Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus
      • Pierre Favre, helléniste, jésuite
      • François Xavier, missionnaire, jésuite
      • Dominique Jamet, journaliste, écrivain, ancien président de l'établissement public de la Bibliothèque de France.
      • Paul Janet
      • Frédéric Joliot-Curie, physicien prix Nobel
      • Irène Joliot-Curie, physicienne prix Nobel
      • Alberto Jori, philosophe
      • Michel Journiac, artiste
      • Olga Kisseleva, artiste
      • Venceslas Kruta, historien
      • André Leroi-Gourhan, archéologue et ethnologue
      • Emmanuel Levinas, philosophe
      • Benny Lévy, philosophe et écrivain français
      • Claude Lévi-Strauss, anthropologue
      • Camille Le Tellier de Louvois, homme d'Église
      • Norman Mailer, écrivain
      • Roger Martin du Gard, écrivain
      • Florian Delbarre, Docteur en médecine
      • François Mauriac, écrivain
      • Marsile de Padoue, théologien
      • Michel Moine, journaliste de radio,
      • André Morellet, homme d'Église
      • Pierre Martin Ngo Dinh Thuc, archevêque
      • Paul Nizan, écrivain et philosophe
      • Mikhail Vasilevich Ostrogradsky, physicien
      • Gaston Paris, philologue
      • Jean Piaget, psychologue et épistémologue
      • Pierre de Blois, diplomate et poète
      • Henri Poincaré, mathématicien et physicien
      • Raymond Queneau, écrivain
      • Elia Ravelomanantsoa, femme d'affaires
      • Vera Maria Rosenberg (Vera Atkins of SOE)
      • Gustave Roussy, neurologue, cancérologue, recteur de l'Académie de Paris, fondateur du premier centre anticancéreux français.
      • Pierre-Paul Royer-Collard, homme politique et philosophe
      • Maximilien Rubel, marxologue
      • Ibrahim Rugova, écrivain
      • Émile Saisset, philosophe
      • Jorge Semprún écrivain, ancien ministre de la Culture d'Espagne
      • Jean-Pierre Serre, mathématicien
      • Emmanuel-Joseph Sieyès, homme d'Église
      • Pierre Teilhard de Chardin, géologue, philosophe et théologien
      • Pierre Elliott Trudeau, politicien canadien (ancien premier ministre du Canada)
      • Marina Tsvetaïeva, poétesse
      • Anne Robert Jacques Turgot, homme politique et économiste
      • John Turner, homme politique
      • Jacques Vergès, avocat
      • Sergio Vieira de Mello, homme politique
      • Pierre Vidal-Naquet, historien
      • Saint Vincent de Paul, ministre des Cultes, apôtre de la charité
      • Léopold Sédar Senghor académicien et poète, ancien Président de la République du Sénégal
      • Abel-François Villemain, homme politique
      • Stefan de Vries, journaliste
      • Sam Waterston, acteur et producteur
      • Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, écrivain et professeur de littérature
      • Jean Ziegler, politicien et sociologue suisse

      Bibliographie[modifier]

      • Emmanuelle Anizon, Nicolas Delesalle, « Les damnés de la thèse », Télérama, no 2962, 21 octobre 2006, p. 30-34
      • Jean-Robert Pitte, La Sorbonne au service des Humanités. 750 ans de création et de transmission du savoir (1257-2007), Paris, PUPS, 2007

      Notes[modifier]

      1. ↑ Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no {{{référence}}} [archive] » sur www.culture.gouv.fr [archive].
      2. ↑ a et b Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00088485 [archive] » sur www.culture.gouv.fr [archive].
      3. ↑ Palémon Glorieux, Aux origines de la Sorbonne t 1, Robert de Sorbon, Paris, Vrin, 1966, ppes 35 & sqq
      4. ↑ Christian Hottin, « Naissance d’une architecture spécifique », dans Christian Hottin (dir.), Universités et grandes écoles à Paris : les palais de la science, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 1999 (ISBN 2-913246-03-6), p. 37-44, spécialement p. 38.
      5. ↑ Christian Hottin, « Naissance d’une architecture spécifique »... , p. 39.
      6. ↑ Cité par Pierre Vaisse, "Hyppolite Fortoul", Écrire l'histoire de l'art, France-Allemagne, 1750-1920, Revue germanique internationale, 13/2000, ppes 141-154
      7. ↑ Christian Hottin, « La Sorbonne, lieu de mémoires », dans Christian Hottin (dir.), Universités et grandes écoles à Paris... , p. 125-131, spécialement p. 125.
      8. ↑ Christian Hottin, « L’École des Chartes », dans Christian Hottin (dir.), Universités et grandes écoles à Paris... , spécialement p. 102.
      9. ↑ Christian Hottin, « La formation du quartier Latin », dans Christian Hottin (dir.), Universités et grandes écoles à Paris..., p. 32-36, spécialement p. 35.
      10. ↑ Christian Hottin, « Les Trente glorieuses », dans Christian Hottin (dir.), Universités et grandes écoles à Paris..., p. 187-190, spécialement p. 187.
      11. ↑ Sorbonne interdite [archive] réalisé par Adrian Ruchwald et Anke Zeugner, France 2006, 6 min, français sous-titré en anglais.
      12. ↑ Des tournages à la Sorbonne pour payer les dégâts du CPE [archive], Le Figaro, 14 décembre 2006.
      13. ↑ occupation de la Sorbonne le 19 février 2009 [archive], TéléSorbonne
      14. ↑ Anne Richard-Bazire, "Un siècle de réflexion sur la construction des bibliothèques", in JM Léniaud, dir, Des Palais pour les livres, Labrouste, Sainte-Geneviève et les bibliothèques, Paris, 2002, ppes 62-65
      15. ↑ rapport IUP [archive]
      16. ↑ point travaux de la mairie de Paris [archive]
      17. ↑ Par l'ordonnance royale du 16 mai 1821, "les bâtiments et dépendances de l'ancienne Sorbonne, à l'exception de la partie où devait être placée l'école normale, seront concédés par l'Université à la ville de Paris pour en jouir en toute propriété, à la condition d'y conserver a perpétuité le chef-lieu de l'Académie de Paris, ainsi que les Facultés de théologie, des sciences et des lettres; de les approprier à l'usage de ces établissements, et de pourvoir à leur entretien annuel", ordonnance mise en acte par un décret présidentiel de 1852
      18. ↑ La Sorbonne offshore - article du Sorbonnard déchaîné, organe de presse du syndicat AGEPS, Paris IV [archive]
      19. ↑ La sorbonne une Université confisquée ? [archive]
      20. ↑ rapport IUP [archive], n. 51 p.46 et annexe 11 dans son ensemble. Le rapport reprend en cela, comme en de nombreux points, le rapport de l'Inspection générale des finances de novembre 2008 sur le même sujet [1] [archive], p. 27
      21. ↑ il suffit de consulter les plans gravés sur les murs des galeries des sciences et des lettres pour se rendre compte de ce mitage
      22. ↑ Jean-Robert Pitte, « les Émirats arabes unis se tournent vers la culture française », Hérodote, no 133 – 2009/2, « Le Golfe et ses émirats » : « Il est vrai que beaucoup de professeurs des universités parisiennes utilisent sur leurs cartes de visite ou sur leurs publications le titre de « Professeur à la Sorbonne » et que le grand public ou la presse ont beaucoup de mal à comprendre le maquis des appellations universitaires parisiennes »
      23. ↑ Bataille de chiffonniers autour de la marque Sorbonne - le blog de l'éducation [archive]
      24. ↑ L'essentiel de ses collections de minéraux font partie de la collection Minéralogie de la Sorbonne : voir son article.

      Voir aussi[modifier]

      Sur les autres projets Wikimédia :

      • « Sorbonne », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
      • « Projet d'aménagement d'une fontaine », sur Wikisource (bibliothèque universelle)
      • Observatoire de la Sorbonne
      • Enseignement supérieur en Île-de-France
      • Université
      • Université de Paris
      • Sorbonne(s) Nouvelles était le nom du journal étudiant des étudiants de la Sorbonne
      • 5e arrondissement
      • la Sorbonne, le nom pour une hotte de laboratoire.
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      Activités de promotion de la science professeur de géographie
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Introduction aux groupes de recherche de la Fondation
      Sources de papier:

      Trimestriel Mshkvh, n ° 46, Shalchi Ahmadian, Nasrin;
       
      Dix ans des pays islamiques tentent Département de géographie
      Département de géographie des pays islamiques

      Dans les premiers jours de 1363, la fin du médecin Abbas Saeedi Rezvani ses sessions d'enseignement à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad, tout en discutant de besoin urgent du pays et la nécessité de centres de recherche et les projets présentés par leurs études, la promesse de créer un institut a donné l'Astan Qods Razavi. Peu de temps après, a rappelé Astan, des scientifiques de divers journaux et décorer Ghazfalyt Institut d'études islamiques et de l'Évangile qui finira par tomber sur le troisième jour de l'année, dirigé par le docteur Géographie MH Yazdi Paply et le travail diplôme d'études supérieures quatre Azdansh Géographie, dans une petite salle - à l'établissement actuel de presse Astan Qods Razavi - a commencé.

      Objectifs
      Géographie des activités dans les objectifs d'études islamiques de la Fondation sont d'atteindre les objectifs Vtrhhay prévu est le suivant:

      1 - Introduction aux pays islamiques et les musulmans d'autres pays pour établir et développer les relations culturelles et économiques.

      2 - les zones d'études et de recherche dans des domaines variés et géographiquement diversifiée - en priorité sur des études de Khorasan - et afin d'utiliser les résultats dans la planification du développement, et d'améliorer les problèmes existants.

      3 - Identifier les lieux de culte, (sanctuaire, le sanctuaire, les lieux sacrés, etc) à l'intérieur du pays.

      4 - révision et la rédaction des documents imprimés.

      Plans et Programmes
      activités du Groupe avec le développement et l'acceptation de nouveaux membres - à temps plein et à temps partiel - quatre projets faisant l'objet d'études rurales, études urbaines, d'études des pays islamiques et les lieux d'études religieuses a été produite dans le pays.

      Un certain nombre de chercheurs dans chaque domaine exécutez les étapes conjointement différentes de chaque projet, y compris les ressources de collecte et de référence, la collecte des données et des statistiques, des études, une bibliothèque, recherche sur le terrain, d'extraction des statistiques, en tirant des cartes et ont été par ailleurs responsable.

      projets de groupe à plus long terme et des études de recherche et détaillée, approfondie et complète est une demande et d'optimiser les faire fonctionner tous les équipements - Cartographie des équipements simples à des logiciels - à différents stades a été utilisée. Un certain nombre de projets est le nom du groupe:

      A - Etudes Rurales
      0 commentaires 0 de la migration de Khorasan exode rural Khorasan 0 étudiant préparant les cantons et les lieux de culture religieuse produit population de la culture de l'Iran avis 0 0 Badyhay Khorasan façon dont les terres agricoles aux agriculteurs dispersés dans différentes parties de villages dans la province de Khorasan 0 0 déterminé en termes de Villages Langue vie privée

      B - Urban Studies Atlas produit à Mashhad 0 0 0 Guide de préparation afin de préparer la nouvelle carte de Mashhad Mashhad, Mashhad, 0 divisé 0 en fonction de divers facteurs dans le processus de développement dans le siècle Mashhad et ses effets sur les villages environnants autour des colonies résidentiel de Mashhad 0 0 Diffusion centres de formation dans la ville de Mashhad Mashhad 0 zones classées de l'étude, les ministères et organismes gouvernementaux 0 0 grave, et les emplacements des mosquées et de l'Iran ville religieuse de Mashhad Tkayay

      C - 0 commentaires études islamiques pays et l'étude approfondie de chaque pays musulmans des pays islamiques en termes de facteurs 0 critiques naturel, la reconnaissance sociale et économique des 0 et étudier le monde des minorités musulmanes

      Parmi le groupe de projets, certains résultats de la recherche terminée et publiée et certains restent inachevées. Certains ont aussi étudié dans ce qui suit:

      1 - graves et des lieux d'études religieuses en Iran. Projet depuis 1366 dans deux études sur le terrain, la bibliothèque et de la recherche a commencé. Dans les études à ce jour 600 bibliothèques avec 240 livres et 30 000 milliers de prise étude page est fourni. Ayant étudié en priorité la province de Khorasan grave, 60 pour cent des enquêtes sur le terrain terminé villes Vmzarat province Mazar de Mashhad, Nishapur, fougères, des cadres et Chenaran êtes prêt à imprimer. plan de la scène suivante, les villes de provinces Mazar d'autres seront publiés en deux volumes, puis grave et religieux des lieux des autres provinces sont à l'étude. (1)

      2 - Identification et étude des minorités musulmanes dans les pays non-islamiques. Ajout des pays islamiques, les musulmans dans d'autres pays sont identifiés et étudiés. Dans ce plan, la priorité est avec les musulmans et musulmanes en Asie Europe et l'Afrique dans les lignes suivantes sont situés. Résumé des études visant à fournir des articles de revues Mshkvh placé.

      3 - L'étude de l'islam en Asie centrale. Étude d'ensemble et l'étude de cinq pays d'Europe centrale nouvellement indépendants d'Asie (Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan) Vtyyn champs appropriés pour créer une relation favorable culturels et économiques entre l'Iran Vkshvrhay les objectifs du projet. présente étude, trois pays Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Kirghizistan a été fait.

      4 - Enterré dans les lieux Mtbrkh Fame. Dans ce plan toutes les célébrités enterrés dans des endroits Mtbrkh sont identifiés et leur histoire et de services sont effectués. La première phase du projet à des célébrités enterré au mausolée de l'imam al Rzalyh fini et qui n'est pas. Célébrités enterré plus tard dans les lieux religieux en Iran et autres pays islamiques Mtbrkh Bekaa sont étudiés.

      5 - Préparation de données comparatives de la culture du vieux mots de la nouvelle géographie de l'Iran et la vieille nouvelle. La référence à plusieurs de ses collègues parce que la fondation et aussi dans le besoin de groupes d'étude sur la géographie historique des noms et des lieux familiers anciens et de nouvelles zones géographiques et en raison du manque de culture du crédit et de compléter ce sujet, le plan préparé et exécuté, zones géographiques dans lesquelles les anciens noms extraits de sources multiples et basé sur les lettres de l'ancien au nouveau et vieux sont fixés à la nouvelle. En deuxième étape, de l'appellation, le fondateur, date de construction et ... L'emplacement est en cours de production. première phase du projet est terminé.

      6 - les vues de la ville et les traditions urbaines et le Hadith islamique. L'objectif du plan de la ville et l'urbanisation dans la perspective de l'islam et les narrations hadith sur les éléments d'urbanisation, en milieu urbain et de la ville, puis le comparer avec Sayrdydgahha, les moyens d'accéder à des fonctionnalités et des avantages de la ville islamique, est recommandé. Depuis la moitié du processus de conception ont été réalisées.

      7 - l'étude des écoles religieuses sciences depuis le début de Khorasan. La première conception de nouveaux Ba; Zzz utilisant des sources de référence et les écoles associées de sciences religieuses, allant de vieilles écoles et les écoles, sont historiquement commentaires. Puis, grâce à des observations de la recherche et sur le terrain des écoles existantes, l'information requise est recueillie et enfin l'intégration dans le secteur, des informations détaillées pour chacune des écoles séminaire est en cours de production.

      En plus de ce qui a mentionné, l'étude visée Fondation, éditer des articles et des livres sur la géographie, la cartographie des groupes requis et les fondations ... Des activités telles que groupe.

      Séminaires
      Département de géographie de ses activités au cours des dix années a eu lieu le mardi Séminaire:

      A - Séminaire international géographique de la République islamique d'Iran. La première réunion importante des géographes Vmhm l'Iran après la révolution islamique dans laquelle le séminaire a été organisé sur quatre jours à partir de mai 16 à 20 experts et professionnels en 1364, les résultats de leurs études et de recherche accessibles à tous à gauche. Dans ce séminaire, qui a suivi six mois d'essai tous les membres de l'équipe d'embarquement, tenue de 150 pays et géographes Vlaqh grand groupe d'étudiants ont participé à ces domaines de la géographie et 50 rapports scientifiques total 79 rapports reçus, a été introduit. Tous les articles et comptes rendus de séminaires sur une série en trois volumes contient 59 pages a été publié l'article en 1250 (2).

      B - Séminaire sur l'exode rural dans la province de Khorasan. due à l'immigration en milieu rural et ses conséquences sur l'origine et de destination des migrations et à familiariser les fonctionnaires avec le sujet de géographie Research Group, une réunion d'une journée a eu lieu à l'été de 1365 Importance. L'Assemblée a également obligé les responsables de Astan Qods Razavi publique respectée, de nombreux praticiens et les étudiants impliqués dans les questions rurales et arboré d'environ cinq rapports ont été discutés.

      H - Séminaire Route de la Soie. Scientifique des Nations Unies et la culture (UNESCO) Azbrnamh décennie d'examen et d'étude de la culture de la Route de la Soie a annoncé le programme à l'Institut d'études culturelles a été. L'accord de tutelle et l'honorable Pyshnhadmvss · h Astan Qods Razavi, Département de géographie, de l'étude dans la première partie de la Route de la Soie, qui commence à partir de fougères et de Nishapur a été mis fin, et le nombre de membres du groupe a repris les études de la bibliothèque, la Route de la Soie et les maisons ont été Ratyyn, alors le chemin avec de multiples visites, des études, des observations de terrain combiné à la bibliothèque et des rapports sur la Route de la Soie, y compris le contexte historique, culturel et économique chemin Drtbadlat position d'origine à la destination, la maison de la fougère Tanyshabvr Mashhad Mashhad et préparé. La cartographie des routes de la soie, route de la soie Fondation a organisé le séminaire en mouvement après un an de travail continu, a été fourni. Dans ce séminaire, 69 personnes de clients nationaux et étrangers avec un certain nombre d'experts compétents à Mashhad, dans les trois jours 2-4 Septembre 1369 lors de la visite de la Route de la Soie à Fern Nishapur, résultant dans les zones souhaitées de la recherche et des études pour discuter de leurs prévue. (3).

      Un objectif d'augmenter le nombre de livres de géographie géographique ministère et les publications, à des groupes de recherche Nshrntayj à familiariser les fonctionnaires avec les activités de recherche afin de Karbrdmtalat groupes géographiques dans la planification, et d'améliorer le personnel et les étudiants sont intéressés par les questions géographiques. En plus de la publication des résultats de recherche et de plans, préparation et traduction et l'édition des livres et articles ainsi que la géographie a tenté abondante. groupe Jghrafyadr œuvres publié trois livres et publié des articles et des rapports à la main prêt à être vérifié:

      A - des œuvres qui ont été publiés. Les résultats de certaines activités de groupe dans les dix dernières années, la Fondation Publications Unit, publié et diffusé le texte suivant:

      0 cantons et des lieux de culture religieuse du pays. La culture Paply Yazdi a conduit le médecin et avec la participation de plusieurs groupes de chercheurs et de la coopération a un certain nombre d'étudiants Jghrafyathyh. Il contient des informations sur la culture, nom de la ville, latitude, longitude et altitude d'environ 80.717 mille noms plus Pays Abadi 4085 sites religieux avec 5 cartes, 140 graphiques et tableaux de la page 639 8 en 1367 rapporté. Karthqyq et de développer cette culture en trois ans qui a été fait. (4)

      vision islamique et les phénomènes géographiques. Ce livre fait partie du département de géographie des études dans les pays islamiques, c'est que la fin du médecin Abbas Saïdi, il a compilé. Sous réserve de l'ouvrage et le rôle de l'idéologie islamique dans les phénomènes géographiques Vmtalh symboles géographiques de la vision islamique. Le livre ci-dessus a été publié en 1367 et souhaité la bienvenue aux fans de suivre les discussions à l'extérieur de l'Iran, M. Arjomand Traduit par groupe de traduction de l'homme traduit en anglais et publié en 1373.

      0 Actes du Séminaire de géographie [3 volumes]. Après la géographie Séminaire international de l'Iran, l'Islamic Research Foundation a décidé de fournir des articles publiés dans le séminaire, et enfin essayer le médecin Paply Yazdi et plusieurs membres du groupe, cette collection en trois volumes entre environ 1600 pages année 1367-1365 a été publié. Dans chaque numéro de cette série de messages présidentiels, des discours Toliat Astan Qods, l'Islamic Research Foundation chef de la parole et du rapport du Directoire séminaire secrétaire, a publié plusieurs articles.

      0 Journal de la recherche géographique. Depuis l'été 1365 n ° 31 de la recherche et le WSJ. Propriétaire et directeur de la Commission chargé médecin Paply Yazdi M. et éditeur Astan Qods jusqu'au 17 Razavi Département de la culture, l'Islamic Research Foundation au n ° 27 et maintenant est la propriété Journal. La publication du Journal de n ° 27 en coopération avec les scientifiques et techniques et administratives de plusieurs membres de la géographie a été un total de 251 articles indiquent le nombre des 77 articles appartenant à des chercheurs et des traducteurs Bnyadbvdh, dont 45 articles résultant d'études en ligne La géographie est.

      Outre les publications ci-dessus lors de la rédaction de la géographie, la traduction et l'impression Ktabhahmkary a eu un certain nombre de qui, y compris les titres suivants peuvent être notés:

      - Géographie de l'Académie de la Révolution islamique d'Iran, Mohammad Hassan Ganji médecin

      - Régional Talysh ethniques du Nord [2 volumes], Marcel Bazn, traduit Mozaffar Farshchian Amin.

      - Techniques nomades Bakhtiari, Jean Pierre Dygard, traduit Asghar Karimi

      - Géographie historique Zavh province, Mohammad Reza Khosravi

      Également au cours de cette décennie dans certaines parties des projets de groupe ou des études et des résultats de la recherche de membres, est publié dans des revues que des publications et des priorités sur la base quand ils Zkrmy:

      1 - Actes du Séminaire de géographie

      - «Géographie de l'ignorance", at-Saïdi Rezvani médecin. 1.

      - «Le concept de sept géographes climatique, Paply médecin Mohammad Yazdi - Esprit Angyzjhanbany, n ° 1.

      - Yazv "un exemple du système traditionnel d'exploitation collective dans le nord du Khorassan, Paply médecin Mohammad Yazdi, Jalil Razavi Hassanpour, n ° 2.

      - Khorasan l'exode rural, la migration des étudiants (Kalat échantillons Naderi), Dktrmhmd Hussein Paply Yazdi, fanatique Ahmad, Salomon Sadeghi, n ° 4.

      2 - Recherche géographique trimestriel

      - Définition, signification et une nouvelle vision de la géographie, docteur MH Paply Yazdi, n ° 1.

      - Vue d'ensemble de la philosophie de la migration de l'homme, médecin Saeedi Rezvani, numéro 1.

      - Migration de l'élève Khorasan Nord, médecin Paply Yazdi MH, Samad Panahi, n ° 2

      - Introduction à la géographie des pays islamiques, médecin Abbas Saeedi Rezvani, numéro 3.

      - Des divisions internes, les villes et de ses problèmes, le médecin MH Paply Yazdi, n ° 5.

      - Géographie de la vision islamique des pays musulmans et des paysages géographiques, médecin Saeedi Rezvani, Numéro 11-6.

      - Khorasan "carte de base" l'exode rural, le docteur MH Paply Yazdi, A. Hsynyvn, n ° 7.

      - Khorasan exode rural, "Highland Brigade - une vallée: échantillons zincoid Village, Dktrmhmdhsyn Paply Yazdi, fanatique Ahmad, n ° 6.

      - Divisions administratives, R. translucide Hosseinpour, n ° 9.

      - Carte des langues dispersées villages situés au nord du Khorassan, Paply médecin Mohammad Yazdi, n ° 10.

      - Conséquences politiques - économiques Baluchistan sans cultures, docteur MH Paply Yazdi, n ° 13.

      - L'Asie centrale, la nécessité et l'importance des études connexes, médecin Paply Mohammad Yazdi, n ° 14.

      - Les effets politiques de la présence de réfugiés afghans au Khorasan Paply médecin Mohammad Yazdi, n ° 15.

      - Une note sur le document définit le concept d'une nouvelle vision de la géographie, docteur MH Paply Yazdi, n ° 16.

      - Commentaires sur la gestion et la propriété des pâturages, docteur MH Paply Yazdi, n ° 18.

      - Distribution et densité de population dans la province de Khorasan, fanatique Ahmad, n ° 18.

      - Séminaire international sur la marge de la Route de la Soie - partie du Khorasan, Gholam Hossein Verser translucide, n ° 18.

      - Khorasan frontières avec les pays voisins, Gholam Hossein Verser translucide, n ° 18.

      - Les pratiques traditionnelles d'élevage dans des bassins différents Kardh, docteur MH Paply Yazdi, n ° 19.

      - Introduction à l'astronomie, en reconnaissance de la géographie mathématique, de la justice médecin Taqi, H. Farrokhi, numéros 26-19.

      - Phénomènes géographiques et de la vision islamique, l'échantillon de règlement des PSL Hazrat Abolfazl, médecin Abbas Saeedi Rezvani, n ° 20.

      - Résultats généraux examen éducation dans la province de Khorasan de l'année 67-1366, Dktrmhmdhsyn Paply Yazdi, H. Farrokhi, n ° 20.

      - Nouvelle approche de l'espace géographique et humain, médecin Abbas Saeedi Rezvani, n ° 21.

      - Divisions administratives province de Khorasan, Gholam Hossein Verser translucide, n ° 21.

      - Millennium occasion Abu Bakr Al-Hassan Aljasb Mhmdbn Alrjy, docteur MH Paply Yazdi, n ° 22.

      - Des études de modèles sur les vallées de montagne en milieu rural, le jardinage et les biens dans les échantillons de captage Kardh, docteur MH Paply Yazdi, n ° 22.

      - Berger, médecin MH Paply Yazdi, n ° 23.

      - Le mariage précoce ou MH ...?!, médecin Paply Yazdi, n ° 24.

      - Mashhad, Kazem Khadmyan traduction, numéros 26 et 27.

      - Fermes isolées, docteur MH Paply Yazdi, Z. Hossein Verser crayeux, n ° 27.

      3 - Mshkvh

      - L'islam en Chine, fanatique Ahmad, n ° 12 et 13.

      - Relations entre l'Iran et la Chine, fanatique Ahmad, n ° 17.

      - Influence langue persane en Chine, fanatique Ahmad, n ° 21.

      - Statut des musulmans dans différentes périodes de la Chine, fanatique Ahmed, n ° 26.

      - Les statistiques des musulmans en Chine, fanatique Ahmad, n ° 27.

      - Les anciens et les dignitaires Esfarayen, fanatique A., n ° 39.

      - Comment influence et la propagation de l'islam en Chine, fanatique Ahmad, n ° 39.

      - Grave Shylgan, Iraj interprétations Amanpour, n ° 40.

      - Vue d'ensemble sur l'histoire et la vie de Cheikh Morteza Ansari, Mahmoud admirable, n ° 42.

      - Les douanes et les caractéristiques des musulmans chinois, fanatique Ahmad, n ° 42.

      - Grave Ghotbeddin Haider, Iraj interprétations Amanpour, n ° 42.

      - Mazar-e-Iran, Qasim Ibrahim Abadi Zanganeh, n ° 43.

      - Un rapide regard sur le Turkménistan, Ahmadian Shalchi Nasrin, n ° 43.

      - L'Espagne musulmane, Frhdl Hassan, n ° 44.

      - Mazar Sheikh Abul Gorgan, Iraj interprétations Amanpour, n ° 44.

      - Musulmans de la Birmanie, fanatique Ahmad, n ° 44.

      - Le Zanganeh et la migration vers l'Est Khorasan. (Journal se réserve la révolution), Qasim Ibrahim Zanganeh Abadi, numéros 13 et 14.

      B - des livres et des articles publiés dans les deux livres et plusieurs articles qui sont membres de l'Vmtalat de recherche publiés dans les dernières étapes et sera publié prochainement. Ktabhabartnd de:

      - Géographie des principes mathématiques, de la justice médecin Taqi, H. Farrokhi

      - Célébrités enterré au sanctuaire de l'Imam al Rzalyh, Qasim Ibrahim Zanganeh Abadi

      Pour des articles de journaux ont représenté un nombre Mshkvh venir en sont imprimés sont:

      - Grave Abvsyd Alkhyr Abbey, Iraj interprétations Amanpour

      - Mazar-e Aqa Najafi Qouchani, Iraj interprétations Amanpour

      - Grace Ben Grave Shazan, Iraj interprétations Amanpour

      - Penseurs Allameh comparer chambre, Mahmoud acceptable.

      - Aperçu de l'histoire et la vie Abdul Lahiji, Mahmoud acceptable

      - La science et l'art chez les musulmans chinois, Ahmed consacré

      - Mosquées en Chine, fanatique Ahmad.

      Musulmans de Singapour, fanatique Ahmad -.

      - Les musulmans de Thaïlande, Ahmed consacré

      - Sri Lanka Muslim, Ahmad dévot - bref aperçu de l'Ouzbékistan, Ahmadian Shalchi Nasrin.

      - Khorasan l'exode rural, la migration des étudiants (échantillon ville Bojnourd), fanatique A. (in Actes du huitième congrès des géographes).

      C - Travaux êtes prêt à imprimer (trois livres et trois articles):

      - Mazar-e-Iran, Volume I, les villes, Mashhad, Nishapur, fougères, des cadres et Chenaran, Qasim Ibrahim Zanganeh Abadi, Amanpour interprétations Iraj, Nasrin Shalchi Ahmadian.

      - Culture comparative à partir des mots l'ancien au nouveau géographique et l'ancienne nouvelle, le premier volume, Alireza Chkngy.

      - Perspectives sur la géographie, l'histoire, des musulmans chinois, fanatique Ahmad.

      - Vieux Temple City Quchan Ibrahim, Qasim Ibrahim Abadi Zanganeh.

      - Un rapide regard sur le Kirghizistan, Ahmadian Shalchi Nasrin.

      - Commentaires sur la croissance de la non Beyrouth, Ahmadian Shalchi Nasrin.

      Il convient de noter que chaque membre de la géographie et le type d'expertise en ce qui concerne ses activités en dehors de la fondation, des livres et des articles préparés ou ils ont collaboré à la compilation, un certain nombre d'ouvrages publiés et d'autres à divers stades sont publiés. Toutefois, en raison de ses activités dans ce bref membres Only Human Geography Research Group a été étudiée. Azzkr leurs œuvres ne pas être nommé.

      Utilisateurs

      La géographie a également noté chercheur à l'adhésion de quatre dirigé par M. Yazdi serait Dktrpaply démarrage. Et dans cette période en fonction de la fréquence et l'ampleur des projets, AZ · hmkary de nombreux experts dans différents domaines tels que la géologie, statistiques, économie, mathématiques, informatique, géographie urbaine, géographie rurale, cartographie, etc a réalisé des bénéfices. Les personnes qui travaillent pour que leur nom soit mentionné, entre plusieurs mois à plusieurs années a été variable.

      Le médecin, Mohammad Hossein Paply Yazdi, le regretté docteur Abbas Saeedi Rezvani, Ali Asghar aryenne médecin, le médecin soumis Langeroudi Hassan, Mohammad pratiques Hossein, médecin Rzamvsvy Hrmy, Ingénieur Abul Hsynyvn, médecin Rajabali prospérité Gul Mohammad Reza Khosravi, Kazem Khadmyan, translucide GH Hossein-Pour, Samad Panahi, chef d'orchestre né musulman, Salomon Sadeghi, Seyyed Hassan Verser Jalil Razavi, Mahmoud Sanei, Ali Hakimi, Mahmoud et Hassan Frhdl acceptable.

      Mesdames Esprit et controversé Jahanbani, Blaze Hemmati Moghadam, Mostafa Avqly Fatima, Marzieh Sfarsflayy.

      Actuellement, les membres sont M. Ibrahim Zanganeh Géographie Ghasemabad superviseur, Iraj interprétations Amanpour, H. Farrokhi, fanatique A., AR Chkngy et Nasrin Hosseini et Mohsen Ahmadian Shalchi ne différents projets du groupe sont responsables.

      PS et de référence

      1 - pour atteindre les objectifs de la Fondation islamique de la recherche, voir:

      - Fondation statut de la fonction

      - "Introduction à la Fondation d'études islamiques, Mshkvh, n ° I, au printemps 1365, pp 208-202.

      2 - plans pour répondre à la sépulture de l'Iran et son processus de mise en œuvre, voir:

      - Zanganeh, Ibrahim, «grave de l'Iran, Mshkvh, n ° 43, été 1373.

      3 - Pour plus d'informations sur le Séminaire international sur la géographie islamique, voir:

      - Ganji, MH, «Géographie de l'Iran. Académie de la Révolution islamique, Mashhad, Astan Qods Razavi Institut Imprimer Vantsharat, 1367, pp 613-593.

      4 - translucide Hosseinpour, GH, «Séminaire international sur la marge de la Route de la Soie - partie du Khorasan", Journal of Geographical Research, cinquième année, n ° 18, automne 1369, pp 210-195.

      5 - Introduction à la façon de préparer pour les cantons et les lieux de culture religieuse du pays, voir:

      - Yazdi Paply, MH. «Culture religieuse et les lieux des cantons pays, Mashhad, Islamic Research Foundation, 1367, pp 13-7. 

       

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      Indice de Master, les diplômés face à l'Université du Wisconsin-madison
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Université du Wisconsin - Mdysnaz de Wikipédia, l'encyclopédie libre
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      Université du Wisconsin - Madison
      Université de Wisconsin-Madison
       
      Les vieux bâtiments rejeté Jim
      Slogan: Dieu, notre lumière
      Chanter en persan: Seigneur, notre lumière
      Fondée: 1848
      de type universitaire: national (Etat)
      Etat: Wisconsin
      Ville: Madison
      Soutien financier: 1,645 milliards d'Amérique [1]
      Président de l'université: Krvlyn Martin
      Faculté: 2054
      Étudiants: 40 422 (automne 2006)
      Shgvnnma: Bjrz Wisconsin
      Site Web: www.wisc.edu
       
      Université du Wisconsin - Madison ou de l'Université du Wisconsin (en anglais: University of Wisconsin-Madison) est l'une des plus prestigieuses universités en Amérique et les États-Unis est situé dans le Wisconsin.

      Sommaire [masquer]
      Un prix Nobel de cette université
      Deux diplômés de premier plan
      3 Sources
      4 Références
      5 Références
       
      Les lauréats du prix Nobel de l'Université [modifier] Herbert Spencer Gasser, AB 1910, A.M. 1911, lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1944
      John Bardeen, b.s. 1928 et M.S. 1929, lauréat du prix Nobel de physique en 1956 et 1972
      Tatum Lawrie-Édouard, le premier degré universitaire 1931, M.S. 1932, Ph.D. 1935, lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1958
      Moore Stanford, Ph.D. 1938, lauréat du prix Nobel de chimie en 1972
      John H. Vleck Van, A.B. 1920, lauréat du prix Nobel de physique en 1977
      Schultz Théodore, M.S. 1928, Ph.D. 1930, lauréat du prix Nobel d'économie en 1979
      Erwin Neher, M.S. 1967, lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1991
      Paul D. Boyer, M.S. 1941, Ph.D. 1943, lauréat du prix Nobel de chimie en 1997
      Günter Blobel, Ph.D. 1967, lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1999
      Alan G. MacDiarmid, M.S. 1952, Ph.D. 1953, lauréat du prix Nobel de chimie en 2000
      Saul Bellow, complété des études supérieures, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1976
       
      Bibliothèque du Wisconsin et du complexe culturel


      D'éminents diplômés [modifier] Persan mois Bahman Mehri, un professeur de mathématiques à l'université Charif
      Saidi A. Rezvani, professeur de géographie Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad médecin Ali Shariati [2] et l'ancien président de Mashhad professeurs de l'Université de la littérature [3]
      Ressources [modifier] http://en.wikipedia.org/wiki/University_of_Wisconsin-Madison

      ↑ Première partie
      ↑ Liste des diplômés en géographie de l'Université du Wisconsin - Madison, le nom du médecin Abbas Saeedi Rezvani (SAIDI REZVANI, Abbas), page 8, parmi les 1957 diplômés à venir. http://www.geography.wisc.edu/docs/grad_degree_list_1911_to_present.pdf
      ↑ début de l'école des têtes à ce jour (en persan). Université de Mashhad site.
      Liens externes [modifier] Site officiel de l'Université
      Fin de l'âge de sucres artificiels par des scientifiques iraniens de l'Université du Wisconsin
      Voir aussi [modifier] Commons propose des documents multimédia à l'Université du Wisconsin - Madison est disponible.
      Ivy League
      Public Ivy
      Association des universités américaines

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      Professeur d'enseignement civique
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Description du Département de Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad école appelée «docteur Ali Shariati," où le professeur pendant des années et il a enseigné Rvzgarany également compter sur le fauteuil présidentiel ont été frappés, mais il se classe au-delà et a exhorté les autorités à réfléchir ... ney

      Littérature groupe d'excellence

      Faculté des Lettres et Sciences humaines médecin Ali Shariati
      Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad, dans le but de fournir la main-d'oeuvre spécialisée et qualifiée comme la deuxième ville de Mashhad Vahdamvzsh niveau supérieur avec le lancement de la langue et la littérature persanes a été créé en 1334 Hijri.
          
      La chaîne de l'année suivante de la littérature anglaise et de langue et littérature françaises a été établi. Après une autre année de licence en histoire et géographie du collège lancé. Diplôme en linguistique en 1342 a commencé ses activités.

         
      Diplôme en 1351 de la Faculté de langue et littérature arabes, Divinity School a été déplacée. sciences sociales comme un moindre degré depuis 1350 avait été ouvert à partir de 1364 comme un domaine autonome d'action à accepter des étudiants. diplôme en psychologie de l'année 1350-1349 l'école jusqu'à l'année 1353-1352 l'école le collège a été créé et l'année 1354-1353 l'école est séparée du collège.

         
      Maintenant, sous le nom de collège de la faculté des sciences humaines médecin Ali Shariati département avec neuf points. L'école actuellement 87 membres du corps professoral (deux maîtrises, 18 associés, 43 Professeur, 24 autocars), spécialiste de l'éducation 12, 76 du personnel et des services, des étudiants 2286, 453 étudiants et 82 étudiante à la maîtrise au doctorat a.

         
      membres du corps professoral du Collège avec la collaboration de nombreuses institutions et organismes administratifs ont des projets communs dans le collège de l'enseignement, de recherche et de consultation dans divers domaines a été mis en œuvre. Aussi l'organisation de séminaires et congrès scientifiques ont été très actifs dans les collèges et depuis de nombreux rassemblements, à la fois visionnaire et a tenu des conférences scientifiques.

         
      fonctionnaires locaux scolaires administratif et enseignant depuis le début de l'année 1380 dans le centre-ville et le nouveau bâtiment en Juillet de cette année de Faculté Lettres et sciences humaines au campus de l'Université avec la présence du Ministère et des provinces ouvert.

       



      Cours à la Faculté des Lettres et Sciences humaines
       
      sections de cours d'étude dans chaque champ Nom
      La langue persane et un baccalauréat en littérature - Master - Doctorat
      Langue et littérature Licence - Master - Doctorat
      BA langue et littérature françaises - MA
      Langue anglaise et un baccalauréat en littérature - Master - Doctorat
      Bachelier en sciences sociales - Master - Doctorat
      Linguistique MA - Ph.D.
      Le BA - MA
      BA Géographie - Master avec deux tendances - PhD
      expert russe

       



      Nombre de membres du personnel académique de la Faculté Lettres et Sciences humaines
       
      Professeur agrégé Département d'entraîneur adjoint de collecte
      langue et littérature persanes 1 7 au 12 avril
      Langue et littérature françaises - 1 2 4 7
      Littérature anglaise - 2 7 8 17
      Langue et littérature arabes - 5 de 50 à 10
      Langue et littérature russes - - - 6 6
      Date - - 6 2 8
      Géographie - 11 au 15 avril
      Sciences sociales - 2 3 4 9
      Linguistique 1 - 3 - 4
      Total 2 18 43 24 87

       

       



      Collège présidents depuis la fondation de
       
      Nom de famille pendant la durée de rang professoral
      Professeur Ali Akbar Fayyaz médecin de 34 à 43
      Professeur Ahmed Ali Rajai médecin de 43 à 47
      Monsieur le docteur Jalal Matin de 47 à 53
      Professeur Abbas Saeedi Rezvani médecin de 54 à 58
      Professeur J. Hadidi médecin de 58 à 60
      Professeur Kazem Khvajvyan médecin de 60 à 69
      Professeur Seyyed Hossein Fatemi médecin de 69 à 69
      Yazdi, Mohammad Mehdi maître médecin Rokni 69 à 76
      Associé médecin Ali Mntzmy 76 à 77
      Professeur Mehdi Mshkvh médecin Din 77 à 80
      Médecin doit Mohammad Reza Hashemi professeur adjoint de 80 à 83
      Né docteur Mohamed Sayed Abbas Rezaie Assistant de 83 à 86
      médecin adjoint avocat du conducteur de 86 à 88
      médecin Talebzadeh Abbas continue Shushtari adjoint 88

       



      assistants à l'enseignement scolaire depuis 53
       
      Famille Nom scientifique pendant les heures de fermeture
      Professeur Abbas Saeedi Rezvani médecin de 53 à 54
      Professeur Samii médecin Marzieh 54 à 57
      Professeur Mehdi Mshkvh médecin Din 62 à 69
      Professeur Abdul Rahmani Fazli médecin de 69 à 71
      Mehdi médecin Mshkvh Din (vice-président) Professeur de 71 à 75
      Hamid Moghadam entraîneur compassion médecin de 75 à 80
      Gray associé médecin Ali Sylanyan 80 à 84
      Professeur Mohammad Rahim Rahnama médecin de 84 à 87
      Seyyed Hossein Reza Zadeh, professeur docteur de 87 à 88
      88 Professeur Hamid Shayan médecin continue

       



      Recherche École des députés depuis 70 années
       
      Nom de famille pendant la durée de rang professoral
      Docteur Masood farnoodi (recherche .Établissement) Assistant de 70 à 72
      Professeur Mohammad Jafar Yahaghi médecin de 72 à 75
      Professeur Seyyed Hassan médecin respectueux Langeroudi 75 à 80
      B. adjoint consulaire médecin de 80 à 83
      Assistant médecin Mohammad Taghi Aymanpvr 83 à 85
      Assistant médecin Mohsen Nvghany 85 continue

       



      D'administration des collèges assistants depuis 57 années
       
      Famille Nom scientifique pendant les heures de fermeture
      Professeur Ibrahim Shkvrzadh médecin de 57 à 62
      Assistant médecin Mohammad Javed Sabaghian 62 à 67
      Hussein Behravan entraîneur de 67 à 69
      Assistant médecin Muhammad Ali Ahmadian 71 à 75
      l'entraîneur de l'Est GH 75 à 76
      B. adjoint consulaire médecin de 77 à 80
      Ali Asghar Seyed Mousavi entraîneur de 80 à 83
      Assistant médecin Ali Yousefi 83 à 85
      85 Professeur Hamid Shayan médecin continue

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      Résumé Biographie Professeur Dr Abbas Saeedi Rezvani
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Abbas Saeedi Rezvani médecin à la fin de 1306 dans une famille religieuse

      Est né. Après avoir terminé ses études dans l'enseignement primaire et secondaire

        En 1326 est diplômé de Mashhad Daneshsara Fondation et

        Un enseignant a été fait un travail un an plus tard se rendit à Téhéran

        Cours histoire et la géographie de l'Université de Téhéran Faculté des Lettres

        Pour poursuivre ses études et obtient en 1330

        Baccalauréat a été. Late médecin Saeedi encyclopédie MA

      Diplômé de l'École de géographie doctorat Vyskans Amérique Vdrjh

        Le champ a reçu de l'Université de Paris après la révolution

        Faculté des Lettres a été nommé à la tête, après des années d'efforts, il

        De retraite a été décerné l'honneur que le premier chef

      Bibliothèque centrale de Astan Qods élus Toliat Monie

        Et six mois de service dans cette position, il

        Au cours de sa courte période de servir un service utile de s'appuyer sur l'expérience utile

      Sa remarque

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      BiogrBiographie Professeur Dr. Abbas Rezvani Saeedi au français Publié Wikipedia
      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

      Abbas Saeedi Rezvani
      Géographie des activités, études islamiques, la géographie, géographie urbaine Khorasan
      Anniversaire 1306
      Mashhad
      Mort date trentième Persique Mordad 1371
       
      Nationalité Iran
      Mdfn sanctuaire de l'Imam Reza, le sol de liberté, de Booth 24 Mashhad
      Doctorat
      Géographie Situation
      Travail Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad médecin Ali Shariati
      D'autres étudiants exceptionnels Paply Mohammad Hossein Yazdi, Mohammad Rahim Rahnama, Moïse Pvrmvsvy
      Fondateur de Khorasan géographie urbaine
      Tasyrpzyrfth (s)
      Abbas médecin Saeedi Rezvani (né en: 1306 Mashhad - Décès: 30 Persique Mordad 1371), éminent géographe iranien et professeur de géographie et doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad année médecin Shariati Ali de 1354 à 1358 [1] et président de Astan Qods Bibliothèque Razavi était en 1358 [2].

      Sommaire [masquer]
      1 Education
      2 enregistrements
      3 Bibliographie
      3.1 Livres
      3.2 Articles
      4 Notes
      5 Sources
       
      Thsylatkarshnasy histoire et la géographie, Faculté des Lettres, Université de Téhéran 1330
      Géographie de maîtrise, Université du Wisconsin - Madison, en Amérique, 1336 [3]
      Géographie Ph.D., Université de Paris, France, 1350 [4]
      Svabqvy après avoir terminé ses études en cours élémentaire et secondaire en 1326 est diplômé de Mashhad Daneshsara Fondation et a été engagé dans des emplois d'enseignement [5] et aussi à cette époque dans les manuels d'histoire et de géographie piratés collaboré. 1331 en collaboration avec des amis "Spring Night School" à établir. Après avoir enseigné pendant plusieurs années à étudier et Voyage en Amérique en 1336 a reçu une maîtrise de l'Université du Wisconsin - Madison a été l'Amérique [5] et est ensuite reparti vers l'Iran, du Khorassan a été nommé la formation des enseignants.

      Après l'établissement de la Faculté des Lettres Faculté Mashhad membres de l'École de géographie et de plus d'enseigner, bureau de l'administration scolaire a également été responsable. En 1348 dirigé à la France pour la formation continue et en 1350 sa thèse dans le domaine de la culture de la betterave à sucre et de l'industrie dans le Khorasan ont été préparés avec succès l'obtention d'un doctorat en géographie humaine de l'Université de Paris [5], et après son retour au Iran, les demandes Département de l'éducation dans les années 1353 à 1354 suppose dans les années 1354 à 1358 en tant que doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad médecin Ali Shariati a été nommé en 1358 et de la vie à la retraite, mais jusqu'à ces dernières années à enseigner à l'École de la littérature et activités scientifiques et de recherche dans diverses régions géographiques et musulmans a été impliqué.

      Volontairement après la révolution dans les domaines scientifique et culturel de la coopération que les suivants sont mentionnés certains d'entre eux:

      Aider établie à Mashhad Imam Khomeini Comité de secours
      Coopération martyr Fondation Mashhad
      Des membres du Conseil Qods Razavi Astan
      Le premier chef de Astan Qods Razavi Bibliothèque (après la Révolution) en 1358 et du livre majeur consacré à cette bibliothèque.
      Fondateur et chef de la direction Astan Qods Press Institute Razavi 1362 jusqu'à la fin de la vie
      Commission des bibliothèques membres depuis 1359 Razavi Qods Astan
      Musée membre du conseil de la Bibliothèque nationale et King 1365
      Ktabshnasyktabha "manuels d'histoire et la géographie de la première à l'école secondaire cinquième (cinq volumes) (en collaboration avec deux professeurs de lycée à Mashhad), Mashhad, Iran: Ministère de la Culture Publications, 1330 à 1334
      "Le Japon, la discussion sur le peuple et la terre du Japon, Mashhad: Publications Librairie ancienne date persan Azar 1343
      "Fern hier et d'aujourd'hui, Mashhad: Publications Toos, date Persique Shahrivar 1354
      «La vision islamique et des phénomènes géographiques; Introduction à la géographie des pays islamiques» [6], Mashhad: Astan-e Qods Razavi Fondation pour les études islamiques, 1368. (Ce livre est en anglais avec le «idéologie islamique et géographique Phénomènes» le nom d'Islamic Research Foundation de Astan Qods Razavi a été traduit et publié.) [7]
      »Extrait de l'articles géographiques, Mashhad: Institut de la presse Astan Qods Razavi, date Persique Mordad 1372
      Saidi-Rezvani, Abbes (1971), "La production du sucre dan la vallee de Meched", versez le doctorat Ces de 3 cycle, Université de Paris, Faculté des lettres et sciences humaines
      statistiques Mqalhhaahmyt à faire des études sociales et économiques, Journal Hirmand, 1343
      Géographie urbaine, Journal de l'Université de Lettres et Sciences humaines de Mashhad / Vol / an, au printemps 1344
      Géographie de Mashhad, Journal des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad / n deuxième et troisième année / premier, été et automne 1344
      Géographie de Mashhad et de Nishapur (Lockhart effet), Mashhad Université Faculté des Lettres Journal, automne 1344
      Mashhad, l'annexe 2-3 du Volume II / Journal de l'Université de Lettres et sciences humaines de 1345 Mashhad,
      tuile art ail faire, Astan Qods-e Razavi / n ° III / Volume VII, date Persique Bahman 1346
      géographie Nishapur, Journal des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad / 4 / troisième année, hiver 1346
      face géographique de la révolution industrielle du monde, Journal de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad / Vol / an VIII, printemps 1351
      Il dispose d'un coup d'oeil au Japon, Journal des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad II / Nombre / an VIII, Été 1351
      Le début du Nord Khorasan recherche géographique, Journal des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad / Nombre II / dixième année, été 1353
      Derniers développements populations fougère, Journal des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad / Troisième Nombre / Année I, automne 1353
      Prendre les caractéristiques du Nord Khorasan l'homme, la série de séminaires premières conférences questions géographie de la zone en Iran - Mashhad, 1354
      Théorie des phénomènes humains que Hghrafyayy, Journal des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Mashhad II / Nombre / an XI, été 1354
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      L'ignorance de la géographie, géographie Actes du Séminaire République islamique d'Iran (Mashhad Persique date Ordibehesht 1364 -16 20) / Number One, 1364
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      Introduction à la géographie des pays islamiques, trimestriel de recherche géographique, hiver 1365
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      phénomènes géographiques et de la vision islamique; échantillons Hazrat Abolfazl Town (AS), géographique Research Quarterly / Numéro 20, printemps 1370
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      Faculté des Lettres et Sciences Humaines site médecin Ali Shariati
      Light magazines articles de la Base
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      نویسنده: amirhossein saeedi rezvani....امیرحسین سعیدی رضوانی - ۱۳٩٠/٢/۱٥

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